Adulée dans le monde entier, la chorégraphe américaine Isadora Duncan (1877-1927) fut une révolutionnaire, notamment en refusant les codes sociaux de son temps, en affirmant le droit des femmes à être libres, à pouvoir enfanter en dehors du mariage, à mener une vie financièrement indépendante. Toute sa vie fut un combat pour la liberté, la sienne mais aussi celle des autres. À bien des égards, la vie d’Isadora Duncan fut également une tragédie : la mort de ses enfants, noyés dans la Seine, sa passion destructrice pour le poète Sergueï Essenine, sa propre mort spectaculaire, étranglée par une écharpe enroulée au moyeu de la roue d’une Bugatti sport…
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C’est la question que les auteurs de ce film, Élisabeth Kapnist et Christian Dumais-Lvowski, ont posé à quelques chorégraphes majeurs de la scène contemporaine : Bill T. Jones, Carolyn Carlson, Boris Charmatz, ainsi qu’à deux artistes qui perpétuent la technique et l’esprit Duncan : Kathleen Quinlan et Elizabeth Schwartz. Tous reconnaissent l’importance de son héritage et s’en réclament.
Isadora Duncan - Je n’ai fait que danser ma vie s’appuie sur des archives d’époque bien sûr, mais aussi sur des pièces dansées par chacun des intervenants. À la fois émouvant et spécifique, le film montre la modernité d’Isadora Duncan et la place qu’elle continue d'occuper dans le monde de la danse quatre-vingts ans après sa mort.
ARTE Magazine







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