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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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26/07/12

UK FASHION

Depuis des décennies, Londres est l’indétrônable capitale européenne de la mode. Alors que Milan et Paris tissent leurs fils autour des riches de ce monde, les designers d’outre-Manche visent les clubbers, passant directement des podiums aux boutiques hype comme Machine-A. Ce qui donne un look plutôt excentrique et voyant. Une vague qui ne se cantonne pas au vêtement, les créateurs sont en effet épaulés par des photographes comme Alis Pelleschi ou des génies du maquillage comme Charlie Le Mindu.

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(Re)voir le reportage

Bye bye Paris et Milan – Londres est l’indétrônable épicentre européen de la mode. Sorapol, Emma Bell ou Charlie Le Mindu sont quelques-uns des designers du moment. Leurs collections savent idéalement flatter les fashionistas.  La tendance est excentrique, décalée, multicolore, à l’image de la ville. A Londres, il n’y a plus que les souris du métro à porter du gris ! Les créations signées Sorapol rappellent des sculptures, entre avant-garde et mainstream.
 
Stavros Karelis - Machine-A
Si tu te balades dans les rues ou que tu sors prendre un verre le soir dans un club, tu vois des gens fantastiques, fantastiquement bien habillés, car ils aiment ça, bien s’habiller, sortir et s’amuser. C’est ça, Londres, s’amuser, et ne pas trop se prendre au sérieux.
 
Avec un flair imparable, Stavros Karelis, journaliste de mode grec, a ouvert il y a quelques années une boutique en plein cœur de la ville. Machine-A est devenue la plaque tournante de l’underground des créateurs.
 
Alis Pelleschi – photographe
Tout est devenu si cher, plus personne ne peut avoir une boutique, c’est pourquoi je trouve qu’un concept comme Machine-A est très important par rapport à ce qu’est Londres pour moi. Et je pense qu’il en faudrait d’avantage.
 
A la fois une malédiction et une bénédiction pour la communauté créative londonienne. Money, money, money. La photographe Alis Pelleschi vit plutôt modestement. Sa motivation, c‘est l’urbanité de la ville. Son moyen d’expression, la photo et la vidéo.
 
Alis Pelleschi - photographe
Je pense que la mode devrait être comme ça : conceptuelle et intéressante, et elle devrait s’emparer des idées.[…]Si j’achète un magazine, je ne veux pas seulement de belles images de belles personnes avec de beaux vêtements. Ça ne m’intéresse pas du tout.
 
Très vite, Alis Pelleschi s’est fait un nom. Ses interprétations collent parfaitement à l’air du temps, ainsi qu’à l’univers musical de Jim Warboy. Ce dernier signe la B.O. rêvée, pour les défilés ou les clubs. Ses beats claquent à en faire craquer les coutures. Autour de Jim Warboy aux platines, c’est tout un joyeux public qui gravite, gay et straight, voyeur ou juste en vogue. La vie nocturne londonienne a toujours su attiré les oiseaux de nuits les plus exotiques. Mais ce monde à la mode a aussi sa face cachée. Une réalité sans fard...
 
Jim Warboy
Ce pays a une telle réputation de créativité. Il y a tant de gens créatifs qui ne sont pas soutenus et qui doivent partir à l’étranger pour se réaliser. En investissant plus dans ces personnes on aurait : A) des jeunes plus confiants en l’avenir et B) tout un tas de nouvelles idées qui pourraient être transformées en un truc commercialisable dans le monde entier. Mais pour l’instant, tout ce qu’on observe, c’est la peur de perdre son argent. J’aimerais bien connaître les chiffres, savoir combien les Beatles ont rapporté à ce pays. Ou des gens comme les Sex Pistols, Boy George, ou Mary Quant.
 
Les designers britanniques ont trouvé leur reine, même si elle vient des Etats-Unis. Lady Gaga s’habille chez Machine-A et porte des créations de Charlie Le Mindu. Une affaire capillaire.
 
Charlie Le Mindu – Designer  et artiste maquilleur
Dans chacune de mes collections, il y a au moins 60 kilos de cheveux humains. […] C’est la principale couleur dont je me sers. Pour mes perruques, mais aussi pour mes clients qui veulent des extensions capillaires. A l’image de Lady Gaga.
 
So, wear British ! Et pour finir, la parole est au coiffeur Charlie Le Mindu !
 
Charlie Le Mindu – Designer & Make-Up-Artist
Londres est une ville très stressante et les gens ont besoin de ce stress pour vivre. Et comme d’un côté tout est très moche, de l’autre, tout peut être fantastique. Les gens ont voulu colorer la ville. C’est pourquoi on trouve tant d’artistes, de designers, de photographes. Tout le monde essaie de faire des choses, et même les gens qui ont un job tout ce qu’il y a de plus normal essaient de faire quelque chose le week-end pour rendre leur vie plus excitante. C’est ça, Londres, c’est ce qui rend cette ville si vivante.
 
TRACKS se met sur son trente et un, de pied en cape !

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mardi, 12 juin 2012 à 05:00
Pas de rediffusion
(Allemagne, 2012, 52mn)
ZDF

Edité le : 23-04-12
Dernière mise à jour le : 26-07-12