
Jardins intérieurs
Cyrille Dubois et Adela Senous
Supinfocom Valenciennes
Prix du graphisme et de l’animation
L’expérience est personnelle. Il s’agit d’apprivoiser une nature à l’état sauvage pour y créer sa parcelle. Une programmation subtile et la problématique du détail créent du lien entre le tout et la partie. Autrement dit, on ne déplace pas impunément une tubuleuse, un pissenlit ou un puceron dans son pré carré sans modifier l’écosystème du jardin. La chute de l’expérience dont la durée est prédéterminée (cinq minutes pour une démo, trois heures ou une semaine pour la pause récré d’un internaute « incorporated ») nous révèle un visage, reflet de notre état d’esprit au moment où l’on s’empare des essences florales.
Wonderland Monica Rohmer
University of Art, Media and Design Zürich
Prix de la créativité et de l’originalité
Une exploration interactive en 3D du conte de Lewis Carroll, où la réalisatrice numérique ne compte plus seulement sur Humpty Dumty, mais sur les éléments du décor et en particulier le son, pour nous guider dans son monde merveilleux. Monica qui souhaite emmener tous les publics, et pas seulement les « computer freaks » au pays d’Alice a déjà conçu un projecteur pour mac osX, et conseille d’installer Blender pour une bonne utilisation du parcours sous Windows. À suivre...
Les oubliés Grégory Solaz, Emilie Passerini, Nicolas Houlet, Clelia Bontemps, Clément Oberto et Cyrille Carrere
Etpa Toulouse
Prix de la SACD, du concept et de l’écriture
« Que l’on soit actif ou passif, les signes et les gestes de la vie quotidienne sont sources de créativité artistique et de connecteurs de conscience entre deux êtres ». Conscient de ce postulat, devenez joueur ou restez spectateur, vingt-sept chemins différents et trois fins possibles vous sont offertes à l’issue de ce court-métrage interactif. Un travail d’intégration graphique efficace et rare, dans des prises de vue réelles sert la navigation du projet.
Legend of Jia-LingPatrick Louvel, Olivier Lee, Xiangqiu Hou, Siukei Huyn, et Anaël Seghezzi
ENJMIN, Ecole Nationale des Jeux Vidéo et Media, Interactifs Numériques d’Angoulême
Prix de l'interactivité
L’eau éteint le feu (Huo ling), le feu assèche la terre (Tou Ling) et la terre absorbe l’eau (Shui Ling). Forte de ces trois règles, Jia-Ling, fille unique du dieu dragon doit retrouver l’arbre de vie « tree of life » .Encore inexpérimentée, elle tâtonne à coup de translation (le jeu peut se jouer avec un stylet ou avec les touches du PC) sur les sentiers mal tracés de cette estampe chinoise, minimaliste, certes mais parsemées d’embûches, qui tantôt altèrent vos chances de survie, ou augmentent vos forces. « La nature de l’exercice, précise Stephan Natkin, artiste et enseignant à l’Enjmin, l’école du jeu vidéo d’Angoulême, était de concevoir quelque chose d’autonome dont on peut comprendre l’objectif en moins de dix minutes ».
C’est bien là la différence entre une école d’art et une école spécialisée qui recrute généralement les élèves à partir d’un bac + trois, doués si possible de compétences dans les domaines du graphisme (pas simple en France), du développement informatique, de l’ergonomie, de la gestion de projet et/ou du design sonore : ici, on se met à la place du récepteur, client potentiel. « L’équipe qui n’eut au total, qu’un mois de production effective, pour développer son jeu avec « Game maker », un moteur conçu par un universitaire hollandais, est actuellement en train de porter Jia-Ling sur DS, précise le prof porteur d’espoir pour ses élèves».Quatre autres projets dont les auteurs ont été invités au festival, ont particulièrement retenu l’attention du jury.
Deux ont été réalisés aux Gobelins (l’école de l’image de Paris) : Momagik est un magazine en ligne doté d’une interface originale pour offrir chaque mois aux 5-8 ans, un nouveau conte interactif à découvrir sur le Web.Moins fun, mais rigoureux, Artccessible n’est autre que la refonte du site Internet de Beaubourg dédié aux handicapés, visuels, auditifs, moteurs et mentaux. Motivés par la loi sur l’égalité des chances votée en janvier dernier, les étudiants ont procédé à une intégration méthodique des normes du W3C.
Le jardin de Mirabelle, un projet l’ ENJMIN, pour les tout petits met en scène le périple d’une coccinelle à la recherche de ses points noirs dans un joli jardin réactif, aux couleurs surannées.
Lili et les sphères de l'oubli, conçu à LISAA (l’institut supérieur des arts appliqués) avait été primé pour son scénario au concours international 3D3 organisé en octobre par Virtools (studio développeur d’un kit logiciel 3D temps réel) arte-tv.com et LE CUBE, le trop unique centre hexagonal de création et de diffusion numérique ouvert au public.Dans ce jeu, malédiction et mauvais sorts sont déjoués par Lili en personne et son panda dans un univers graphique aux textures travaillées à la main. Le gameplay ambitieux confère aux personnages de nombreux pouvoirs et s’est doté d’un système de gestion du vent en temps réel, qui fait appel, ce n’est pas banal, à notre sens de l’odorat.
Le concours international 3D3 créé en 2004 a pour ambition de stimuler et valoriser la recherche de nouvelles formes d’expression utilisant les techniques 3D temps réel. Ces instigateurs poursuivent en l’occurrence, le même but que les e-magiciens : favoriser les synergies entre étudiants-enseignants et les acteurs professionnels de l’industrie culturelle...
Voici nos coups de cœur !
La goutteIsart Digital
Grand prix et prix spécial Virtools
Ce n’est pas la goutte de Mercury qui fait le plaisir des gosses, petits et grands sur la PSP, mais peut-être un hommage au film génial, de Fischli & Weiss, « Der Lauf der Dinge », sorti en 1987. Une démonstration délirante de l’effet cybernétique, le « feed-back », la réaction en chaîne ou l’effet domino. Ici l’action consite à manipuler une goutte d’eau, mais là non plus, on ne peut s’affranchir des lois de la physique !
The ephemer comedySupinfocom
Prix spécial Le Cube pour l'expression artistique
...est le plus délirant des mondes virtuels fréquentés récemment derrière un écran. Dommage qu’il soit si compliqué de comprendre qui fait quoi dans cette simulation sous trip de San Francisco dans les 70’s. On finit vite par rester scotché...Y a t-il un programmeur dans la salle ?
Jason, ma genèse en plastiqueSupinfocom
Prix spécial arte-tv.com
Jason retrace les premières pages de la bible, la création du monde en sept jours dans un univers très plastique à l’humour sulfureux c’est un « jeu-message » où le joueur se retrouve confronté à son propre monde, ses défauts et la fatalité. Un projet ambitieux mais pas prétentieux, prêt à l’emploi et très formateur !
....................................................Cultures Electroniques
E-magiciens 2005
Un reportage d'Orevo
Novembre 2005
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