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Le Saint

Bien avant Lord Brett Sinclair (Amicalement vôtre) et James Bond, Roger Moore a incarné Simon Templar, alias Le Saint.

> Son nom est Templar

Le Saint

Bien avant Lord Brett Sinclair (Amicalement vôtre) et James Bond, Roger Moore a incarné Simon Templar, alias Le Saint.

Le Saint

03/08/12

Son nom est Templar

Tous les jours à 17h - Du 2 juillet au 15 août 2012


Bien avant Lord Brett Sinclair (Amicalement vôtre) et James Bond, Roger Moore a incarné Simon Templar, alias Le Saint. ARTE diffuse vingt et un épisodes collector de ce grand classique de la série.

Les séries télé ont la côte. Il est du dernier chic de les connaître toutes. On les consomme comme des cerises sur l’arbre, avec une délectation et une volupté assumée. C’est une nourriture qui ne rassasie pas et qui s’avale au kilomètre, avec juste assez de mauvaise conscience pour le temps qu’on y passe et le plaisir qu’on y prend. Mais si les plus contemporaines font souvent preuve d’une créativité surprenante et d’un sens de la mise en scène digne du grand cinéma, il en est de plus anciennes qui n’ont rien à leur envier.
Le Saint, sorti en 1962 et totalisant 118 épisodes interprétés par Roger Moore, réunit tous les ingrédients de la série parfaite.


© ITV Global Entertainment

GENTLEMAN JUSTICIER


Personnage de roman avant d’être porté au petit écran, c’est d’abord en 1928 sous la plume de l’écrivain baroudeur Leslie Charteris que Simon Templar, alias Le Saint (à cause de ses initiales ST), apparaît pour la première fois. Il est l’archétype du héros sans défaut, maître de lui en toute circonstance, nonchalant face au danger, charmeur au flegme tout britannique, aristocrate accessible, il s’inscrit souvent en défenseur des opprimés et justicier généreux. Cette attitude contribua sans doute au succès de cette série auprès d'un public ayant connu les affres de la guerre, et pour lequel ce nouveau Robin-des-Bois roulant à fond de train dans sa Volvo 1800 blanche 2 litres à injection pouvait prendre sa part de rêve dans l’imaginaire populaire. Pour établir malicieusement un lien de proximité, chaque épisode comporte une petite introduction où Roger Moore interpelle directement le téléspectateur en face caméra, procédé plutôt audacieux pour l’époque et qui crée un pont efficace entre des catégories que tout éloigne.



Mais Le Saint, c’est aussi une mise en scène redoutable utilisant avec une remarquable maîtrise les codes visuels et sonores du polar qui ne sont pas sans rappeler Chapeau melon et bottes de cuir (avec lequel il partage le même directeur de la photographie Lionel Banes) ou même certains films d’Hitchcock au regard du travail minutieux apporté aux décors, à la lumière, aux costumes, aux choix des acteurs – et en particulier des actrices. Ce sont des femmes sculpturales, aux toilettes toujours impeccables et à la libido tout en retenue, prélude à la figure de la James Bond girl des années 1970. Roger Moore endossera d'ailleurs le smoking de 007 à sept reprises entre 1973 et 1985.


LE RETOUR DU SAINT


Quant à Simon Templar, il a depuis poursuivi sa route : après Roger Moore, Ian Ogilvy, Simon Dutton et Val Kilmer, se serait au tour de l’acteur James Purefoy, connu pour son rôle de Marc Antoine dans la série Rome (diffusée cet été par ARTE), de se glisser dans la peau de l'aventurier. Le tournage, qui a été plusieurs fois reporté, pourrait débuter cet été à La Nouvelle Orléans.



"Le Saint, itinéraire d'un anti-héros" est édité chez Yris Éditions.


Frédéric Moret

Edité le : 08-08-11
Dernière mise à jour le : 03-08-12