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Actualité Cinéma

Pour ceux qui aiment les macarons… (ou les costumes ou Michelle Pfeiffer)

Actualité Cinéma

Sortie du 23 juin 2004 - 21/06/04

Shrek 2

(USA, 2004, 105 mn)   
De Andrew Adamson, Conrad Vernon et Kelly Asbury
Avec les voix de Mike Myers, Eddie Murphy, Cameron Diaz, Antonio Banderas, John Cleese, Julie Andrews, Rupert Everett, Jennifer Saunders

Compétion officielle à Cannes (2004)

 
Bande annonce (Real Video)

Interview d'Andrew Adamson, Kelly Asbury et Conrad Vernon,
réalisateurs de Shrek 2
haut débit     bas débit (Real Video)

Synopsis : Après avoir combattu un dragon cracheur de feu et le méchant Lord Farquaad pour obtenir la main de la belle Princesse Fiona, l’ogre Shrek doit maintenant affronter le plus grand défi de sa vie : sa belle-famille… De retour de leur lune de miel, les jeunes mariés reçoivent une invitation du Roi Harold et de la Reine Lilian qui en savent encore rien de leur gendre. L’âne les accompagne dans ce voyage vers le Royaume Fort Fort Loin où se préparent déjà les festivités en l’honneur des jeunes mariés…
 
Critique : Un matin comme les autres, festival de Cannes 2004. Des centaines de critiques de cinéma venus du monde entier se retrouvent comme chaque jour pour la première projection. La moyenne d’âge est à peu près celle de l’Assemblée Nationale, si ce n’est du Sénat. Pourtant ce matin-là, le film est un dessin animé plein d’ogres, de rois et de princes, âne, Pinocchio, fée carabosse hyper-snob et Chat Botté inclus. Or, le miracle survient et dès les premières minutes, toute la salle rit à gorge déployée : le deuxième opus de « Shrek » a bel et bien tenu ses promesses et égalé le premier.
 
De nouvelles voix ,et quelles voix, s’ajoutent à celles de Mike Myers, Eddie Murphy et Cameron Diaz : Antonio Banderas en Chat-Potté zorro-isé, John Cleese et Julie Andrews pour la royauté embêtée et Rupert Everett - Jennifer Saunders pour le doublé snob ridicule. Malgré un graphisme virtuose mais assez laid et quelques longueurs dans les numéros musicaux, le film tient un rythme trépidant et la parodie insolente est presque élevée au rang des beaux-arts. Dans une des premières scènes, le Prince Charmant traverse les pires péripéties pour aller délivrer la princesse. En arrivant au donjon, il ôte son casque et secoue ses cheveux blonds au ralenti : toute ressemblance avec un guerrier grec qui tente en ce moment  de conquérir Troie sur grand écran ne serait vraiment que fortuite…
 
Toute la culture « americana » est passée au crible depuis les chasses en direct sur les chaînes de télé, jusqu’au bonheur ultra-capitaliste du meuble-qui-rend-heureux en passant par Justin Timberlake, les travestis et l’«herbe à chat». Le film comme le premier se laisse voir et revoir tant il fourmille de petits détails et de clins d’œil à découvrir au fond d’une image. Bien que Dreamworks tente de fourguer des centaines de produits dérivés à nos naïfs bambins, il faut oublier le merchandising un peu brutal de « Shrek  2 » et se laisser porter, les yeux embués de rire, par les aventures de ses personnages attachants voir carrément ridiculement attendrissants (cf des bébés ânes-dragons). Car, en plus de provoquer une franche hilarité, « Shrek » avec un petit côté « anar » réjouissant fait réfléchir à quelques dérives ultra-modernes de notre société sur la beauté, les rêves d’enfance ou encore sur l’amour. Et le rire délivre de bien des maux.
 
Delphine Valloire

Edité le : 21-06-04
Dernière mise à jour le : 21-06-04