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Cinéma TRASH - 19/02/12

Rencontre avec John Landis

Rencontre avec John Landis dont le film « Cadavres à la pelle » devait sortir en France le 27 juillet 2011. Sortie reportée au 31 août –espère-t-on. En attendant…

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Dans la catégorie des réalisateurs volubiles, passionnés et renseignés, John Landis peut en remontrer à, au hasard, Quentin Tarantino. Fait Chevalier de l’Ordre du Corbeau lors de la 29e édition du BIFFF, l’auteur d’oeuvres aussi cultes que les « Blues Brothers », « Le loup-garou de Londres » ou « Un prince à New York » (mais aussi « Hamburger film sandwich », « Un fauteuil pour deux », « Série noire pour une nuit blanche », le fameux clip « Thriller » pour Michael Jackson, etc.) présentait également en avant-première son nouveau film, « Cadavres à la pelle ». Adapté de la célèbre histoire des assassins Burke et Hare, ce long métrage particulièrement soigné visuellement se place davantage du côté de la comédie que de l’horreur, car bien qu’il soit l’un des incontestables Masters of Horror qui ont inspiré à Mick Garris sa collection, John Landis, contrairement à la plupart de ses collègues, ne s’est jamais tenu à ce seul genre. La comédie, franche ou pervertie (surtout pervertie !), reste son domaine d’expression privilégié. Au lendemain de la présentation publique de « Cadavres à la pelle », John Landis s’est prêté, un peu perplexe, au jeu –mi bande annonce, mi commentaire audio-- consistant à commenter quatre points précis de son film, points arbitrairement placés aux 7’, 42’, 70’ et 91’ minutes. Puis la conversation a dérivé. Puis le temps qui nous était imparti est arrivé à son terme. La sortie prochaine de son livre, « Monsters in the movies » nous offrira peut-être l’opportunité de revenir plus avant avec lui sur ses expériences ? En attendant, mesdames et messieurs : John Landis.

 

ARTE Trash : A la 7e minute de « Cadavres à la pelle », nous sommes à l’intérieur d’un amphithéâtre. Plan large. La caméra surplombe la scène depuis le plafond. Nous voyons, à travers un chandelier circulaire dont les bougies sont allumées, une grande table ronde sur laquelle est allongé un cadavre décomposé recouvert d’un tissu blanc. Le docteur Knox (Tom Wilkinson) avance à grands pas et dit à son assistant (Michael Smiley, hors cadre à ce moment précis) : « Eh bien Patterson, voyons quelle est cette très bonne explication ».

John Landis : Ce qui se passe dans cette scène, c’est que le docteur Knox fait de la recherche médicale, mais il est également professeur, il enseigne l’anatomie et la chirurgie donc il a besoin de cadavres. Et le cadavre que Patterson lui a apporté pour ses cours s’avère pourri, rongé par les vers. Donc il est en colère, il demande : mais bon sang, qu’est-ce que je peux faire avec ça ? Dans la scène que vous mentionnez, Patterson a une très bonne explication à fournir à cette question : c’est tout ce que les pilleurs de tombes avaient à lui proposer, un corps pourri.

 

Le film est basé sur une histoire vraie : vous nous amusez avec ces affreux protagonistes.

John Landis : L’histoire de Burke et Hare est vraie, absolument. Même maintenant, si vous voulez apprendre la médecine, l’anatomie et spécialement la chirurgie, vous avez besoin d’un cadavre. Parce que si vous devez subir une opération, vous n’avez pas envie de vous retrouver aux mains d’un docteur qui n’aurait jamais coupé qui que ce soit ! Et à cette époque, Edimbourg était le centre mondial de la médecine. Il y avait plein d’universités et les gens venaient de tous les pays pour y apprendre la médecine. Il y avait là le docteur Lister qui inventa plus tard la listerine… Le docteur Monroe, le docteur Knox étaient vraiment importants. Dans le film, ce sont des concurrents, ils sont en compétition pour les étudiants et l’argent. Mais ils l’étaient également dans le domaine de la recherche médicale et ils avaient besoin de cadavres. Le docteur Knox a fait savoir qu’il payerait pour les corps et ne poserait pas de question sur leur provenance. Alors les gens se sont mis à ouvrir les tombes. Le problème est que c’était devenu tellement fréquent que la milice a commencé à patrouiller dans les cimetières afin d’y mettre fin. Et ces deux Irlandais, Burke et Hare… Hare était marié à une femme prénommée Lucky qui possédait une maison d’hôtes et un des vieux locataires y est mort. Lucky a demandé à ce qu’on se débarrasse du corps : elle voulait relouer au plus vite et éviter que les gens ne s’imaginent que la pièce soit maudite. Alors ils sont partis dans l’idée de larguer le corps quelque part, mais ils ont entendu dire qu’ils pouvaient en tirer de l’argent et ils l’ont amené au docteur Knox qui était enchanté parce que le corps était en bon état. Il leur a donné 3£ ce qui représentait beaucoup d’argent : ils n’en revenaient pas de leur bonne fortune ! Et ensuite ils se sont mis à assassiner des gens pour les apporter au docteur Knox. Le docteur Knox savait cela. C’est une histoire vraie : Burke et Hare ont tué entre 16 et 18 personnes. Quand on les a attrapés, ils ont été condamnés pour le meurtre de 16 personnes.

 

Dans la scène que j’ai décrite, la caméra surplombe : c’est un peu l’œil de Dieu !

John Landis : C’est en partie parce que mon très brillant chef décorateur a fabriqué ce chandelier avec tant de soin que j’avais envie de le filmer, mais il n’y avait pas moyen qu’on le voie à moins de se placer au-dessus et de filmer d’en haut alors je suis monté ! C’est une sorte de point de vue divin, mais c’est aussi le moyen de montrer qu’on est dans une pièce remarquable. Il y a tout ce marbre… Dans la réalité, ça a été tourné dans une ferme, à l’endroit où on égorgeait les cochons. On s’en est servi comme d’une salle d’autopsie et on l’a décorée avec des bras, des jambes, des trucs autour… Dans le film ça a été intéressant, parce qu’on a eu du mal à rendre tout ça historiquement exact. On s’en est sorti parce que j’avais un grand chef opérateur, John Mathieson, une brillante conceptrice de costumes, ma femme, et un excellent chef décorateur… On a tourné presque exclusivement en décors réels : on a du les retoucher, mais ce sont presque tous de vrais lieux.

 

42e minute : extérieur nuit, dans une rue de Londres, devant la maison de Ginny (Isla Fisher). Celle-ci vient de dire « au revoir William » à William Burke (Simon Pegg), mais ce que nous voyons à ce moment précis, c’est la porte entrouverte de sa maison, plongée dans la pénombre. La jeune femme vient d’y disparaître. Toute cette scène est peu éclairée et il y a des recoins d’ombre partout. Il y a là, comme dans le reste du film, un soin très particulier apporté à l’ambiance.

John Landis : On s’est donné du mal pour ça ! On a essayé de rendre tout ça réel : quand on a tourné, l’hiver dernier, il faisait tellement froid que les acteurs sont bleus ! On voit leur souffle. Et toute cette pluie et cette neige sont vraies.

 

Et à ce moment, en ce qui concerne l’intrigue, nous avons l’histoire d’amour qui peut-être s’engage…

John Landis : Oui, elle le coince. Ginny est une actrice et elle l’exploite plus ou moins, essayant d’obtenir de lui l’argent pour monter sa pièce. Elle le pousse en quelque sorte à tuer des gens pour avoir l’argent. Mais ce qui se passe c’est que, bien sûr, elle tombe amoureuse de lui. C’est une comédie romantique.

 

A la 70e minute, nous sommes dans la chambre de monsieur et madame Hare (Andy Serkis et Jessica Hynes). Ils sont sur leur lit, en plein ébats amoureux. Tous les deux portent des chemises blanches. Ils prennent manifestement beaucoup de plaisir à cette partie de jambes en l’air. Mais le Capitaine McLintock (Ronnie Corbett) vient de forcer leur porte et fait irruption en déclarant : « Monsieur et Madame Hare, je vous arrête tous les deux ».

John Landis : Ce qui est intéressant, ce que j’aime beaucoup à propos des Hare, monsieur et madame Hare, William et Lucky, c’est qu’ils sont si passionnés. Il est rare, dans un film, de voir un couple marié baiser comme des lapins. Ils sont vraiment fous l’un de l’autre. J’aime bien cet aspect inhabituel du film.

 

Absolument. Et puis nous avons ce policier face à eux, rigide, avide de bien faire et de se faire valoir : chaque personnage existe en peu de scènes, on les situe bien.

John Landis : Merci ! Ça a beaucoup à voir avec les acteurs aussi vous savez. Mais vous avez raison, il y a beaucoup de personnages dans le film et on veut que ce soient des individus, qu’ils aient leurs spécificités. Ce rôle est joué par Ronnie Corbett qui est un célèbre acteur de télévision en Angleterre. Je lui ai donné un rôle très sérieux et tout le monde était choqué quand j’ai dit que je le voulais. Mais il est écossais, né et élevé à Edimbourg alors son accent était parfait !

 

Ça a été difficile de faire le casting ? Il s’agit d’une production britannique : vous avez pu choisir les comédiens que vous vouliez ?

John Landis : Vous faites toujours des compromis : parfois quelqu’un n’est pas disponible pour des raisons de planning ou vous ne pouvez pas vous le payer. Mais j’ai une fabuleuse distribution : j’en suis très content. Et ils sont tous Britanniques, exceptée Isla Fisher qui est Australienne. Mais ses parents sont écossais donc son accent est en fait plutôt bon.

 

Pas de 91e minute, le générique vient de s’achever. Du coup, on peut peut-être parler de la durée des films ?

John Landis : En fait je pense que la plupart des films sont trop longs. Je me souviens que quand j’ai fait « American College » (« Animal House »), ça durait quelque chose comme 120 minutes et je me disais c’est trop long ! Parce que les grandes comédies… A la grande époque, les films étaient programmés en doubles séances et c’est pour ça que, si vous y prêtez attention, toutes ces grandes comédies ne durent qu’entre 60 et 75 minutes ! Maintenant, on ne peut plus faire un film de 75 minutes, c’est trop court. Mais je crois que pour la plupart, les films sont trop longs. Voilà, on a tout dit, il est temps de rentrer chez soi !

 

Hier soir justement, vous avez demandé à ce que les spectateurs, avant de rentrer chez eux, restent jusqu’à la fin du générique…

John Landis : J’ai demandé aux spectateurs de rester pendant le générique parce que quand la chanson se termine, il y a une chanson des Proclaimers, un groupe écossais, mais quand cette chanson se termine, le générique continue et on avait besoin de trouver quelque chose pour l’accompagner. J’avais un compositeur très talentueux, Joby Talbot, et dans le film il y a beaucoup de musique traditionnelle écossaise donc on avait des joueurs de cornemuse et j’ai demandé si quelqu’un avait déjà joué de ça en formation Big Band, comme dans le jazz. Ils m’ont dit : quoi ??? Et on l’a fait ! J’adore, c’est complètement dingue, ça ne ressemble à rien de ce que vous pouvez avoir entendu auparavant !

 

Les génériques des films sont très intéressants, on peut y apprendre beaucoup de choses, je ne comprends pas pourquoi les gens n’y restent pas.

John Landis : Je comprends pourquoi les gens ne le font pas : ils se fichent de savoir qui a fait le film. Faire un film c’est un effort colossal, c’est une collaboration entre une foule de personnes. Mais ce à quoi les gens ne pensent pas, c’est que le cinéma, la télévision aussi parfois, sont les derniers articles de consommation de masse faits main. Ce que je veux dire par là, c’est que chaque film, peu importe qu’il soit bon ou mauvais, chaque film est fait de plans distincts et la juxtaposition de ces images, le montage, racontent l’histoire dans un langage cinématographique. Il faut énormément de plans pour faire un film et pour chacun de ses plans, vous avez besoin d’électriciens, de charpentiers, d’actrices, d’acteurs, de coiffeurs, de maquilleurs, de cameramen… Je veux dire : c’est incroyable le nombre de métiers qu’il faut pour réaliser un plan et le nombre de plans qu’il faut pour faire un film. Ça me fascine toujours : à Bruxelles, quand vous allez voir un film, combien ça coûte ?

 

J’habite en France : une place de cinéma y coûte autour de 8/9€

John Landis : OK, 8 ou 9 € Ce qui est intéressant, c’est que rien d’autre n’est comme ça : vous allez voir un film, c’est 8 ou 9€. Si c’est un chef d’œuvre, c’est 8 ou 9€. Si c’est une merde c’est 8 ou 9€. Et si ça coûte 200 millions de dollars à faire, c’est 8 ou 9€. Et si ça coûte 1 million de dollars, c’est 8 ou 9€. Il n’y a rien d’autre comme ça ! Rien : ni les vêtements, ni la nourriture… C’est unique. Je ne sais pas pourquoi. Mais ça m’a toujours fasciné.

 

Vous êtes quelqu’un qui s’exprime de façon très enthousiaste : même quand vous n’êtes pas d’accord, il y a cet enthousiasme ! Est-ce que cette façon d’être est utile dans votre métier ?

John Landis : Eh bien, j’espère ! Quelle est l’alternative ? Ne PAS être enthousiaste, ce qui signifie que vous n’avez pas envie d’être là ? Vous devez générer de l’enthousiasme. La plupart des gens passent leur vie dans des boulots qu’ils n’aiment pas. Et je me considère très chanceux d’être réalisateur et d’avoir eu quelques succès : vous voyagez à travers le monde, vous rencontrez des gens intéressants, vous voyez des choses… Je suis chanceux d’avoir pu faire des films.

 

Mais ça a pris un peu de temps, là, entre votre précédent film et celui-ci : j’ai l’impression que les réalisateurs de votre génération, bien que nous, spectateurs, nous continuions à vous aimer et à avoir envie de voir vos films, vous avez de plus en plus de mal à trouver des financements.

John Landis : Pas seulement les réalisateurs de ma génération ! Oui, vous avez raison, mais ce n’est pas que ma génération. C’est une période très difficile pour faire des films. En plus, les studios ont dramatiquement changé ces dix dernières années. Maintenant tout est sous le joug des corporations : les studios sont de petites subdivisions d’énormes corporations. Donc l’économie du cinéma a dramatiquement changé. Pas la fabrication du film, mais sa promotion. Maintenant les studios font des films qui doivent pouvoir être vus en Corée du Sud, à Bruges, à Milan, à Londres, à Tokyo, au Brésil ! Alors ils font des remakes et des suites, parce qu’en faisant des remakes et des suites, le plus gros du marketing est déjà fait, les gens ont déjà le titre en tête. Et c’est un problème pour quelqu’un comme moi, qui aime faire des films différents. Je ne suis pas un réalisateur mainstream… C’est drôle parce que beaucoup des films que j’ai faits ont eu un énorme succès financier, donc ils sont devenus mainstream. Mais ils ne l’étaient certainement pas au moment où on les faisait ! Mais les studios ne prennent plus de risques. Ils ont peur, ce sont des corporations : la plupart des décisions sont basées sur la peur. Comment on peut travailler comme ça ?! S’ils m’engagent, ou Joe Dante ou John Carpenter : on a des opinions. On veut faire notre film alors que les studios veulent qu’on fasse ce qu’ils demandent. C’est l’une des raisons pour lesquelles la plupart des films sont merdiques aujourd’hui. Il y a un paquet de mauvais films qui sortent. Mais il en reste toujours des bons ! Il y en aura toujours. J’ai trouvé « The Social Network » formidable et c’est un film de studio. Donc ça peut arriver. Mais pas autant… J’ai été très chanceux, vous parliez de ma génération, j’ai travaillé dans les années 70 et 80 à L.A. et ça, c’était une époque très spéciale ! Je ne le savais pas à l’époque, mais quand on y repense, les studios avaient beaucoup de courage, ils prenaient des risques. Maintenant ils sont terrifiés, il n’y a plus personne qui dirige.

 

Pourtant, vous continuez à rapporter de l’argent, notamment via les DVD. Vous avez les droits de vos films ?

John Landis : « Le loup-garou de Londres » m’appartient, « Schlock » aussi… Mais non, la plupart ne m’appartiennent plus. Mais j’ai gardé des participations aux bénéfices, donc j’en retire tout de même de l’argent, dieu merci !

 

Mais pas assez pour vous lancer dans vos propres productions ?

John Landis : On n’utilise jamais son propre argent pour faire un film ! Ça coûte des millions de dollars. C’est difficile, parce que si vous voulez vous lancer seul, ça va coûter des millions. Combien ? Ça dépend du genre de film, mais de toute façon, ce qui compte ce n’est pas le coût de la fabrication, mais combien ça coûte de les vendre : et ça, c’est une fortune. Par exemple en France, j’étais à Paris et on m’a dit que les films français, pas tous les films, juste les français: il y en a 240 par an. Comment est-ce qu’ils peuvent accéder aux salles, quels critiques pourront tous les voir ??? C’est impossible ! Et donc c’est injuste pour les films, au cas par cas, ils ne reçoivent pas l’attention qu’ils devraient. Et en France, c’est comme en Amérique ou au Japon : si le film n’a pas fait ses preuves durant les trois premiers jours de sa sortie, il est éjecté. Je comprends qu’il y ait des raisons d’avoir peur. C’est frustrant, mais je le comprends.

 

Nous allons conclure, est-ce que vous aimeriez ajouter quelque chose à propos de « Cadavres à la pelle », votre dernier film en date ?

John Landis : Ce qui m’a attiré dans l’histoire de Burke et Hare… Un studio n’aurait jamais fait ce film ! Ce qui m’a attiré, c’est que c’étaient des gens épouvantables en réalité. Il y a eu 12 ou 13 films consacrés à Burke et Hare au fil des années, toujours des films d’horreur et nous, nous avons fait une comédie romantique. Ce qui m’a attiré dans ce scénario c’est cette perversion : l’idée de prendre ces types et de les rendre aimables. Si vous regardez le film, vous verrez que je n’ai rien adouci, pas d’excuses : on voit ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Mais j’ai envie qu’on les aime. Et ça marche –Simon Pegg et Andy Serkis sont de merveilleux acteurs. J’aime ça parce que ce n’est pas convenable, c’est subversif.

 

Et pour finir pour de vrai, est-ce qu’il y a des choses qui vous choquent au cinéma ?

John Landis : Qui me choquent ? Je suis choqué par la stupidité de certains trucs parfois ! Que voulez-vous dire ? Par la violence ? Certains partis pris politiques ne me choquent pas, mais me déplaisent : les films ont tendance à devenir réactionnaires, je n’en suis pas très heureux ! Mais, non, je ne crois pas que je sois facile à choquer : je m’énerve, je me mets en colère. Ce que j’aime, c’est être surpris. La dernière fois que j’ai été surpris, ça doit dater d’il y a deux ans, quand j’ai vu « Morse », le film suédois. J’étais surpris : c’est vraiment bon. Ça c’est formidable, c’est un sentiment agréable.

 

Un très grand merci à John Landis, ainsi qu’à Marie-France Dupagne qui organise toujours parfaitement les entretiens ! Merci aussi évidement à toute l’équipe du BIFFF qui rend ces moments possibles.

 

Entretien réalisé à Bruxelles le 13 avril 2011 par Jenny Ulrich

 

Edité le : 25-07-11
Dernière mise à jour le : 19-02-12