vendredi, 18 mai 2012 à 10:30
Rediffusions :
Pas de rediffusion
ARTE Reportage
(France, 2012, 52mn)
ARTE
Le rendez-vous du grand reportage.
Québec : le printemps érable
Le printemps québécois est résolument rouge, la couleur choisie par les étudiants mobilisés depuis la mi-février contre la hausse des frais universitaires.
Les premières discussions entre le gouvernement et les organisations étudiantes ont eu lieu 72 jours après le début du conflit. Il aura fallu attendre le 82ème jour pour que les 2 parties signent une feuille de route de sortie de crise, le 5 mai dernier. Les étudiants doivent se prononcer dans les prochains jours.
Mais cette mobilisation, la plus importante grève étudiante de l’histoire du Québec laissera des traces et surtout, elle aura soulevé un débat de société fondamental sur l’éducation. Le point de départ : le projet du gouvernement libéral du Premier Ministre Jean Charest d’augmenter les frais de scolarité dans les universités de 75% à partir de cet automne, une hausse qui doit être étalée sur les 5 prochaines années. Les frais passant d’environ 1 663 euros à près de 3000 euros annuels.
Au-delà de cette augmentation, ce printemps québécois a suscité un débat philosophique entre ceux qui défendent un enseignement supérieur accessible à tous, gratuit, et ceux qui estiment que le diplôme est un investissement sur l’avenir. Service public contre privatisation, 2 visions politiques s’affrontent. Et c’est toute la politique libérale du gouvernement au pouvoir depuis 9 ans qui est remise en question par une certaine partie de la population.
170 000 étudiants ont préféré boycotter leurs cours, quitte à perdre leur semestre, pour défendre leur point de vue, avec le soutien de nombreux professeurs et parents. L’équipe d’Arte Reportage est allée à leur rencontre à Montréal.
« Occupy Wall Street » : quoi de neuf ?
Automne 2011. Sous la bannière du mouvement « Occupy Wall Street », des manifestants s'élèvent contre le système financier américain et les inégalités économiques. Le parc Zuccotti, à New-York, devient le QG des contestataires. Au plus fort du mouvement, entre 3000 et 5000 personnes s’y retrouvaient, jusqu’à leur évacuation par la police dans la nuit du 14 au 15 novembre 2011.
Fin février 2012, « Occupy Wall Street » organise des actions dans plusieurs villes des Etats-Unis. La mobilisation fut décevante. Pour certains, c’est signe que le mouvement s’essouffle ou, pire, qu’il est en train de s’éteindre.
ARTE Reportage a rencontré l’un des participants de ce mouvement : comment voit- il l’avenir ? Les thématiques soulevées par Occupy Wall Street sont-elles reprises par les politiques en cette année électorale de l’autre côté de l’Atlantique ?
Syrte : l’impossible réconciliation ?
Après 9 mois de lutte acharnée, la Libye se débarrassait de Muammar Khadafi fin octobre 2012. C’est à Syrte, capitale de cœur du despote et résidence de ses partisans que les derniers combats ont eu lieu. Avec le soutien de l’OTAN et de ses frappes aériennes, les milices révolutionnaires ont assiégé la ville où s’était réfugié le leader libyen défendu par son armée régulière.
La fin des combats s’est soldée par la mort de Khadafi, la Lybie libérée et Syrte en ruines. Cette ville est devenue un symbole. C’est aujourd’hui la «ville des vaincus». Un an après le début du soulèvement et 4 mois après la chute de Syrte, comment vivent les habitants dans ce contexte de défaite ? Une fois la paix rétablie, une réconciliation est-elle possible ? Sophie Nivelle-Cardinale nous emmène à la rencontre de cette population et des combattants de la dernière heure.
Dans l’hôpital à moitié détruit, des infirmières, pour la plupart étrangères, tentent d’assurer les soins au quotidien et se retrouvent bloquées, sans salaire et sans pouvoir envisager un retour dans leur pays. Après les combats, de nouvelles victimes arrivent tous les jours. Obus, roquettes, mines, l’arsenal laissé sur place représente un danger quotidien pour la population et en particulier pour les enfants qui jouent avec les débris qu’ils ramassent dans la rue.
A l’Université de Syrte les cours ont repris dans un climat très tendu. Aujourd’hui, des hommes en armes appartenant à des milices islamistes filtrent les accès, font régner l’ordre. Les mêmes contrôlent aussi la prison. A Syrte, plus que jamais, se joue l’avenir de la révolution libyenne.