Que le régime pourrait s'effondrer, dans la violence. Dans la guerre, peut-être. Dans l'affrontement sûrement, entre deux nations d'un même corps, mais aux bras armés par les deux géants d’aujourd’hui, la Chine et les Etats-Unis.
Depuis 1953 et la fin de la guerre de Corée, on s'est installée dans une paix armée, face à face, en construisant des existences que désormais tout oppose. On est Coréen des deux côtés du 38e parallèle, mais est-ce que cela a encore un sens ? Est-ce que ça peut en avoir encore un jour ?
Le long de ce 38e parallèle, on a instauré la DMZ, une zone démilitarisée. Cruel euphémisme, désignant de fait la plus importante concentration militaire au monde. Autour de cette bande terrestre de quelques centaines de mètres de large, il y a des millions d'hommes en armes. Des dizaines de milliers de pièces d'artillerie. Des blindés, des missiles ultramodernes, deux armées prêtes à se sauter à la gorge. Et pourtant on y vit. Il y a des villages, des communautés, des existences qui défient la tension...
Ce reportage est un road-movie qui traverse la DMZ. Nous partirons de l'île de Yeongpyong, extrémité maritime désormais célèbre de la zone - c’est le lieu de la dernière agression des forces du Nord - , pour terminer sur la côte Ouest. Nous découvrirons les défenses militaires passives ou actives. La vie des habitants entre les mines, la manière dont tous leurs instants sont rythmés par des consignes de sécurité. Et nous verrons que la Corée du Sud, sous les apparences d'un développement frénétique et d’une consommation sans entrave, est toujours tenue par la tension militaire et la crainte d'en embrasement avec le Nord...







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