Un scrutin sans visibilité
Difficile aujourd’hui de faire des pronostics d’autant qu’il n’y a pas de sondage, ni de traditions démocratiques. Une tendance se dessine toutefois avec les partis islamistes qui ont le vent en poupe. Mais ils n’arrivent pas à s’accorder quant à la place à accorder à la charia, la fameuse loi islamique, dans la future Constitution. A priori, aucun parti ne devrait donc parvenir à une majorité et des alliances seront nécessaires pour conquérir le poste de Premier ministre.
La Libye en chiffres (photos AFP)
Appel au boycott
Dans l’Est de la Libye, le climat est particulièrement tendu et la sécurité du scrutin est remise en question. Dimanche dernier, à Benghazi, berceau de la révolte libyenne, les locaux de la commission électorale de la région ont été saccagés. Les partisans du fédéralisme ont réclamé plus de sièges dans la future Assemblée que ce que prévoit le mode de répartition à la proportionnelle (100 sièges à l’Ouest, 60 à l’Est et 40 au Sud).
Une série d'attentats islamistes
Aujourd'hui (6 juillet) des ports pétroliers ont été contraints par des partisans du fédéralisme de stopper leur production. Les hommes armés ont appelé au boycott du scrutin. Depuis début juin, plusieurs attentats dans la région de Benghazi contre des intérêts occidentaux ont par ailleurs été revendiqués par des groupuscules islamistes. La représentation américaine et un convoi de l’ambassadeur britannique ont notamment été attaqués.
De nombreux défis à relever
Autres sources d’inquiétudes : la présence de milices armées toujours très nombreuses dans tout le pays. Désarmer ces milices, prévenir les conflits claniques, assurer une répartition équilibrée de la manne pétrolière seront autant de défis que devra relever le futur gouvernement.






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