Taille du texte: + -
Accueil > Monde > ARTE Journal

ARTE Journal

Le journal de l'actualité européenne

> > Liban : les artistes censurés

ARTE Journal - 22/05/12

Liban : les artistes censurés

La censure étend son emprise au Liban, notamment dans les sphères artistiques. Les autorités veulent ainsi empêcher tout mouvement de contestation. Et ceux qui osent critiquer le régime syrien et sa répression meurtrière sont tout particulièrement visés.

Le mouvement artistique contestataire né au Liban dans le sillage des révolutions arabes est de plus en plus dans le collimateur des autorités libanaises. Pas question pour elles d'autoriser un vent de révolte, ni de permettre une extension du conflit syrien. Le recours à la censure devient donc de plus en plus fréquent. De nombreux artistes libanais en font les frais ces derniers mois, certains ont même été emprisonnés. Zeid Hamdan par exemple,a passé une journée en prison pour une chanson dans laquelle il ne faisait pourtant que citer le président libanais. La réalisatrice Danielle Arbid quant à elle, a été épinglée par la censure pour avoir évoqué l'assassinat de Rafic Hariri dans son film Beyrouth Hôtel (produit par ARTE). Il y a aussi le cas de SemaanKhawan, un graphiste qui encourt une peine de prison ferme pour avoir dessiné une botte de soldat sur un mur. Trop, c'est trop, la scène artistique se mobilise pour se défendre. Danielle Arbid intente actuellement un procès contre l'État libanais pour dénoncer la censure dont elle fait l'objet, une grande première au Liban. Wissam Charaf, correspondant d'ARTE Journal à Beyrouth a pu rencontrer des artistes visés par la censure. Reportage.




A consulter aussi :



Edité le : 22-05-12
Dernière mise à jour le : 22-05-12