Depuis l’Antiquité, on élève des chevaux dans les déserts du Moyen-Orient. Ces animaux sont particulièrement bien adaptés au climat de la région. Avec pas loin de 90.000 kilomètres carrés de désert de sable et de pierre, d’oasis, de montagnes et de sites historiques, la Jordanie forme une sorte de microcosme dans cette partie du monde. Chaque année, en octobre, ont lieu les « Middle East Championships », un concours d’élevage de pur sang arabes. Pendant trois jours, des dizaines de juments et d’étalons parmi les plus beaux du monde sont notés par un jury international. Certains changent même de propriétaire durant la manifestation.
La concurrence est grande, elle vient surtout d’Arabie Saoudite. Le prince héritier en personne fait le déplacement avec les meilleurs chevaux du haras royal Al-Mohammadia. Et celui-ci n’aime guère perdre. S’imposer face à la maison Al Saoud est l’objectif suprême du haras jordanien conduit par la princesse Alia Bint Al-Hussein. Son père, le roi Hussein lui a confié les rênes du haras royal dès les années 80. Le souverain hachémite actuel, le roi Abdallah, est le demi-frère de la princesse Alia.
Depuis qu’elle est à la tête du haras, la qualité des chevaux jordaniens s’est considérablement améliorée et l’élevage est devenu un facteur économique de poids. Aujourd’hui, pas moins de 150 juments occupent les écuries royales. C’est à dessein que les chevaux sont élevés en plein air et bichonnés comme des sportifs de haut niveau avec un entraînement quotidien, des massages et de l’acupuncture. Le savoir-faire de Subhi Khalil a de quoi en faire rougir plus d’un. L’écuyer royal participera en tant que cavalier à la plus importante course hippique du Moyen-Orient, la « Wadi Rum Cup », une course de 120 kilomètres à travers le plus célèbre désert de Jordanie. L’étalon Echo fait figure d’outsider, sera-t-il couronné « Roi du désert » ?






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