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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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15.06.2006 - 23.10 : tracks - 31/10/08

Les médias aux US

Aux USA, pour les musiciens indépendants, se faire remarquer et survivre relève quasiment de l’exploit.

Internet - My Space
L’Amérique : le pays de tous les possibles, notamment dans l'industrie de la musique. Sur internet, la page My Space compte environ 35 millions de connections par jour. Autrement dit, Tom Anderson et Chris de Wolfe ont trouvé un créneau porteur : leur site web permet aux amateurs de culture pop du monde entier de communiquer. La mauvaise nouvelle, c’est que le géant des médias Rupert Murdoch vient de racheter le site pour 580 millions de dollars. Dommage.

Radio - Le danger Clear Channel
L’émission « The Morning becomes eclectic », produite à Los Angeles, n’a pas encore cédé au chant des sirènes. Les groupes viennent y jouer en direct et le DJ Nic Harcourt veille sur sa playlist.
Des stations indépendantes comme KCRW n’émettent qu’au niveau local. A l’échelle nationale, ce sont les radios des majors qui décident de ce qui s’écoute. C’est même pire que ça : presque tout le business de la radio est aux mains d’un seul consortium : Clear Channel.
Eric Boehlert est journaliste musical. Il connaît bien le marché des radios américaines. Comme il nous l’explique, en 1996, lorsque la loi américaine sur les médias a changé, Clear Channel a raflé la mise de manière intraitable.

Eric Boehlert : "Dans cette loi de 500 pages, on a introduit un changement. Il y avait un article de loi qui interdisait à un opérateur de posséder plus de 30 stations de radio. On l’a supprimé, ce qui permet à un groupe d’en posséder autant qu’il le veut. Il n’y a eu aucun débat, aucune commission d’enquête sur le sujet. C’est un changement de dernière minute, un paragraphe ajouté à cette loi volumineuse. Quand elle a été adoptée, cela a révolutionné le paysage, parce que Clear Channel est passé de 30 à 1200 stations de radio."

Le plus étonnant, c’est l’absence totale de réaction. Personne n’a rien dit.

Télévision - Refused TV
A la télévision, c’est MTV qui détermine le marché, en diffusant en boucle les clips des superstars du moment. Mais il reste des chaînes pour lesquelles le pognon n’est pas une priorité, comme Refused TV qui privilégie le son. Tout ce qui sonne bien, contrat ou pas, est diffusé. Une attitude quasiment subversive. La chaîne s’est installée dans une maison, dans la banlieue est de Los Angeles. L’univers de Refused TV se limite à deux bureaux. Ici, pas d’interviews pré-formatées. Par contre, la chaîne produit des vidéos critiques et décalées, où les groupes n’hésitent pas à faire dans l’autodérision.
Le business de la musique a toujours été corrompu. Dans les années 50, on bourrait les pochettes de disques de billets de banque pour que les DJs les passent à la radio. Aujourd’hui, les méthodes sont un peu plus subtiles, mais la règle d’or « Pay-for play » reste la même.
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Liens
>> Le site officiel de la radio KCRW
>> Le site officel de refused TV
>> Radio's big bully - A complete guide to Salon's reporting on Clear Channel, the most powerful -- and some would say pernicious -- force in the music industry.
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TRACKS
Un reportage de Katja Ferwagner
Jeudi 15 juin 2006 à 23h10
Rediffusion le mardi 20 juin à 01h10
Rédaction : BR
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Edité le : 14-06-06
Dernière mise à jour le : 31-10-08