24 août : Eliza Doolittle au hr1-Live Lounge (Francfort)
Dernièrement, Eliza Doolittle s'est faite remarquer des téléspectateurs d'ARTE en reprenant le tube de Madonna "Material Girl". Outre-Manche, c'est le single "Skinny Genes" qui l'a révélée il y a un an et demi. Euphorisantes, gaies, colorées, avec une pointe d’influences 60's et 70’s, les chansons pop d’Eliza Doolittle plaisent à la fois au public et à la critique. Résultat : son premier album homonyme, sorti en juillet 2010, se hisse à la troisième place des charts britanniques dès sa sortie.
Née en 1988, Eliza Sophie Caird baigne dans une famille d'artistes, avec un père metteur en scène, une mère actrice et chanteuse et une grand-mère directrice de théâtre. Il n'est donc pas surprenant que la Londonienne fasse un malheur...
12 août : Electrelane à la Route du Rock (Saint-Malo)
Quand Electrelane a officialisé sa séparation en 2007, on a pensé, émus, à la monumentale prestation qu’avaient offerte les filles à la Route du Rock en ouverture de Sonic Youth quelques mois auparavant. Aussi, l’annonce cumulée de leur retour aux affaires en février dernier et de leur présence à l’affiche du festival cet été est apparue pour certains comme la meilleure nouvelle de l’indie rock de ces six derniers mois.
Les structures rythmiques d’Electrelane, dont la stabilité confine au lancinant, évoquent Sonic Youth ou Stereolab. Un effet accentué par des claviers psychédéliques. Les lignes fines, lisibles et volontiers mélancoliques, et les emboîtements vocaux des Brighton girls renvoient au meilleur du surf et du garage rock. Mais c’est sur scène que l’alchimie se fait quand le tout s’amalgame dans un ouragan sonique propre à clouer sur place n’importe quel sceptique.
12 août : Anika à la Route du Rock (Saint-Malo)
Beaucoup de choses chez Anika évoquent Nico. Le physique, la voix. Cet imprimé si particulier germanique si particulier sur certaines sonorités britanniques. Si Lou Reed et John Cale prirent sous leur aile Nico au sein du Velvet Underground pour en faire une chanteuse, Anika a, elle, bénéficié de la protection d’un autre génie, d’un autre avant-gardiste plus contemporain : Goeff Barrow. Au sein de Portishead, celui-ci a contribué à inoculer dans le rock une particule d’électro sombre pour lui permettre d’entrer dans la modernité.
Aujourd’hui, Beak, le nouveau groupe de Barrow, assiste Anika au studio comme à la scène. Les sonorités plus radicales du trio offrent un bas-relief krautrock à la voix ample et habitée de la dame, pour un répertoire en grande partie constitué de reprises (de Yoko Ono aux Kinks en passant par Shocking Blue).
2 août : The Bellrays aux Vieilles Charrues (Carhaix)
Point de friction entre la soul et le hard rock, The Bellrays est, avec The Dirtbombs, l’objet le plus groove et le plus brutal que le monde ait connu depuis le MC5. Alliant la sensualité de la voix de Lisa Kekaula (récemment vue aux cotés du génial Legendary Tiger Man) aux riffs puissants et radicaux de Bob Vennum, les Bellrays ont une fâcheuse tendance à mettre le feu aux semelles et à frapper d’épilepsie l’os pelvien. Imparable.
23 juillet : Luisa Maita aux Nuits du Sud (Vence)
Fille d'un musicien d’origine syrienne et d'une mère arabo-juive productrice de concerts, Luisa a grandit au milieu d’artistes dans le quartier italien de Sao Paulo. Sa musique reflète cet alliage de culture hors-normes. Elle marie afro-samba et capoeira sur fond de bossa nova, et colore le tout de soul, de pop et de jazz.
19 juillet : Estrella Morente au festival Les Suds (Arles)
Digne héritière du grand rénovateur du flamenco Enrique Morente et issue d’une grande famille d’artistes gitans de Grenade (elle est la fille du cantaor Enrique Morente et de la bailaora Aurora Carbonell, la nièce d’Antonio et José Carbonell - respectivement cantaor et guitariste - et la petite-fille du guitariste Montoyita), cette chanteuse magnifique a reçu en héritage toute l’essence du flamenco... qu’elle habille d’une émotion intense et d’une belle personnalité. Voix lumineuse et cachée de Penelope Cruz dans Volver, le film d’Almodovar, elle est considérée aujourd’hui comme l’une des cantaoras les plus brillantes d’un flamenco qui sait séduire un large public. Ses apparitions en France sont rares : après Chaillot et Marseille, ce concert est seulement sa troisième apparition française !
Sur scène, elle fait plus que chanter, Estrella raconte des histoires, confie des secrets et finit par créer une complicité avec le public. Sur scène, cette jeune chanteuse joue de toute sa sensualité et de son charisme : jeu de châle et pas de danse, créant une émotion supplémentaire au chant.
7 juillet : Jaqee aux Nuits du sud (Vence)
Difficile de suivre la trace de cette jeune Ougandaise résidant actuellement en suède. Et pour cause, Jaqee a déjà enjambé bien des barrières, en donnant successivement dans la rétro-soul (avec un album intitulé Blaqalicious, peut-être en hommage au groupe de rap cher à DJ Shadow ?), le rock progressif, et le jazz pour un hommage à Billie Holiday. Son dernier disque a été réalisé par un producteur allemand, Teka, et allie riddims reggae, électro et voix africaines. Son nom ? Land Of The Free. Tout un programme. Plus d'infos.
19 juin : Doro au Hellfest (Clisson)
Une carrière entamée il y a près de 30 ans au sein de Warlock, et qui n’a jamais démérité. Méconnue du côté français du Rhin, la passionaria de Düsseldorf a pourtant collaboré avec les plus grands noms de la scène, depuis Gene Simmons de Kiss jusqu’à Lemmy Kilminster de Motörhead. Plus d'infos.
Edité le : 20-05-11
Dernière mise à jour le : 30-08-11