Silvio Berlusconi avait bien tenté de discréditer ce référedum, disant qu'il était inutile. Il a même recommandé aux Italiens d'aller à la plage au lieu de se rendre dans les isoloirs. A l'issue d'une campagne menée par les Verts, les associations notamment sur internet et la Gauche, les Tansalpins se sont rendus massivement aux urnes. Pour la 1e fois depuis 16 ans, le quorum a été largement atteint, 57% de participation, et les résultats du référendum validés. Conséquence : pas de retour au nucléaire, pas de privatisation de l'eau et rejet de la loi sur l'immunité du Cavaliere pour 5 ans. Comme le veut la loi italienne.
L'effet Fukushima
Pour le nucléaire, c'est bien sûr l'effet Fukushima qui a joué à plein. Et certains observateurs disent même que si la question du nucléaire n'avait pas été posée, la consultation des 2 derniers jours aurait connu le même sort que les précédentes, invalidées car pas de quorum.
Le début de la fin ?
Mais c'est surtout le rejet de la loi sur "l'empêchement légitime" qui pourrait avoir le plus de conséquences sur l'avenir politique de Silvio Berlusconi. Cette loi permettait au Cavaliere de ne pas répondre aux convocations des juges en prétextant des obligations officielles. Désormais, le chef du gouvernement devra s'y rendre et pas plus tard qu'aujourd'hui même. Son puissant allié au sein de la coalition de centre-droite, la Ligue du Nord, semble se lasser du personnage et des défaites. Certes, Berlusconi dispose toujours d'une petite majorité à la Chambre des députés qui lui permettrait de tenir jusqu'à la fin de la législature, en 2013. On pourra juger de la solidité de la majorité au Parlement le 22 juin prochain, lors d'un vote de défiance.






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