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Cinéma sur ARTE - 22/12/11

Le violent

(In a lonely place)
Film de Nicholas Ray (États-Unis, 1950, 1h29mn)
Avec : Humphrey Bogart (Dixon Steele), Gloria Grahame (Laurel Gray), Frank Lovejoy (le détective Brub Nicolai), Carl Benton Reid (le capitaine Lochner), Art Smith (l’agent Mel Lippman), Martha Stewart (Mildred Atkinson)
Scénario : Andrew Solt, Edmund H. North, Image : Burnett Guffey, Musique : Georges Antheil, Montage : Viola Lawrence, Production : Columbia Pictures, Santana Pictures

Un scénariste au tempérament violent se voit injustement accusé d'un crime. Sa jolie voisine lui vient en aide... L'un des meilleurs films de Nicholas Ray et l'un des plus beaux rôles de Humphrey Bogart.


Dixon Steele est scénariste à Hollywood. Après une soirée en compagnie de son agent, il invite une jeune femme à son domicile pour lui faire la lecture d'un roman dont il doit signer l'adaptation. Après quelques heures de travail, elle quitte l'appartement de Steele et prend un taxi pour se rendre chez elle. Au matin, elle est retrouvée morte dans un ravin. Le passé violent de Steele en fait un suspect idéal. Arrêté par la police il est interrogé jusqu'au moment où Laurel Gray, sa voisine, lui fournit un alibi. Tout deux tombent éperdument amoureux, mais l'un et l'autre doivent faire face aux pulsions violentes de Steele. Laurel se met alors à douter de son innocence...

"Dans sa deuxième collaboration avec Nicholas Ray après Les ruelles du malheur, Humphrey Bogart trouve un des plus beaux rôles de sa carrière. Ce personnage de scénariste malmené par l'usine hollywoodienne et victime de crises incontrôlables de violence bouscule l'image de force et de dignité de l'acteur et le montre sous un jour effrayant et pathétique. Le titre français souligne le thème de la violence, le titre américain (In a lonely place) évoque celui de la solitude. Le film parle également de l'humiliation et de la fêlure, et Ray s'identifie plus que jamais avec son antihéros. Faux polar (il y a pourtant un meurtre et une enquête policière), faux film sur Hollywood, même s'il décrit avec précision le travail ingrat du scénariste anonyme chargé d'écrire une histoire qui n'est pas la sienne, Le violent est un psychodrame d'une intensité et d'une densité extraordinaires. Parmi les premiers films personnels de Ray, c'est un condensé précoce de son univers peuplé de perdants blessés par la vie et torturés par des démons intérieurs. Avec Le violent, Nick Ray signe l'un de ses films les plus sombres, sans espoir de salut, mais aussi le plus libre, affranchi des conventions et de l'optimisme falsificateur des productions des grands studios." (Les Inrockuptibles)

Le violent
lundi, 2 janvier 2012 à 20:40
Pas de rediffusion
(Etats-Unis, 1950, 89mn)
ZDF

Edité le : 22-12-11
Dernière mise à jour le : 22-12-11