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Almodovar, Pedro

Un résumé et des commentaires sur les films d'un cinéaste inclassable.

Almodovar, Pedro

19/02/04

Le labyrinthe des passions (Laberinto de pasiones)

Une punk star nymphomane rencontre le fils gay d'un émir arabe dans le Madrid de la movida. Le deuxième film de Pedro Almodóvar, provocateur et survolté, qui révéla Antonio Banderas.


Film de Pedro Almodóvar
(Espagne, 1982, 1h40mn, VOSTF)
Scénario : Pedro Almodóvar

Avec : Cecilia Roth (Sexilia)
Imanol Arias (Riza Niro)
Helga Liné (Toraya)
Antonio Banderas (Sadeq),
Marta Fernández- Muro (Queti)
Fernando Vivenco (le docteur De La Peña)
Ofelia Angélica (Susana)
Ángel Alcázar (Eusebio)
Concha Grégori (Angustias)
Image : Angel Luis Fernández
Décors : Pedro Almodóvar
Son : Martin Muller
Montage : José Salcedo
Costumes : Marina Rodriguez
Musique : Pedro Almodóvar, Bernado Bonezzi, Fanny McNamara
Production : Alphaville
ARTE FRANCE.



Fille d’un célèbre gynécologue, chanteuse de rock et nymphomane, Sexilia rencontre, dans la boîte où elle se produit, Riza Niro, homosexuel et fils d’un émir arabe en exil à Madrid. Appartenant à deux formations musicales rivales, les deux jeunes gens décident de s’aimer platoniquement et en secret. Mais c'était compter sans l’arrivée de Toraya, tante de Riza, dont la stérilité a été guérie par le père de Sexilia et qui a décidé de se faire engrosser par Riza, afin de reconquérir le trône...Une aventure joyeuse et débridée

Avec ce film survolté, Pedro Almodóvar nous entraîne dans la movida des années 80, ce mouvement d'euphorie culturelle underground qui favorisa l'émergence d'une nouvelle génération d'artistes espagnols et dont Almodóvar fut l'une des figures de proue. Dans Le labyrinthe des passions, on voit le cinéaste diriger les prises de vues d'un roman-photo et chanter sur scène (vêtu d'une courte veste de cuir, de bas résilles et de chaussures à semelles compensées) au côté de Fanny McNamara, acteur avec lequel il enregistra à cette époque plusieurs disques. Images emblématiques de l'aventure joyeuse, débridée et dédiée à la création sous toutes ses formes que fut la movida, dont les figures les plus marquantes participèrent au film, notamment le peintre et graphiste Pérez Villalta et la photographe et peintre Ouka Lele. Mais c'est un regard empreint d'ironie que Pedro Almodóvar porte sur ce mouvement jeune et insolent qui, récupéré par les médias, a déjà perdu un peu de sa spontanéité et de son innocence. L'ensemble du Labyrinthe des passions est d'ailleurs placé sous le signe de la parodie, qu'elle vise les héros de la presse populaire (l'ex-impératrice Toraya y rencontre à Madrid le fils de l'empereur du Tiran, qui vit dans l'anonymat une histoire d'amour avec un étudiant islamiste), les drames hollywoodiens nourris de psychanalyse ou le style léger et trépidant des comédies de Richard Lester. Dès ce deuxième film s'affirment ainsi les traits majeurs de la maturité du réalisateur. Et d'abord le goût des fictions complexes et composites : Le Labyrinthe des passions pourrait être le titre générique de toute son œuvre, où personnages et péripéties se multiplient à profusion dans chaque scénario, en un imprévisible mélange des genres. (d'après Encyclopædia Universalis)Deuxième long métrage de Pedro Almodóvar, Le labyrinthe des passions donne la clé de tous ses films à venir, mélodrames provocateurs, insolites et convulsifs. Le labyrinthe des passions raconte plusieurs histoires d'amour. Autour du couple improbable formé par Sexilia (une jeune érotomane, membre d'un violent groupe punk féminin) et Riza (fils d'un émir qui s'intéresse davantage à la cosmétique et aux hommes qu'à la politique internationale), les passions se déchaînent!Le couple protagoniste, autour duquel tourne l'histoire et qui, à son tour, déchaîne d'intenses passions de toute sorte, est composé de Sexilia (une jeune érotomane, membre d'un violent groupe musical féminin “Les Ex ” et fille d'un brillant gynécologue)et de Riza Niro, l'héritier d'un émir arabe détrôné, qui s'intéresse davantage à la cosmétique et aux hommes qu'à la politique internationale. En toile de fond, Madrid, la plus évoluée, la plus inconfortable, la plus sauvage et la plus amusante des capitales d'Occident.

Edité le : 22-04-04
Dernière mise à jour le : 19-02-04