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Le film du jour - 18/02/11

18.02 - "Wer wenn nicht wir" de Andres Veiel

Prix Alfred Bauer


À l’instar d’une enquête policière, le film en compétition "Wer wenn nicht wir" retrouve les traces des mouvements d’extrême gauche qui se sont ensuite radicalisés pour faire trembler l’Allemagne des années 80.

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"Wer wenn nicht wir"
Un film d'Andres Veiel
Avec Thomas Thieme, Imogen Kogge, Michael Wittenborn
Allemagne / 2011
Compétition officielle
Pour son enquête, le réalisateur Andreas Veiel remonte au début des années 60, avec l’histoire de Bernward Vesper, fils d’un écrivain et poète fidèle d’Hitler, Will Vesper. Le jeune étudiant Bernward rencontre une autre étudiante, qui n’est rien moins que Gudrun Esslin, future co-fondatrice de la RAF avec Andreas Baader. À l’époque, la jeune Gudrun fonde une maison d’édition avec Bernward pour publier, sans grand succès, la littérature de son père. Au gouvernement de la jeune République fédérale, c’est l’époque de la grande coalition gauche-droite. Les étudiants se rebellent contre l’ordre trop bien établi et consensuel de cette coalition. Ils se révolteront bientôt contre toute forme d’establishment qui leur barre le passage vers le changement de la société.

Ce film retrace le parcours d’un couple d’amoureux assez peu conventionnel. Leur non-respect des conventions est d’ailleurs tel qu’ils arrivent aux limites de la société et de leur propre relation. Pour faire éclater cette société sclérosée, ils se plongent à corps perdus dans la révolution sexuelle, l’amour libre et ouvert... une radicalisation des idées politiques mais aussi des comportements au quotidien.

Dans leur recherche effrénée de la liberté totale, ils ont toutes les peines du monde à mener une vie de famille harmonieuse, avec leur enfant. Ils se retrouvent en quelque sorte pris au piège de leurs propres convictions politiques, et doivent bientôt constater que la réalité est toute autre.

Ce film très détaillé n’aborde pas la question du terrorisme, des attentats de la "Bande à Baader" dans les banques et les grands magasins. On assiste toutefois à la mise en place d’un mouvement de résistance, un mouvement étudiant qui débouchera sur le terrorisme dont chacun se souvient. Sans tenter de donner une opinion, le film revient sur l’enthousiasme de l’époque, la passion de celles et ceux qui voulaient faire bouger cette société si « comme il faut » des années 50.




Edité le : 10-02-11
Dernière mise à jour le : 18-02-11