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04/05/12

Le cerveau, atelier du 3e millénaire – l’artiste Adi Hoesle et le « Brain Painting »

Samedi 5 mai 2012 à 14h40 (Rediff. 07.05. à 0h15)


Peindre, sculpter, écrire. Sans les mains. Par l’unique force de la pensée. L’artiste allemand Adi Hoesle appelle cela du « Brain Painting ».

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C’est l’un des inventeurs de cette technique novatrice, un procédé de composition picturale qui utilise les impulsions électriques du cerveau. Même une personne paralysée peut ainsi créer des images sur ordinateur.

À l’origine, la technologie de l’interface neuronale directe (IND ou BCI pour Brain Computing Interface) a été développée dans le but de faciliter la vie quotidienne des personnes souffrant de handicaps physiques. Adi Hoesle l’a appliquée au domaine de l’art, communiquant son enthousiasme à des collègues réputés comme Erwin Wurm ou Katharina Große.

L’exposition « Pingo Ergo Sum – L’image surgit du cerveau », qui se tient à la Kunsthalle de Rostock jusqu’à fin mai, témoigne des infinies possibilités du « Brain Painting ». Sur place, les visiteurs peuvent s’essayer eux-mêmes à cette technologie inédite ou observer des artistes en train de peindre avec leur cerveau. Hoesle lui-même met environ 15 minutes pour composer une œuvre d’art.

Mais ce n’est pas la seule réalisation hors des sentiers battus de l’artiste. Pour son projet « Styx », Adi Hoesle avait accompagné pendant sept ans un garçon atteint du syndrome de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Cette maladie incurable du système nerveux rend le malade prisonnier de son propre corps. Adi Hoesle a montré la réalité de cette affection dans des vidéos et des photos émouvantes et pleines de poésie. Sur la tête du jeune Sebastian, il a placé une caméra qui suit les mouvements de ses yeux. L’intention de l’artiste n’était pas de documenter la souffrance, mais d’offrir un point de vue différent sur le monde : « Ne serait-il pas possible qu’il ait pénétré dans une autre dimension de l’existence qui est au moins aussi belle que la nôtre ? » demande-t-il.

Adi Hoesle se considère lui-même comme un « rétrogradiste », quelqu’un qui propose des services technologiques dans le domaine de l’art et de la culture – une dénomination professionnelle qu’il a même fait breveter. Son intérêt pour les malades n’est pas le fait du hasard : avant d’entamer des études artistiques au début des années 1990, il avait suivi une formation d’aide-soignant spécialisé en anesthésie et soins intensifs.
Metropolis a rencontré Adi Hoesle à Rostock et s’est rendu dans l’atelier virtuel du 3e millénaire.

Links:
www.brain-painting.com (le projet Brain Painting)
www.retrogradist.com (page d'acceuil d'Adi Hoesle)
www.pingo-ergo-sum.de (l'exposition "Pingo ergo sum")
www.pingo-ergo-sum.com - en anglais
Auteure : Martina Klug

Edité le : 30-04-12
Dernière mise à jour le : 04-05-12