A Brazzaville, comme dans toutes les villes du pays, on prépare les bureaux de vote. Les urnes arrivent, les isoloirs sont installés. Dimanche, ce sont plus de deux millions d'électeurs qui seront appelés aux urnes pour le premier tour de ces législatives. 1200 candidats, dont 124 femmes, tenteront de s'emparer de l'un des 136 sièges de l'Assemblée.
Le pays du parti unique
Les dernières législatives ont eu lieu en 2007. Elles avaient été marquées par des fraudes et de nombreux dysfonctionnements. Cette année, les 30 observateurs de l'Union Africaine ont peu de chances de parvenir à empêcher de nouvelles arnaques.
Ce système sert bien sûr un homme, un seul, le seigneur du Congo. Denis Sassou Nguesso, 69 ans, cumule maintenant trente années à la tête de l'état. Il a connu tous les présidents français depuis Valéry Giscard d'Estaing. Régulièrement accusé de s'être immensément enrichi avec l'argent du pétrole, Denis Sassou Nguesso a en tous cas été un pillier de la Françafrique.
La République du Congo en chiffres (Manuel Dantas pour ARTE Journal)
Aujourd'hui il contrôle tous les leviers de la société congolaise. Depuis le début de la campagne électorale, ONG et opposition dénoncent l'utilisation massive des moyens de l'état par le parti présidentiel. A longueur de journée, télévisions et radios rappelent les bienfaits du PCT, le Parti Congolais du Travail.
Face à lui, l'Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) est le principal parti d'opposition. Il ne compte aujourd'hui que 11 députés et ne devrait pas en avoir beaucoup plus après le scrutin. Les autres partis se partagent une poignée de parlementaires seulement et n'ont aucune chance de mettre le président en danger.
Objectif présidentielle






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