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Cinéma sur ARTE - 23/02/12

La maison du docteur Edwardes

(Spellbound)
Film d’Alfred Hitchcock (États-Unis, 1945, 1h46mn, VM)
Avec : Ingrid Bergman (le docteur Constance Petersen), Gregory Peck (le docteur Edwardes/John Ballantine), Michael Chechov (le docteur Alex Brulov), Leo G. Carrol (le docteur Murchinson), Jean Acker (la directrice), Rhonda Fleming (Mary Carmichel), Donald Curtis (Harry)
Scénario : Ben Hecht, Angus McPhail, d’après The house of Dr Edwardes de Francis Beeding, Image : George Barnes, Séquence du rêve : Salvador Dalí, Montage : Hal C. Kern et William H. Ziegler, Musique : Miklos Rozsa, Production : David O. Selznick, Vanguard Films


Le docteur Edwardes, directeur de la clinique psychiatrique de Green Manor, a un comportement étrange... Amour, chasse à l'homme et psychanalyse pour la première collaboration d'Ingrid Bergman avec Hitchcock.


Constance Petersen est psychiatre dans un asile d'aliénés, Green Manor, dans le Vermont. Le directeur de l'établissement, le docteur Murchinson, part à la retraite et doit être remplacé par un certain Edwardes. Dès son arrivée, ce dernier se comporte bizarrement. Après plusieurs incidents, Constance s'aperçoit qu'il s'agit d'un amnésique se prenant pour Edwardes. Le "docteur" ayant fait une fugue, Constance parvient à le rejoindre. Elle décide de l'aider...

C'est en 1944, lors d'un séjour à Londres, qu'Alfred Hitchcock commence à travailler avec Angus McPhail à l'adaptation du livre de Francis Beeding. Dans le roman, un fou s'empare d'un asile d'aliénés dont le directeur dit des messes noires, la croix du Christ étant tatouée sur la plante de ses pieds afin qu'il puisse la fouler à chaque pas... De retour à Hollywood, Hitchcock écrit avec Ben Hecht un scénario plus sage sous la férule de Selznick. Le sujet -une femme veut à tout prix guérir l'homme qu'elle aime - fait du film un vibrant plaidoyer en faveur de la psychanalyse, science alors en vogue aux États-Unis et qui passionne Hitchcock. Le film se déroule comme une longue marche du couple à la recherche de la vérité, dans une espèce de labyrinthe parsemé de symboles, sur un fond musical où reviennent deux superbes leitmotive pour lesquels Miklos Rozsa décrocha l'Oscar. La séquence du rêve est l'une des plus étonnantes : "J'ai voulu absolument rompre avec la tradition des rêves de cinéma qui sont habituellement brumeux et confus, avec l'écran qui tremble, explique Hitchcock dans ses entretiens avec François Truffaut (Éd. Ramsay). J'ai demandé à Selznick de s'assurer la collaboration de Salvador Dali. [...] Je voulais Dalí à cause de l'aspect aigu de son architecture - Chirico est très semblable -, les longues ombres, l'infini des distances, les lignes qui convergent dans la perspective... les visages sans formes... Naturellement, Dalí a inventé des choses assez étranges qu'il n'a pas été possible de réaliser : une statue qui craque, des fourmis qui s'échappent et recouvrent Ingrid Bergman..."

La maison du docteur Edwardes
jeudi, 1 mars 2012 à 00:25
Pas de rediffusion
(Etats-Unis, 1945, 107mn)
ARTE F

Edité le : 23-02-12
Dernière mise à jour le : 23-02-12