Léo écrit des romans à l’eau de rose sous le pseudonyme d’Amanda Gris. Malheureuse, elle se sent délaissée par son mari Paco, officier des forces de l’Otan. L’amour de Paco est mort, mais Léo s’accroche à tout espoir, aussi absurde soit-il. Pour essayer de sortir Léo de sa déprime, son amie Betty lui fait faire la connaissance d’Angel, rédacteur en chef des pages culturelles du quotidien El País. Sympatique, bon vivant, cinéphile et fan d’Amanda Gris, Angel ne soupçonne pas la véritable identité de cette femme venue lui demander de collaborer à son supplément. Cette rencontre avec Angel redonnera à Léo le goût de la vie...
Dans la fleur de l'âge
Almodóvar donne très vite le ton dans une scène qui n'est pas sans rappeler son dernier film, Tout sur ma mère, où des médecins annoncent à une mère le décès de son jeune fils. Mais tout cela est factice, enregistré en vidéo par la meilleure amie de Léo, Betty, qui est psychologue. Sans fioritures baroques, La Fleur de mon secret est l'histoire d'une redécouverte de soi. La quarantaine anxieuse, Léo, admirablement interprétée par Marisa Paredes, refuse d'accepter la réalité et vit dans la nostalgie d'un bonheur passé. Elle se raccroche à des objets qui sont les seules preuves matérielles de son amour perdu. Almodóvar joue la carte de la sobriété pour exacerber les sentiments : "Au début, pour montrer la solitude de Léo, on la voit en train de se battre avec ses boots qu'elle n'arrive pas à enlever. C'est très simple, et c'est tout de suite pathétique." Pour une fois, le cinéaste a bridé son goût pour les décors kitsch et les couleurs agressives. Mais, s'il est plus réaliste, le film offre tout de même quelques situations drôles et incongrues pour rompre avec le mélodrame, comme cette apparition des deux drag-queens ou les éternelles disputes qui opposent Rosa et sa mère.





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