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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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20/01/04

Interview de la semaine - Wang Lei

Emission du jeudi 22 janvier 2004 à 23h20
Rediff. le samedi 24 janvier à 17h45
Rédaction: ARTE France, Program33

Interview de la semaine - Wang Lei
Au bout du dédale, les locaux de Bailong Music, un label parisien qui sert de plate-forme à l'electro chinoise en Europe.
Mathieu, notre zen-reporter a rendez-vous avec Wang Lei, le premier héros de l'underground chinois. A l'âge de 6 ans, ses parents l'inscrivent à l'école de chant et de danse de l'opéra du Sichuan. 15 ans plus tard, installé à Canton, il réalise trois albums de rock planant avant de se lancer en pionnier dans la scène électronique chinoise naissante.

Pour Wang Lei pourtant, la musique chinoise n'est encore arrivée nulle part... Mais qu'est-ce qui lui manque donc?

Wang Lei: La base. La musique c'est comme un être vivant, ça évolue, et notre culture a été arrêtée dans sa croissance par la révolution culturelle. Moi j'ai eu la chance d'être étudiant à l'Opéra de Sichuan. Quand j'étais petit, je n'aimais pas ça du tout. Mais aujourd'hui, je me rends compte de l'importance de cet héritage classique dans ma musique. La Chine vit actuellement une période ultra-libérale avec pour seules valeurs l'argent et le pouvoir. Les jeunes musiciens se contentent d'imiter les artistes de Taïwan ou de Hong Kong.

A 32 ans, passé de la guitare au sampler, le son de Wang Lei se tourne vers le futur. Mais plus encore que sa musique, son combat pour faire vivre une scène musicale alternative en Chine l'a sacré prince de l'underground. Face à l'absence de salle pour jouer, il monte ses propres clubs. Comme par hasard, dès qu'il est en tournée à l'étranger ou comme ici en enregistrement, les autorités en profitent pour les fermer.

Wang Lei: Le troisième et dernier club que j'ai ouvert à Canton, "le live home", était dédié à la musique live mais il a été fermé au bout de deux mois par les autorités. Le problème c'est qu'il n'y a aucune compréhension et aucun dialogue entre notre génération et l'Etat. Ce genre d'endroit est systématiquement considéré comme un nid de drogués ou se trame pleins d'activités subversives.

>> Bailong Music
>> Un article sur Wang Lei

Edité le : 22-04-04
Dernière mise à jour le : 20-01-04