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Cultures Electroniques

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Les e-magiciens 2005 - 14/12/05

Hypersensible: la peau - I partie

La peau... ce qu’il y a de plus profond, écrivait Paul Valéry ; masque ou révélation enfermement, ouverture ? Tel est le thème des œuvres exposées au musée des beaux-arts de Valenciennes jusqu’au 13 mars 2006.

Bill Viola, Tàpies, Valérie Belin, Louise Bourgeois, Matta, Man ray... Les pièces d’une trentaine d’artistes contemporains disséminées dans tout l’espace du musée, y côtoient des Hieronymus Bosch ou plus proche du sujet, la réalité sculpturale des corps d’un Pierre-Paul Rubens ou Jean-Baptiste Carpeaux.


Retour sur le festival où Stéphane Malagnac, dans une grammaire plus cybernétique, a su dans un même panel, alterner les simulations faciales et corporelles en 3D, de l’éditeur de logiciel Softimage, ou issues des travaux pionniers du Miralab (université de Genêve), avec les recherches et méthaphores épidermiques d’architectes, de designers et artistes... Petit éclairage après lifting !



  • L’interstice

Dans les sous-sols du Phénix, où sont exposés les mondes virtuels, un lit de six mètres sur  quatre  convoque le  sensuel. Allongée sur le matelas, j’enfile les écouteurs et regarde défiler la vidéo qui me sert de toit. Un paysage de corps filmé en très gros plan passe lentement au-dessus de ma tête comme un scan : sensation étrange et délicieuse  de ma propre intimité, je perçois celle des autres couchés à côté de moi, sans pouvoir en discerner les contours. En rupture avec la frénésie d’un festival, Au lieu des autres, la pièce de Boris Nordmann (borisnor@yahoo.com) est un passage par l’horizontal qui nous ramène au corps.

Biologiste de formation, Boris aborde le champ des arts plastiques comme un terrain d’expérimentation et investit l’espace public : « plutôt que d’exposer dans un lieu  consacré, dit-il, je préfère m’adresser aux gens comme ils sont, là où ils sont. Dans Exotisme du terrain vague, par exemple il crée une œuvre, une photographie en relief sous un pont parisien.  « Là où on attend crottes de chiens et graffitis, dit-il, j’ai mis en scène des plantes vulgaires -qui poussent auprès des rivières-, sur une photo de douze mètres de large: la volupté de leurs formes jaillit en 3D pour qui veut bien glisser la tête dans le cadre de vision. » Boris investit l’ interstice, ce n’est pas son seul travail sur le sujet : il fait apparaître des grains de beauté, là où la peau du monde a été scratchée.

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E-magiciens 2005
Un reportage d'Orevo
Novembre 2005
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Edité le : 14-12-05
Dernière mise à jour le : 14-12-05