Taille du texte: + -
Accueil > Culture > Tracks

Tracks

Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

> > Helmut Berger

Tracks

Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

Tracks

20/12/11

Helmut Berger - Grandeur et décadence - Tracks

Un reportage de Yves Montmayeur

Attention les filles, on a pris dans nos filets l'homme le plus beau du monde ! On se damnerait pour le chouchou du réalisateur Visconti.

Previous imageNext image
Helmut Berger : Je n'ai pas commencé le cinéma à cause de ma beauté, il y a plus. Je crois que c'est surtout grâce à mon talent.

Ouais. Quand on a été considéré comme le plus bel homme du monde, c'est facile de se soucier de ses critères physiques comme de sa première chaussette !

Jusqu'au milieu des années 70, le comédien Helmut Berger incarne celui qui a tout pour lui.

Né à Salzburg en 44, de parents propriétaires d'un hôtel, le beau gosse autrichien suit des cours de théâtre à Londres avant de taper dans l'œil du réalisateur italien Luchino Visconti qui lui offre à 25 ans le rôle de sa vie dans "Les Damnés".



Devenu à la fois l'acteur fétiche et l'amant de Visconti, Helmut jouera dans quatre films sous la baguette du maestro. En 76, la mort du réalisateur italien fait perdre les pédales à Berger. Alcoolique, drogué, suicidaire, Helmut touche le fond.

Après la gloire, Helmut connaît la déconfiture. Le comédien enquille les films de genre au budget riquiqui mais toujours en bonne compagnie. En 88, il joue dans Faceless de Jesus Franco avec la star du porno Brigitte Lahaie où elle n'apparaît même pas nue : un exploit !


 
Dans la catégorie "acteur borderline", Helmut dispute la première place à l'ingérable et mégalo Klaus Kinski. Au total, Helmut fait l'acteur dans plus de cinquante films, dont un paquet pour la télévision.
Comble pour "l'homme le plus beau du monde", il est obligé d'apparaître masqué en 80 dans la série "Fantomas", réalisée par Claude Chabrol et Juan Luis, le fils de Luis Bunuel.
 
Helmut Berger : J'ai toujours fait ce que j'ai voulu faire. Il n'y a qu'une chose que je n'ai pas voulu faire, c'est "Dynastie". Je ne voulais pas le faire, c'est normal.



Pas facile de décrocher de "Dynastie". Entre 83 et 84, Helmut carbure au sitcom à paillettes, tournant neuf épisodes sur les 217 de la saga. Il y joue le rôle de Peter de Vilbis, un gigolo cocaïnomane sans scrupule.
 
Helmut Berger : J'ai pensé : "Ca va être drôle." Et je me suis dit : "Bon, je vais à Hollywood pour m'amuser un peu." Mais ça été le contraire, je n'ai pas aimé Hollywood du tout. Du tout, non. Quand je suis allé sur le plateau, j'ai beaucoup souffert. Mais il y a une autre phase de cette histoire de "Dynastie", c'est quand je suis allé à la banque… Oh ! J'ai ri, j'étais content. Mais pas de mon travail.

Tracks
mardi, 27 décembre 2011 à 05:00
Pas de rediffusion
(France, 2011, 52mn)
ARTE F

Edité le : 06-12-11
Dernière mise à jour le : 20-12-11