Scénario, réalisation et montage: Virgil Widrich
Image: Martin Putz
Supervision de l’animation: Walter Rafelsberger, Markus Loder-Taucher
Animation intermédiaire: Gernot Egger, Michael Lang, Markus Loder-Taucher, Alexandra Pauser, David Reischl, Walter Rafelsberger, Christian Ursnik, Vinh-San Nguyen, Carmen Völker, Mario Waldhuber, Gerald Zahn
Aide à l’animation: Eveline Consolati, Thomas Grundnigg, Andreas Künz, Stefan Braulik
Origami et conception des objets: Mine Scheid, Jakob Scheid, Carmen Völker
Sound design: Frédéric Fichefet
Assistance son: Markus Reumann
Studio son: Waltzing-Parke Audio, Luxembourg, Synchro Film Wien
Mixage: Eckart Goebel
Synopsis
Une femme est enlevée, un homme tente de la sauver mais leur fuite se termine dans la centrale secrète du Mal... Derrière ce scénario classique se cache un hommage au „film d’action“: en 14 minutes, Fast Film accomplit un tour de force en traversant l’histoire du cinéma, des débuts du muet au cinéma hollywoodien d’aujourd’hui. Ce fut un travail de deux années : environ 65 000 photogrammes tirés de plus de 300 films ont été imprimés sur papier, puis pliés pour prendre la forme d’objets et assemblés de manière à former des tableaux complexes. Finalement, on leur a donné une nouvelle vie grâce à une caméra d’animation.Prix:
• Official selection Festival de Cannes 2003 (nominated)
• Best Animated Short (C.O.R.E. Digital Pictures Award) - Worldwide Short Film Festival, Toronto 2003
• Best Editing - Festival inCURT, Tarragona, Spain
• Special Mention of the International Jury of the Jury of the Critics - Festival de Cine de Huesca, Spain
• Great Award for Animation - Festival Internacional de Curtas Metragens de Vila do Conde, Portugal 2003
• RTP-TV Selection (RTP Onda Curta) - Festival Internacional de Curtas Metragens de Vila do Conde, Portugal 2003
• Best Experimental Short Film - 52. Int. Film Festival, Melbourne 2003
• Audience Award - Bearded Child Film Festival, Grand Rapids, MN / Boulder, CO USA 2003
• Most Imaginative Film - Odense Film Festival, Odense 2003
• Audience Award - l'Etrange Festival, Paris 2003
• High Risk Award - Fantoche - 4. Internationales Festival für Animationsfilm, Zürich 2003

• Students Award and Special Mention of the jury - Milano Film Festival, Milano 2003
• Best Experimental Film - Panorama of Independent Film & Video Makers, Thessaloniki 2003
• Prix Special Lyceens - Cinessonne - Festival du Cinéma Européen, Essonne - ex aequo "Ligne de vie" of Serge Avedikian
• Best in its category (10 to 30 minutes) - Krok Film Festival
• Special Mention - Festival International Nouveau Cinéma
• Special Mention - Festival du Film de Saint Paul 3 Châteaux
• Most Innovative Short - Int. Leipziger Festival für Dokumentar- und Animationsfilm
• Grand Prix - Uppsala Short Film Festival
• Premio de la Comunidad de Madrid a la Mejor Película - Semana de Cine Experimental de Madrid.
• Onda Curta, 2nd Award and Special Mention of the Jury - Cinanima 2003, Portugal.
• Special Mention of the Jury - Interfilm Berlin Filmfestival
• Milagro Award for Best Animation - Santa Fe Film Festival
• Innova Award - Animadrid, Spain
• Jury's Choice Award - Black Maria Film Festival
Peter Tscherkassky à propos de „Fast Film“
Un baiser, un couple heureux. Mais soudain la femme est victime d’un enlèvement. L’homme se lance dans l’aventure pour tenter de la libérer. Alors commence le récit d’un sauvetage dramatique, truffé de courses-poursuites effrénées. Un récit qui nous conduira dans les profondeurs de la Terre et dans l’empire du Mal.
En apparence, Fast Film nous conte une histoire simple. Mais elle a un hic : les scènes du film proviennent toutes de 300 œuvres différentes de l’histoire du cinéma, si bien que l’identité des héros change avec une fréquence compréhensible.Toutefois, comme c’était déjà le cas pour son Copy Shop (2001), c’est la technique de fabrication réellement hors du commun de Virgil Widrich qui sidère d’emblée dans Fast Film. Le matériau de base est une somme de 65 000 copies sur papier des différents plans constituant les séquences de départ. Ces images imprimées ont ensuite été pliées pour obtenir une quantité invraisemblable d’objets – wagons de chemin de fer ou avions – puis agencées en tableaux complexes qui, à leur tour, ont été fixés image par image avec un simple appareil photo numérique et transférés sur ordinateur.
Chaque photogramme de Fast Film présente au moins trois images superposées : l’arrière-plan, le premier plan et la zone frontière entre les deux. A certains moments du film, il y a jusqu’à 30 calques. L’histoire mouvementée de Fast Film se produit alors à la surface des objets en papier. Les péripéties de l’action sont construites avec tellement de finesse qu’à chaque visionnement du film, on découvre de nouveaux détails. Conçue à l’origine comme un hommage au cinéma d’action, l’œuvre est d’une telle densité qu’elle élargit encore l’horizon de ce genre. Cette épopée héroïque à travers l’histoire du cinéma, des débuts du muet au cinéma hollywoodien d’aujourd’hui, dure en tout 14 minutes : un « fast-film » d’une fulgurance difficilement dépassable.
(Peter Tscherkassky)
Traduction: Françoise Guiguet







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