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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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15.04.04 - 23.05 : tracks - 19/04/04

Backstage - L’art et le skate

La décoration des planches de skateboard est devenu un art à part entière. Nombre de créateurs ont d’ailleurs commencé par là : le cinéaste Spike Jonze, l’artiste Mark Gonzales, les rédacteurs du fanzine berlinois Lodown. Tracks a rencontré ces artistes d’un nouveau genre à l’exposition Modart à Munich.

C’est évident, les skaters ne fonctionnent pas comme monsieur tout le monde. Au milieu des années 70, une poignée de teenagers transposent sur l’asphalte le style de vie des surfeurs. Une nouvelle tribu est née. Elle vit dans la rue et met sa créativité et sa spontanéité au service d’acrobaties complètement folles, souvent capturées sur des photos ou des vidéos. Mais le milieu reste confidentiel.
Dans les années 90, des idoles du skate comme Mark Gonzales, Ed Tempelton et Spike Jones rencontrent le succès grâce à leurs œuvres d’art et leurs films. Le grand public commence à réagir. Il s’en suit un véritable boom artistique parmi les adeptes de la planche à roulettes. Aujourd’hui, on retrouve d’anciens skaters dans tous les domaines de la création.
Des événements comme la foire Ispo de Munich permet aux skaters de se retrouver entre eux et de s’ébahir ensemble sur les nouveautés en matière de design. Pour beaucoup de skaters, la créativité est devenue un gagne pain. Le graffiti est aujourd’hui un art très lucratif.
Jeremy Fish a 30 ans et il habite San Francisco. Depuis dix ans, il vit en tant que graphiste free lance. Il a déjà dessiné plus de 300 planches. C’est l’expression artistique de sa passion du skate.
Jeremy Fish: Je crois que ce sont des gens créatifs parce qu’ils ne suivent que leur propres règles. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise technique. Chaque skater a son propre style, sa technique à lui et cela les conduit à être créatif dans d’autres domaines. On est plus enclin à prendre cette direction dans la vie, quand on est du genre : “Je vais le faire à ma façon“. Cela vaut aussi pour l’art. On veut créer pour s’exprimer, s’amuser ou se distraire. Et on le fait à sa manière, sans suivre des règles.
Les images de Jeremy sont aujourd’hui visibles dans de grandes expositions. Notamment à la foire « Modart » de Munich. Ici, une quinzaine d’artistes originaires du skate et du street art ont exposé leurs œuvres pendant quatre jours.
En tant que skater, on apprend un tas de choses très utiles pour l’art. Pour le skater, la conquête de l’espace, piscines privées comprises, est une lutte permanente. Pour l’art et le skate, la démarche est la même : ignorer les règles préétablies, penser de façon originale, et transposer ce qu’on pense dans ce qu’on fait.

Dans le reportage
Thomas, Stephan et Alex : du magazine „Lodown“
Réalisateurs Buddy et Nick - Messieurs Super 8
Rob Mars - Skater et artiste
Jeremy Fisch - Skater et artiste

Liens
>> Le site officiel de Lodown
>> Lodown Graphic Engineering - le livre
paru chez Die Gestalten
>> Le site officiel de Ispo
>> Le site officiel de Modart
>> Le site officiel de Jeremy Fish

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TRACKS
Jeudi 15 avril 2004 à 23h05
Rediffusion le 17 avril à 17h45
Rédaction: ARTE France, Program33
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Edité le : 19-04-04
Dernière mise à jour le : 19-04-04