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Entre John Fante et Bukowski, un ovni littéraire acide et culte.

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Entre John Fante et Bukowski, un ovni littéraire acide et culte.

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15/04/09

Eric Chevillard : Autofictif (et omnivore)

Lancé il y a 16 mois, L’Autofictif d’Eric Chevillard s’est imposé comme une des plus brillantes et des plus originales expériences entre création littéraire et utilisation du web.

Pour lire le début de la nouvelle d'Eric Chevillard, cliquez sur la couverture au centre.
Vers publie.net, pour télécharger le texte dans son intégralité.

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Eric Chevillard, autoportrait (à New York).

Lancé il y a 16 mois, L’Autofictif d’Eric Chevillard s’est imposé comme une des plus brillantes et des plus originales expériences entre création littéraire et utilisation du web.
Pourtant, et il s’en justifie lui-même, une plate-forme blog comme toutes les autres, pas de commentaires, mise en page celle fournie d’office. Ce qui a fait le succès de L’autofictif (on est des centaines à suivre chaque matin les nouvelles mises en ligne), c’est la forme : trois brefs fragments, mais qui partent de l’expérience quotidienne de l’auteur – y résonnent l’actualité, les choses observées dans la rue, son travail d’écriture en cours, la vie littéraire en général –, et, parfois seulement par cette compression, lui donnent sa qualité fantastique. C’est acide, c’est critique, souvent on rit, et d’autres fois : on bascule dans des mondes étranges, inquiétants. On n’est pas dans le réel, mais dans la transfiguration qui signe les livres d’Éric Chevillard.
Cette démarche interroge et déplace plusieurs frontières : l’astreinte quotidienne, la publication au jour le jour, que permet Internet, est-ce une démarche tenant du journal, une écriture à part, qui ne dialogue pas avec le corps de son oeuvre, ou bien, lorsque ces formes hyper-brèves deviennent livre à leur tour, est-ce qu’on peut oublier leur première nature virtuelle ? Et lorsque nous lisons L’autofictif livre, est- ce qu’on le lit comme un autre livre, ou comme nous lisions le blog au jour le jour ?
Parce qu’un des événements littéraires de la rentrée de janvier, c’est la parution de la première année des billets de L’autofictif, chez L’Arbre vengeur, largement commentée dans la presse et sur les blogs. Au point qu’un blog a été créé uniquement en prenant le premier des fragments de L’autofictif, où intervenait le nombre 807, et invitant les visiteurs à envoyer leur propre texte basé sur le nombre 807.
C’est dans cette logique que nous avons demandé à Eric Chevillard, pour inaugurer cette semaine où, chaque jour du Salon du livre, publie.net s’associe à Arte.tv pour proposer chaque jour un texte numérique, de nous confier les 3 mois suivants de L’autofictif.
Du 403 au 492, voilà 89 des triptyques quotidiens d’Eric Chevillard et c’est un régal.



François Bon

Edité le : Tue Mar 03 00:00:00 CET 2009
Dernière mise à jour le : Wed Apr 15 14:15:03 CEST 2009