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Ma vie avec le Mur

Romy Straßenburg et Eva John sont parties à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont vécu avec le Mur ou malgré lui jusqu'en novembre 1989.

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Ma vie avec le Mur

Romy Straßenburg et Eva John sont parties à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont vécu avec le Mur ou malgré lui jusqu'en novembre 1989.

Ma vie avec le Mur

Du côté du régime - 31/08/09

Peter Steglich : non au flou historique

Peter Steglich est un ancien ambassadeur. Il en a les manières et le calme. Il n'oublie pas et assume son passé.




« Avec le travail de mémoire, on devrait toujours faire l‘effort de poser des questions, de partager ses expériences et si possible d‘en tirer des leçons ». C‘est ce qu‘écrit Peter Steglich en mars 2009 dans sa brochure « La RDA et le Nord de l‘Europe–une tentative de souvenir ». Ambassadeur de RDA en Suède entre 1973 et 1975, il a représenté son pays à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) dans les années 1980. Chez lui, les photos au mur témoignent de cette époque. Steglich à côté du roi de Suède, Steglich en conversation avec le chef du Parti social-démocrate suédois, Olaf Palme. « J’assume tout mon passé », affirme-t-il en racontant son travail pour le socialisme. Peu d’hommes politiques de l’époque reconnaissent les fautes du régime socialiste et évoquent aussi ouvertement que lui la présence de la Stasi dans le pays.

Aujourd’hui, Peter Steglich vit avec sa compagne espagnole dans le quartier Mitte de Berlin, dans un appartement avec vue sur la Tour de la télévision. En ce moment, il lit un roman en russe. Sur son étagère, nous découvrons des titres en suédois, en finlandais et en espagnol. Nous parlons allemand avec lui et français avec sa compagne. Ils se sont connus lors de conférences, lui était diplomate, elle interprète.

S’il a laissé de côté la diplomatie, le goût de la politique ne semble pas l’avoir quitté. À la fin de la RDA, son travail a perdu tout son sens. À ses yeux, le régime socialiste a laissé passer sa chance. Y en aura-t-il une deuxième ? Peter Steglich ne veut faire aucun pronostic. C’est ainsi qu’il écrit, dans sa « tentative de souvenir » : « Le passé ne doit pas se transformer en flou historique. Il restera toujours une partie de l’Histoire ».

Edité le : 18-08-09
Dernière mise à jour le : 31-08-09


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