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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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19.01.2006 - 23.35 : tracks - 31/10/08

Dream - Ray Barretto

Speedy Barretto percute ses congas plus vite que son ombre. Entretien exclusif avec le grand chef de la salsa.

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On le surnomme "Manos duras", "les Mains Dures". Depuis plus de 50 ans, Ray Barretto, le roi des congas n'en finit pas de frapper. Fils d'immigrés portoricains né à New York en 1929, Ray a fait passer au premier plan un instrument jusque-là resté dans l'ombre: les congas. Pièces maîtresses de la musique afro cubaine, ils battent le pouls du Spanish Harlem, le quartier hispanique de New York. Depuis son hit "El Watusi" en 1962, ses congas ont fait la gloire de Barretto. Si une simple rivière sépare le Spanish Harlem où grandit Ray, du Harlem Noir, berceau du jazz new yorkais avec ses superstars Duke Ellington ou Bennie Goodman, les deux mondes ne se fréquentent pas. Enrôlé dans l'armée à 17 ans, c'est auprès de GI noirs en Allemagne que Ray rencontre le jazz. Tandis qu'en 48, Chano Pozo fusionne pour la première fois jazz et musique latine, Ray a la révélation dans un club de Munich.

Ray Barretto : "J'ai mis le banjo entre mes jambes et j'ai commencé à jouer en imitant ce que j'avais entendu de Chano Pozo. Quand je suis monté sur scène avec les autres musiciens et que je me suis assis, ils ont vu que j'avais du feeling pour ça. Et c’est là que j'ai réalisé qu'être sur scène avec les musiciens, c'était ma place, c'était mon monde. C'était ça mon vrai monde!"

En 51, de retour à New York, Barretto, seul latino dans le monde noir du jazz, rencontre son idole Charlie Parker. Ray Barretto va participer à la naissance d'un nouveau genre musical, la salsa, qui revendique ses racines africaines. Avant lui, les percussionnistes cubains exilés Arsenio Rodriguez ou Machito avaient popularisé les danses afro-cubaines comme le son ou la rumba. Ils y intégraient les rythmes de la santeria, religion héritée de leurs ancêtres africains dont les cérémonies secrètes se déroulaient à New York. Ces percussions, base de la transe sont au cœur de la salsa.

Dès le début des années 60, la salsa c'est la B.O. du Barrio, le quartier new-yorkais où se mélangent les exilés portoricains et cubains. Ray Barretto en est la star portée par le label Fania. Avec l'arrivée de Fidel Castro au pouvoir en 1959 à Cuba, la salsa fait virer le barrio au rouge. Sur le modèle des Black Panthers, les Young Lords prônent le retour aux sources afro caribéennes. Ces jeunes militants d'origine portoricaine appuient leur brown pride sur un son : la salsa. Ray Barretto les accompagne.
Depuis sa création en 71, le Fania All-Stars et ses virtuoses est LE Super groupe de la salsa. Juste retour des choses, sa musique planétaire est adulée jusqu'en Afrique.

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Liens
>> Interview de Ray Baretto en real audio
>> Biographie, photos et MP3 sur drummerworld.com
>> Portrait et discographie de Ray Barretto sur mondomix.com
>> Articles, chronqiues et informations sur salsafrance.com
>> The Young Lords

DVD
Our Latin Thing / Nuestra Cosa
Documentaire de Leon Gast
réalisé en 1972
>> Pour en savoir plus

Salsa
Fania All Stars
Documentaire de Leon Gast
>> En savoir plus sur ce film sur le site de salsafrance.com
>> Disponible chez Vampisoul

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TRACKS
Jeudi 19 janvier 2006 à 23h35
Rediffusion le mardi 24 janvier à 01h25
Rédaction : Program33
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Edité le : 18-01-06
Dernière mise à jour le : 31-10-08