Les victimes exigent des indemnisations
L'exploitant de l'installation de Bhopal était à l'époque la société américaine Union Carbide, qui a ensuite été rachetée par Dow Chemical aujourd'hui sous le feu des critiques. Après de longues tractations, la direction de l'entreprise a fini par accepter de payer une indemnisation de 470 millions de dollars en 1989, son chiffre d'affaires était alors de 9,5 milliards de dollars (source : Wikipedia). L'état indien, qui exigeait à l'origine 3 milliards de dollars, ne versait qu'au compte-gouttes les indemnités aux victimes. De plus, Dow Chemical a, jusqu'à aujourd'hui, toujours refusé de dépolluer le site industriel, fortement contaminé, exploité par Union Carbide. Il subsiste de nombreuses substances toxiques et cancérogènes dans l'air et les nappes phréatiques. D'où la colère de la population locale. Mais avec le paiement de ces indemnisations qui prévoyait l'abandon de toutes poursuites pénales, Dow Chemical estime désormais ne pas avoir à répondre à d'autres revendications.
Les responsables vivent aux Etats-Unis sans être inquiétés
La justice indienne a déjà envoyé plusieurs demandes d'extradition aux autorités américaines, pour pouvoir juger le responsable de la catastrophe. Toutes ces demandes ont été rejetées. Ce n'est qu'en juin 2010, soit plus de 25 ans après l'accident, que huit cadres dirigeants locaux ont été reconnus coupables de "mort par négligence" par un tribunal indien. Ils ont chacun été condamnés à deux ans de prison ferme et à une amende de 1.800 euros. Le tribunal a justifié son jugement par des manquements graves à la sécurité, l'absence d'un plan d'urgence et la négligence des responsables.






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