Taille du texte: + -
Accueil > Mang'Arte > Planète Manga > Décembre 05

Mang'Actu - 20/08/08

Décembre 05

Grosse actualité pour cette fin d’année, mais pas de panique Mang’Actu est là pour vous donner quelques pistes et peut-être, au hasard de cette sélection vous glisser quelques idées cadeaux. Bonne lecture et bonnes fêtes de fin d’année à tous !

The World is mine t.1 et 2
(série en 14 volumes)
Arai (Hideki)
Casterman, coll. Sakka / 6, 95 €
www.sakka.info/

1997 au Japon. Tandis qu’une créature surgie des océans provoque des carnages dans quelques villes de province, deux hommes perpétuent crimes et attentats dans le but de braquer les projecteurs sur eux.

Imaginez Ki-Itchi en adulte dément flanqué d’un jeune homosexuel refoulé partant en campagne guerrière dans le Japon contemporain. Créée en 1997 soit cinq ans avant la série qui a fait connaître Hideki Arai en France (cf. Mang’actu novembre), la virée sanguinaire de ce couple de psychopathes fustigeait déjà l’hypocrisie de la société mais d’une manière encore plus primale tant la narration se fait ici hachée et confuse. Ce manga est un gros fatras qui tape aveuglément sur tout. Il tourne en ridicule le modèle familial nippon (voir la scène grotesque du repas dans le premier volume), les médias et leur goût pour le sensationnalisme, tout en montrant les hommes de pouvoir, presque exclusivement, comme des incapables davantage concernés par leur image publique que par l’efficacité de leur action. Quant à la foule des anonymes, elle se distingue par son ignorance et son absence de discernement. Pour preuve ces dialogues « parasites » captés au détour des cases qui, tels une « rumeur du monde » donne le sentiment d’une société stupide, décérébrée, se complaisant dans sa médiocrité. Bien sûr, la position de Arai est controversée dans sa façon de mettre dos à dos, bourreaux et victimes. Et elle s’assume comme telle quitte à froisser les sensibilités et verser dans une certaine complaisance. La violence se fait hystérique presque baroque, sans que l’on puisse expliquer les motivations, il est vrai, irraisonnées et irrationnelles des personnages. The World is Mine rejoint en cela la sauvagerie fruste d’un film comme Tueurs Nés. Et n’échappe pas à la même ambiguïté…

Entretien avec Frédéric Boilet


La Petite Sirène
Mizuno (Junko)
IMHO / 11 €
www.imho.fr/


Pour venger la mort de leur mère tuée par un humain, trois pulpeuses sirènes usent de leur charme pour attirer les matelots dans leur royaume et les dévorer. Mais, l’entente se brise le jour où l’une d’elle, Julie, tombe amoureuse d’un homme, Shi chan, déclenchant la furie de l’aînée, l’intraitable Tura.

Après Cendrillon et Hansel et Gretel, la sémillante Junko Mizuno nous revient toujours aussi déchaînée pour dépoussiérer cette fois-ci un célèbre conte d’Andersen. L’effet de surprise en moins, on retrouve pourtant avec plaisir l’univers « trashy-comique » de cette mangaka décalée, abreuvée au cinéma bis et à la culture pop des années 60. Avec une bonne dose de mauvais esprit et une ironie mordante, Junko Mizuno réduit en miette le mythe du prince charmant transformé en homme soumis, qui manque d’entrée de jeu de violer la petite sirène… Visiblement, la mangaka ne croit plus aux contes de fées, ni au gentleman, mais elle préfère en rire jouant sur les poncifs et saupoudrant son récit de dialogues à double sens souvent très drôles. Graphiquement, la dessinatrice évolue et abandonne l’épais trait noir qui cerne les personnages pour un trait fin qui délimite des aplats de couleurs chatoyantes. De fait, certaines planches sont superbes telles les pages d’extases aquatiques entre Julie et Shi Chan qui télescopent allègrement Art Nouveau, psychédélisme et esthétique kawaï à la Hello Kitty. Signalons enfin que Junko Mizuno a retravaillé spécialement ce manga pour l’édition française redessinant au besoin certains passages. Autant de raisons pour découvrir l’univers acide et sucré de la mangaka.

Entretien avec Benoît Maurer des éditions IMHO

Say Love t.1 et 2 (série en 11 volumes)
Park (Jae Seong)
Soleil (coll. Gochawon) / 6, 95 €
www.soleil-lesite.com

Une fête trop arrosée et Chae Won, lycéen insouciant, se réveille un matin au côté d’une superbe étudiante. L’anecdote pourrait être amusante. Elle l’est moins quand trois mois plus tard, ladite étudiante lui annonce qu’elle est enceinte. Après moult réflexions et changements d’avis, il la supplie d’avorter n’étant pas prêt à assumer la responsabilité d’être père. Mais, elle s’y refuse.

Le marché du manga étant à flux tendu, Soleil se diversifie et lorgne du côté de la production sud-coréenne en créant un label qui lui est spécialement dédié, Gochawon. Première bonne surprise, Say Love parle avec simplicité d’un thème universel avec une franche simplicité et sans jamais se départir d’un humour qui dédramatise les moments les plus graves. Sans jamais prendre parti, l’auteur se laisse porter par ses personnages ne donnant raison ni à l’un ni à l’autre. Il se contente simplement de suivre leurs gestes et scrutent leurs hésitations pour mieux révéler la difficulté de devenir adulte ; surtout quand la vie impose brutalement de faire des choix. Donnant une épaisseur de plus au récit pour garçon qui explore les éternels tourments amoureux adolescents, Say Love, de par sa vertu pédago-ludique, cultive donc sa singularité.

Hanashippanashi t.1 (série en 2 volumes)
Patati Patata
Igarashi (Daisuké)
Casterman, coll. Sakka / 10, 95 €
www.sakka.info/

Série de comptines qui invitent « à faire naître la graine d’imaginaire qui est en nous ».

Hanashippanashi n’est rien d’autre qu’une invitation aux rêves éveillés. C’est pourquoi ces nouvelles ne se racontent pas. Le lecteur n’a qu’à tourner les pages, contempler, s’imprégner pour mieux se laisser bercer et ouvrir grand son imaginaire. Car le merveilleux n’attend que notre faculté à rêver pour devenir réel. Igarashi en a fait l’expérience et nous montre que le surnaturel surgit sans surprises pour ceux qui veulent y croire. D’un trait léger et foisonnant, l’auteur dessine des paysages magnifiques, bucoliques ou urbains, comme cette ville qui se révèle dans un ciel chargé de nuages. Parsemées de trouvailles visuelles de ce genre, ces 23 histoires d’une grande poésie présentent des personnages prenant conscience de l’infini de l’univers, en scrutant les étoiles filantes un soir d’été ou en flânant dans une forêt de gigantesques bambous. On s’amuse des bestioles mutantes sorties de l’imaginaire de Igarashi telles ces chats à tête de lion ou ces guêpes à tête d’hippopotames qui rappellent les délirantes créatures de Matsumoto dans Number 5. Une œuvre tendre qui prêche pour le respect de la nature et du vivant.

Gogo Monster
Matsumoto (Taiyou)
Delcourt (coll. Akata) / 29, 95 €
www.editions-delcourt.fr

Enfermé dans son monde qui le protège des autres élèves, Yuki Tachibana, ne trouve réconfort qu’auprès du jardinier de l’école. Mais peu à peu, l’imaginaire du collégien prend pied dans la réalité au point d’être indissociablement liés.

En quelques mangas (Printemps bleu, Amer Béton, Ping-Pong, Frères du Japon et dernièrement Number 5), Taiyou Matsumoto s’est taillé une réputation justifiée de petit génie de la BD. Sorti en 2000 au Japon, Gogo Monster est un pavé expérimental assez abrupt à appréhender autour de la dérive d’un petit garçon qui refuse de se construire en prenant modèle sur les autres et bascule insensiblement vers ce qui s’apparente à de la folie. Yuki développe un état intermédiaire, une sorte de no man’s land où les barrières de l’invisible et du visible, du conscient et du subconscient ne sont plus que relatives. Un monde qui lui sert de refuge et dont il est le seul à avoir l’accès. On ne sait d’ailleurs jamais si ce qu’il perçoit est bien réel ou si ce n’est que l’expression de son mal-être et de sa souffrance. Mais, en cultivant sa différence jusqu’à la bizarrerie, chose particulièrement choquante dans un système qui exhorte chacun au conformisme, il passe pour le bizarre de service, la cible facile qu’on aime à ridiculiser pour se rassurer de sa normalité. Avec Gogo Monster, Matsumoto scrute les névroses de jeunes Japonais sous le vernis d’une fable fantastique et fait mouche. D’un trait tremblé splendide, il signe l’une des œuvres les plus matures et les plus originales de son impressionnante carrière.

Entretien avec Dominique Véret des éditions Delcourt

Sing Yesterday for me t.4 (série en cours au Japon)
Toume (Kei)
Delcourt (coll. Akata) / 7, 50 €
www.editions-delcourt.fr

Jeune homme indolent qui peine à prendre sa vie en main, Uozomi travaille modestement dans un convini et se satisfait bon an mal an de cette situation. Subissant une cour effrénée d’une fille excentrique dénommée Haru, il n’a d’yeux que pour Shinako une ancienne copine de fac devenue prof. Mais celle-ci inconsolable d’un amour de jeunesse défunt, ne voit en lui qu’un ami et un confident. La situation en est là jusqu’à ce qu’un photographe se mette à tourner autour de Haru et qu’une « ex » d’Uozumi décide de refaire subitement surface dans sa vie… ce qui n’est pas sans provoquer la stupeur de Haru et de Shinako.

On désespérait de lire un jour la suite de cette série interrompue brutalement il y a deux ans et c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on retrouve nos personnages là où on les avait laissés, fidèles à eux-mêmes, jusque dans leur indécision et leur contradiction. Car Sing yesterday for me, derrière la chronique amoureuse fait le tableau de cette nouvelle génération de Japonais qui a mis de côté toutes les certitudes des parents et grands-parents en matière d’amour et de travail. Le personnage central de cette histoire, Uozomi vit au jour le jour comme pour éviter de se projeter dans l’avenir. Il se satisfait d’une situation qui semble comme immuable et qui inconsciemment le rassure. Ce faisant, il laisse la vie le porter et le hasard décider pour lui, sans se douter que des évènements insignifiants du quotidien changent autour de lui et affectent insensiblement sa vie. En toute simplicité, Toume raconte le quotidien banal de ce personnage qui entre à pas comptés dans sa vie d’adulte. Les amateurs de BD quotidienne ne devront pas se priver de cette série générationnelle magnifique de justesse.

Nouilles Tchajang
D’après Ahn Do Hyun, Kyu-Sok (Chi), Ki-Hyun (Byun)
Kana (coll. Made In) / 18 €
www.mangakana.com

A 17 ans, on a la vie devant soi. Un jeune sud-coréen se remémore avec nostalgie cette époque où, travaillant comme livreur dans un restaurant chinois, il s’émancipa du cocon familial, découvrit l’amour et les virées entre potes, avant que les contingences de la vie ne viennent se rappeler à lui.

Il n’aura pas fallu longtemps pour que les éditeurs s’intéressent aux versants intimistes et «auteurisants» de la BD sud-coréenne. Et si l’on était amateur de formule, on serait enclin à parler de Nouvelle Manwha, histoire de situer idéalement Nouilles Tchajang. Adaptation d’un roman éponyme de l’écrivain poète Ahn Do Hyun signés par deux jeunes artistes, ce récit porte en lui la mélancolie d’une jeunesse fanée. Aux images grises et ternes d’aujourd’hui, se substituent les douces couleurs aquarellées d’un passé aussi édénique qu’obsolète. Le personnage nous ouvre les souvenirs de cette période porteuse d’espérances, brève parenthèse où il échappa un temps au carcan familial, avant que d’autres contraintes tout aussi rigides ne s’imposent à lui. Pour la première et peut-être dernière fois de son existence, il eut le sentiment d’être véritablement lui-même, lointain souvenir d’un paradis perdu auquel il se raccroche irrémédiablement pour oublier son sinistre quotidien. Tout est dit dans un préambule qui tire toute la morale de l’histoire : « A 17 ans, je voulais devenir quelqu’un de responsable. Mais responsable de quoi ? J’ai cherché. Je n’ai jamais trouvé ».

Icare
Moebius (en collaboration avec J. Annestay), Taniguchi (Jirô)
Kana (coll. Made In) / 18 €
www.mangakana.com

Sous le nom d’Icare se cache un garçon qui a la faculté de voler depuis sa naissance. Enfermé depuis 20 ans dans une prison dorée, il est étudié par des scientifiques qui souhaitent percer le secret de son pouvoir à des fins militaires. Mais, Icare tombe amoureux d’une jeune ethnologue et se rebelle.

Le moins que l’on puisse dire c’est que le très attendu Icare n’apportera pas grand-chose à la carrière des deux maîtres, Moebius et Taniguchi, encore moins aux lecteurs qui apprécient leur travail. A la décharge des auteurs, il semble que le récit ait souffert des multiples recentrages exigés par la Kodancha enlevant toute l’audace contenu dans le script originel (c’est du moins ce que laisse sous-entendre l’interview de Moebius en postface). On se retrouve donc avec une histoire bancale, impersonnelle qui, paradoxe, paradoxe, ne décolle jamais ! L’intrigue réduite à sa plus simple expression, accorde une place considérable à l’action au détriment de la psychologie des personnages réduite à sa plus simple (in)expression. Même les architectures hyper fouillées et grandioses de Taniguchi qui s’imagine pour la circonstance en Otomo ne parviennent pas à faire longuement diversion. C’est dire l’ampleur de la déception. On lit, on referme, on oublie.

Prince Norman t.1 (série en 3 tomes)
Tezuka (Osamu)
Cornélius / 14 €
www.cornelius.fr/

Doué d’un pouvoir de télékinésie, Taku, un jeune terrien se retrouve sur la lune 500 millions d’années auparavant, alors qu’un conflit s’apprête à tout anéantir. Prisonnier du prince Norman qui a kidnappé sa mère, il est contraint de s’entraîner pour combattre les envahisseurs Gueldans. Seule la victoire pourra l’autoriser à retourner sur Terre. Mais si le passé change, le futur ne va-t-il pas en être modifié ?

Flamboyant space opera, Prince Norman est la réponse nippone à tous les serials américains qui, de Buck Rogers à Flash Gordon, ont bercé l’enfance du prodige Tezuka. Créée en 1968, cette trilogie pourrait paraître naïve alors que l’Amérique s’apprête à marquer l’Histoire, un certain 21 juillet 1969 et que 2001 l’odyssée de l’espace propulse la science-fiction vers des horizons inconnus. Il n’en est rien évidemment. Même aux commandes d’un récit d’anticipation fantaisiste, Tezuka trouve le moyen d’ouvrir les yeux de ses petits lecteurs sur un conflit lunaire aux résonances évidentes dans le contexte de Guerre froide et de menace atomique mondiale. Mais avouons-le, Prince Norman enthousiasme d’abord par sa fraîcheur et son charme suranné. Espions, traîtres, héros, seconds rôles inattendus tels Louis Boudre, exotique marin marseillais (!), font que l’on se rêve presque en petit écolier japonais découvrant ses pages pour la première fois sur le chemin de l’école ; et on s’embarque loin, loin…

Say Hello to BlackJack t.9 (Glénat, 6,40 €)
Quittant le service de cancérologie, l’interne Saitô poursuit son apprentissage et intègre l’unité de psychiatrie. Il y fait la connaissance d’un journaliste qui, déguisé en patient, prépare une enquête sur le quotidien de ces malades. Son approche pragmatique va aider Saitô à penser différemment et à mûrir. Un nouveau volume Syuho Sato toujours aussi instructif et d’une grande sensibilité qui s’interroge plus particulièrement sur la discrimination de la population vis-à-vis des personnes souffrant des « maladies de l’âme ».

Gen d’Hiroshima t.7 (Vertige Graphic, 18 €).
On a beau se préparer à lire Gen, on est toujours surpris par l’intensité émotionnelle qui se dégage du récit de Nakazawa
Alors que cette année marque le 60 anniversaire d’Hiroshima, cette série est un outil essentiel au devoir de mémoire en venant rappeler des épisodes atroces de l’après-guerre malheureusement trop souvent oubliés par la grande Histoire. Du martyre vécu par les immigrés coréens aux exactions commises par la « cellule Canon », organisme officieux qui n’hésitait pas à pratiquer la torture pour convertir les opposants en espions loyaux à la solde du vainqueur, ce chef-d’œuvre milite pour le « plus jamais ça » avec une conviction rare. Cela s’explique par le vécu de Nakazawa qui a subi dans sa chair les ravages de la Bombe et par ses qualités de conteur qui rendent cette BD brillante de bout en bout.

  • A lire aussi :

    Heads (Delcourt) vient de se terminer au quatrième tome et s’accompagne de trois nouvelles bien troussées avec suspense et angoisse garantis. Les amateurs de thriller dans le même genre pourront se rabattre sur Homunculus chez Tonkam. Cette nouvelle série suit la vie d’un jeune SDF acceptant, moyennant finance, de se faire trépaner une partie du cerveau. Il développe alors des facultés extrasensorielles. Brrr…


    Beck (Delcourt ; 8,50 €). Divertissante histoire d’un jeune qui découvre le rock et se plonge corps et âme dans sa nouvelle passion. Le tome 9 est accompagné d’un CD avec des groupes nippons énervés qui font bouger la jambe dont les « cultissimes » 5 6 7 8’s, gang de rockeuses furieuses aperçues dans Kill Bill -1. Whoo-hoo…

    Il nous est impossible de passer sous silence, la sortie coffret du monumental Nausicaa de Miyazaki, LE seul manga de ce maître de l’animation. Des heures de lecture et de rêve en perspective! (Glénat, 75 €)

Enfin, dans la foulée de Manga : 60 ans de BD japonaise de Paul Gravett, on mentionnera la parution du non moins indispensable Guide Phénix du manga des éditions Asuka (18€). Soit 600 pages de rédactionnel fourmillant d’informations sur le manga, accompagnées d’un DVD sur la japanim’. Reprenant quelques articles du Hors série d’Animeland sur le manga (histoire, spécificités…), l’ouvrage s’enrichit de dossiers et analyses, étudiant le phénomène manga au Japon à travers ses plus grands auteurs et ses éditeurs. S’ensuit une étude du marché manga en France : évolution au cours des années, perspectives, bilan de la politique éditoriale des éditeurs (pas toujours complaisant, faut-il le signaler), 10 idées reçues sur le manga, des interviews, des strips… Mais la valeur ajoutée de ce guide réside incontestablement dans sa seconde partie proposant un recensement (quasi) exhaustif de tous les mangas parus en France à ce jour. Sur le modèle du site Manga-news, chaque manga dispose d’une fiche comportant un résumé de l’œuvre et diverses informations pratiques : nombre de tomes VO/VF, titre original, genre, couverture, prix… De +Anima à Zipang,  ce sont ainsi plus de 700 titres qui sont inventoriés ! Malgré quelques omissions inévitables pour une première (Le Lézard Noir par exemple) et quelques coquilles, on ne peut que saluer ce travail. Une bible pour les otakus en herbe comme pour les professionnels du livre et autres curieux.


Mata ne !


Nicolas Trespallé

....................................................................
Mang'Arte, le magazine du manga différent
Mangas, animes & dossiers complets
en ligne tous les mois
www.arte-tv.com/mangarte

# 15 - Décembre 05
...................................................................

Edité le : 21-12-05
Dernière mise à jour le : 20-08-08