Pourtant, c’est bien Bowie au bras d’Iman, son épouse, le 22 avril 2008, à la soirée Vanity Fair du Tribeca Film Festival (photo). C’est encore lui, le 23 janvier 2009, à la première du film Moon de son fils Duncan au Festival Sundance, et toujours lui, le 8 juin 2010, pour les 95 ans de l’inventeur de la guitare Les Paul au côté de Brian Setzer.
Absences et fulgurances
On le dit mourant. Mais, grâce à lui, la pop music a retrouvé l’aura perdue depuis la démocratisation en masse de la culture pop sous l’impulsion de l’ADSL. La première fois qu’on a entendu David Bowie, c’était en 1969. Sa chanson Space Oddity contait l’histoire d’un homme parti se perdre dans l’espace. Ce personnage étrange doté d’une voix qui ne l’est pas moins garde jalousement ses secrets. Tout au long des seventies, il alignera une dizaine de chefs-d’oeuvre, de Hunky Dory à Aladdin Sane en passant par Ziggy Stardust, Station to station, Low ou Heroes...
En 1983, David Bowie sort l’album Let’s dance. Gros succès, prémices de la mondialisation musicale. Il s’y perd. Parfois, ce n’est pas lui en studio. Ainsi analysera-t-il sa production de disques mineurs. Mais il revient la décennie suivante avec Black tie white noise, bel opus funk méconnu suivi d’une poignée de bons disques, jusqu’à Heathen, parfaite synthèse post-traumatique, en 2002. Pour Reality, le disque suivant, David Bowie s'absente de nouveau : un son brushingué, comme ses nouveaux cheveux. Lors de la tournée subséquente, le "Reality Tour", il donne des concerts mémorables mais doit annuler les dernières dates en Europe, pour raisons médicales. Et depuis ? Sa voix est apparue avec parcimonie mêlée à celle des Arcade Fire ou de Scarlett Johansson.
Le 8 janvier 2012, il a fêté ses 65 ans. Il ne sort plus de chez lui, se terrant dans le quartier de Nolita à New York. On le dit bouffi, luttant contre les cancers qui se déclarent en cascade. Mieux vaut l’imaginer concentré sur son grand oeuvre.





Envoyer à un ami

RSS
Facebook
Twitter