Magnifico
Grotesque, irrévérencieux, à 46 ans, Robert Pesut, alias Magnifico, a tout compris à la Dada Pop. Dès ses débuts dans le show business en 1992, le Slovène fait de l'absurdité son dada.
Alors que la Yougoslavie est en guerre, il chante "Let's Dance". Six albums plus tard, Magnifico cible le capitalisme à travers ce tube, "Giv Mi Mani", "file-moi du pognon !" sur fond de turbofolk.
Invité fin 2011 aux Transmusicales de Rennes, le Slovène revendique avec une poignée d'autres une pop au énième degré, souvent cynique mais toujours humoristique ! Ses têtes de turc : les homophobes, les racistes, les cupides qui gangrènent selon lui son pays depuis son entrée dans l'Europe en 2004 !
Avec humour, Magnifico s'empare des sujets qui fâchent, comme la ségrégation des gitans dans son titre "Zum Zum".
Face à la crise mondiale, les trublions de la Dada Pop prônent le droit à la transgression et à la bidonnade. Un joli coup de chapeau aux Dadas des origines, nés dans une taverne suisse en 1916, en pleine première Guerre Mondiale. En baptisant ainsi leur mouvement, Tristan Tzara et ses adeptes, Man Ray ou Duchamp revendiquent le retour à l'enfance et la surenchère par l'absurde. Le meilleur moyen selon eux de dénoncer la folie du monde.
Orchestra of Spheres
Les membres d'Orchestra of Spheres débarquent de la planète Nouvelle-Zélande. Ils ont tous évolué dans l'univers de la musique expérimentale et de la performance avant de sortir leur premier album l'année dernière : du cousu main.
Maylee Todd
Avant de se lancer dans la Dada Pop, Maylee Todd faisait des guignolades à la télévision canadienne.
Dans son premier clip, Maylee Todd, basée à Toronto, détourne les codes de la pop culture et invite son père, sosie d'Elvis Presley dans le civil à faire la bringue.
Sorti en 2011, son premier album entièrement autoproduit porte le titre "choisis ta propre aventure !"
"Quand j'étais petite, je jouais beaucoup aux jeux vidéo et ça se retrouve dans les paroles de mes chansons. Comme par exemple : t'as toujours plein de vies même quand t'es mort ! Ça peut rejoindre la réalité : si tu penses que ta vie est de la merde, tu t'imagines qu'il peut y avoir des jours meilleurs, une nouvelle chance !"
Silverio
Du mouvement dada, le mexicain Silverio a surtout retenu le goût de la provocation.
Élevé chez les curés, il commence la musique comme enfant de choeur dans la cathédrale de Mexico avant de virer punk. Depuis qu'il a découvert le sampleur, Silverio compose et monte seul sur scène, où il prend tous les risques, même celui d'y laisser son slip.
"Je faisais un concert à Mexico dans "la ceinture de la misère", et on m'a dépouillé sur scène. Les gens se battent parce qu'ils ont beaucoup de choses à dire et ils ont des besoins au-delà de ce que tu peux imaginer. Mais ça se passe partout, pas juste dans une république bananière comme le Mexique. Ils m'ont tout volé jusqu'à mon caleçon."
En 2003, Silverio sort le morceau "Yepa Yepa", assorti d'un clip vidéo, mais sa réputation sulfureuse de super macho de l'électro le rattrape.
La vidéo est interdite sur MTV et la plupart des chaînes de télé hispaniques quand celles-ci apprennent qu'une de ses performances au Musée d’Art Moderne de Mexico a été interrompue par la police.
Clou du show de Silverio, le moment où il se met à insulter son public.
Cadreur : Sébastien Berge
Ingénieur du son : Bruno Blanqui







Envoyer à un ami












RSS
Facebook
Twitter