Ils ont le regard de ceux qui côtoient la mort. Abdul Daian, Nashir Ahmed ou encore Tahir Mohamed. Des Afghans qui ont perdu un père, un frère ou un fils lors du bombardement de Kunduz par l'armée allemande, il y a huit mois. Des victimes civiles. Ces portraits de leurs proches racontent la douleur, la confusion, l'incompréhension. Des photographies, des textes mais aussi des vidéos pour mettre un nom sur les morts de Kunduz. Le bilan ? Les chiffres ont varié du simple au double. Le photographe a identifié 91 victimes. Il souhaite ainsi rétablir une vérité, et non condamner l'armée allemande. Loin des commissions d'enquête, loin des communiqués aseptisés, ces noms révèlent la face cachée du conflit. La mort qui frappe tous les jours. Le deuil qui se vit avec fatalité.
Dans quelques jours, Marcel Mettelsiefen retourne à Kunduz pour un reportage sur les plantations de roses. Dans ses bagages, il emporte ses portraits. Avec l'espoir de pouvoir les exposer, avant la fin de l'année, en Afghanistan.
Exposition
"Kunduz, 4 September 2009"du 24 avril au 13 juin 2010
au Kunstraum de Potsdam







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