Pour le moment Madrid n’a pas formulé de demande d’aide à l’Union européenne, ni au FMI, le Fonds monétaire international. Mais sa situation inquiète.
Pour Bruxelles, le plan d'austérité annoncé, en mai dernier, par Madrid ne suffit pas. L'objectif était d'économiser 15 milliards d'euros jusqu'en 2013, la Commission, elle, réclame 20 milliards.
"L'Espagne n'est pas la Grèce" a précisé le chef du gouvernement Zapatero mercredi 16 juin
« L'Espagne est un pays solvable, solide et qui bénéficie de crédits internationaux. Mais comme beaucoup d'autres Etats, l'Espagne souffre des conséquences de la pire crise financière et économique des dernières 80 années ».Quatrième économie de la zone euro Madrid fait face au même dilemme que la plupart des gouvernements européens : réduire les dépenses tout en relançant l'économie. Pour assurer une plus grande flexibilité, le gouvernement espagnol a décidé de réformer son marché du travail.
Colère des syndicatsLes syndicats rejettent en bloc la plan antisocial du Premier ministre Zapatero. Ils ont appelé à une grève générale fin septembre, juste avant les négociations budgétaires.
Et ce n'est pas tout, l'Espagne est de nouveau dans la ligne de mire des spéculateurs. Le chef du Fonds Monétaire International est attendu Vendredi 18 juin à Madrid, pour une visite de travail.
Rumeurs démentiesSelon des rumeurs, l'Union européenne prépare un plan de sauvetage de 250 milliards pour sortir l'Espagne de l'impasse. Rumeurs démenties par Bruxelles et le FMI.
Arte Journal, le 17 juin 2010
Lien : Libération