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La malédiction de l'or noir

Comment le pétrole détruit notre environnement.

La malédiction de l'or noir

BP en eaux troubles - 24/01/13

BP en eaux troubles

La Malédiction de l'or noir Mardi 28 juin 2011 à 20h40


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Déjà un an après la catastrophe de la plateforme Deepwater Horizon et le déversement de 650 000 mètres cubes de pétrole dans le Golfe du Mexique, BP crie victoire en déclarant que le pétrole a pratiquement disparu. Mais la réalité semble différente de la affirmation de BP.

Depuis 20 ans, l’enquêteur Greg Palast est sur la piste de BP et a trouvé que la catastrophe dans le Golfe du Mexique n'est pas le seul pour lequel BP porte la responsabilité. Globalement, BP est impliqué dans les crimes environnementaux. Depuis le Golfe du Mexique, Greg Palast s’envole pour l’océan arctique pour découvrir que BP y a déversé 750 000 litres de pétrole. Le problème ? BP n’avait pas testé l’état du gazoduc depuis huit ans. La raison ? Un avocat de la partie adverse explique : « BP réduit ses coûts, avec des conséquences désastreuses. » Dans l’ombre, l’un de ceux qui ont programmé l’équipement de test des pipelines utilisé par les compagnies, le PIG, explique que tester 1,5 km de gazoduc peut coûter jusqu’à un million de dollars. BP a peut-être économisé des millions de dollars sur le test de ses gazoducs, mais elle a ainsi empoisonné la dernière région du globe encore intacte.

Greg Palast qui, il y a quelques années, enquêtait sur la catastrophe de l’Exxon Valdez en 1989, révèle qu’en dépit du nom « Exxon » sur le bateau, c’est en fait une compagnie baptisée Alyeska, dont BP est actionnaire majoritaire, qui a été chargée de contenir la marée noire. Il leur a fallu si longtemps pour effectuer le nettoyage que le pétrole a dévasté 2 000 kilomètres de côtes en Alaska. Le pétrole est toujours présent sur les plages, 22 ans après la catastrophe.


En Azerbaïdjan Palast a appris par un informateur que BP avait subi une explosion étrangement similaire à celle qui a tué 11 personnes dans le Golfe du Mexique 17 mois plus tôt. BP n’a jamais reconnu l’explosion en mer Caspienne, qualifiée simplement d’« émission de gaz », et n’a pas publié son rapport interne sur cet incident qui a pourtant entraîné la plus vaste opération d’évacuation jamais réalisée sur une installation offshore. Et comme le plus grand investisseur étranger dans le pays, et à l'aide des pots-de-vin, BP n'a rien à craindre dans l'état de la police de l'Azerbaïdjan.

A propos du présentateur et réalisateurs de la documentaire


Greg Palast

Greg Palast est l'un des journalistes d'investigation les plus importants de notre temps. Son livre «The Best Democracy Money Can Buy" a été plus d'un an sur le New York Times bestseller liste. En Grande-Bretagne, il régulièrement rapporte pour la BBC. Pendant ses recherches en 2000, il a découvert la fraude de l'élection à la présidentielle américaine en Floride. Des milliers d'Afro-Américains ont été privés de leurs droits de vote, afin d'assurer l'élection de George W. Bush. Pour le documentation "BP en eaux troubles" il était sur les traces de British Petroleum presque 20 ans.

James Brabazon

James Brabazon est un journaliste de guerre primé, documentariste et auteur. Il écrit régulièrement pour des journaux britanniques comme The Observer, The Guardian et Independent. Brabazon a été la première et unique journaliste à avoir filmé le groupe rebelle LURD au Libéria, qui se sont battus pour renverser le président Charles Taylor. Pour cette documentation, il a reçu deux nominations aux Emmy Awards.

Edité le : 09-06-11
Dernière mise à jour le : 24-01-13