En Russie, le loup est classé "animal nuisible". On peut donc le chasser toute l’année, même pendant la période de reproduction. Il a, de tout temps, fait l’objet d’une chasse impitoyable. Deux biologistes, Laetitia Becker et Vladimir Bologov, tentent de faire changer les mentalités. Vladimir Bologov est directeur de « Chisty Les », un centre de réhabilitation des louveteaux orphelins. Situé au beau milieu de la taïga, ce centre compte plusieurs enclos dans une réserve naturelle de 35 kilomètres carrés. Chaque année, il recueille des louveteaux que lui confient des zoos russes et des chasseurs. Sa vocation première est la remise en liberté de ces animaux.
Laetitia, qui s’occupe de ses petits protégés, doit veiller à ce qu’ils ne s’habituent pas trop à l’homme pour qu’ils puissent retourner à l’état sauvage. La jeune fille passe des jours et des semaines assise sans bouger dans l’enclos pour voir s’ils sont capables de se procurer de la nourriture tout seuls. Laetitia et Vladimir luttent contre la chasse incontrôlée des loups en Russie. Ils se sont fixé pour objectif de faire abolir les primes que reçoivent les chasseurs russes pour chaque peau, et d’obtenir des périodes d’interdiction de la chasse aux loups. Jusqu’à présent, Vladimir a réussi à en réintroduire 23. Bientôt, trois autres loups suivis par Laetitia seront mis en liberté.
Pour la première fois, la station a trouvé les fonds pour acheter des colliers GPS qui permettront de suivre ces prédateurs et de documenter leur vie à l’état sauvage. C’est un combat solitaire et difficile que mène Laetitia. Elle ne sait pas encore si les loups pourront être relâchés mais affirme avec certitude : « mon avenir est en Russie, je travaillerai toujours avec les loups ».







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