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Cannes 2009

Retrouvez toute l'actualité de la 62ème édition du festival

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Cannes 2009

Retrouvez toute l'actualité de la 62ème édition du festival

Cannes 2009

06/11/13

Cannes sur Arte

Pour le 62e Festival de Cannes, le cinéma mondial investit ARTE du 6 au 31 mai, avec des films primés, une rétrospective Nouvelle Vague, des documentaires et un rendez-vous quotidien en direct de la Croisette.


LES FILMS



Vincent, François, Paul… et les autres

mercredi, 30 avril à 13h35

Trois amis aux abords de la cinquantaine font le bilan de leurs existences.



Familles à vendre

mardi, 12 mai à 14h45

La famille revue et castagnée par Pavel Lounguine sur fond de pot-de-vins et de grand amour.



Moi, toi et tous les autres

lundi, 18 mai à 14h45

Une éclatante réussite cinématographique!



Entretien exclusif
avec
et
du film Flandres

Flandres

mercredi, 20 mai à 23h15

Avec cette exigence et cette force d’évocation exceptionnelle, le cinéaste français inscrit Flandres sans conteste au firmament des films essentiels.



Retrouvez l'interview de
à Cannes
pour Arte
La Mauvaise éducation

La Mauvaise éducation

vendredi, 22 mai à 03h00

Deux garçons découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années 1960.



Voir la
un film
d'Amos Gitaï

Free Zone

lundi, 22 juin à 03h00

Trois femmes, une voiture, une somme d’argent à retrouver… Le chaos israélien, vu sous l’angle du polar et de la figure féminine par Amos Gitaï.



Conte de cinéma

mercredi, 27 mai à 03h00

Une nouvelle reformulation du malaise contemporain, selon le cinéaste coréen Hong Sangsoo. Le style est plus direct, mais le mystère reste entier…



au sujet du film
Voiture de luxe

Voiture de luxe

jeudi, 28 mai à 01h25

Le dialogue intergénérationnel en Chine, dans ce qu’il possède de plus pudique.



Entretien exclusif avec Nuri Bilge Ceylan
Propos recueillis à l'occasion de la sortie du film

Les Climats

jeudi, 28 mai à 03h00

Le réalisateur Nuri Bilge Ceylan poursuit son "enquête" sur la solitude et l'incapacité à communiquer de certains hommes turques.



CINEMA TRASH


Hustler White

Hustler White

vendredi, 29 mai à 03h00

Un porno comico-horrifique dans le milieu des prostitués gay de l'underground hollywoodien.




LES AUTRES FILMS


vendredi, 22 mai 2009

14:45
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Ma rediffusion
Ma rediffusion

Ballroom dancing

Une comédie musicale burlesque et joyeusement kitsch qui rend hommage aux classiques hollywoodiens des années 1940.

DÉTAILS

vendredi, 22 mai 2009 à 14:45

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Ballroom dancing
(Australie, 1991, 90mn)
ARTE F
Réalisateur: Baz Luhrmann
Acteur: Antonio Vargas, Barry Otto, Bill Hunter, Gia Carides, Jack Webster, John Hannan, Kris McQuade, Lauren Hewett, Pat Thomson, Paul Mercurio, Peter Whitford, Pip Mushin, Sonia Kruger, Tara Morice
Distributeur: Canal + Image International, Eurofilm & Media Ltd

Malentendant 16 / 9

Une comédie musicale burlesque et joyeusement kitsch qui rend hommage aux classiques hollywoodiens des années 1940.

Scott Hastings est un champion de danse ambitieux. Mais ses espoirs de remporter le très convoité Grand Prix Pan Pacific s'effondrent lorsque Liz, sa partenaire, est disqualifiée. Fran, une débutante - le "vilain petit canard" de la classe où il enseigne -, le persuade de lui donner sa chance...

Danse avec les fous
Joyeusement kitsch, cette comédie musicale moderne ose tout : la tendresse, l'humour et même le burlesque. Ballroom dancing a plu au jeune public qui y a vu une parodie de Dirty dancing et lui a décerné en 1992 le Prix de la jeunesse au Festival de Cannes.

Ce film est diffusé en version multilingue


vendredi, 29 mai 2009

14:45
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Ma rediffusion
Ma rediffusion

Boulevard du crépuscule

Le destin pathétique d'une star déchue du cinéma muet, obsédée par un impossible come-back.

DÉTAILS

vendredi, 29 mai 2009 à 14:45

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Boulevard du crépuscule
(Etats-Unis, 1950, 106mn)
ARTE F
Réalisateur: Billy Wilder
Scénariste: Billy Wilder, Charles Brackett, D.M. Marshman
Image: John F. Seitz
Musique: Franz Waxman
Acteur: Cecil B. DeMille, Erich Von Stroheim, Gloria SWANSON, Nancy Olson, William Holden
Distributeur: Tcm
Producteur: Charles Brackett

Malentendant

Le destin pathétique d'une star déchue du cinéma muet, obsédée par un impossible come-back. Un hommage d'une cruauté funèbre à Hollywood, signé Billy Wilder.

Norma Desmond, grande actrice du muet, vit recluse dans sa luxueuse villa de Beverley Hills, en compagnie de son majordome Max von Meyerling, lui-même ex-cinéaste au rancart. Joe Gillis, un scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété et Norma lui propose de travailler sur le film qui marquera son retour à l'écran. Entre fascination et effroi, Joe s'installe dans le monde factice de Norma et devient son amant. Mais quand celle-ci perd définitivement pied, allant à la Paramount pour sommer Cecil B. DeMille de tourner à nouveau avec elle, il cherche à rompre...

Et dans leur propre rôle...
Pour décrire l'angoisse funèbre d'une actrice vieillissante, Billy Wilder signe l'un de ses plus grands films, oscillant en permanence entre tragique et grotesque. Dans une veine nettement plus sombre que les légendaires comédies qui suivront (Certains l'aiment chaud, Sept ans de réflexion), Boulevard du crépuscule, extraordinaire mise en abyme de la mythologie hollywoodienne, est à la fois un hommage au cinéma et une satire féroce de ses illusions. Assumant la cruauté de son sujet, Wilder proposa le rôle de Norma à une authentique star déchue du muet, Gloria Swanson, qui accepta courageusement de s'auto-parodier, contemplant dans le film ses propres photos de jeunesse ou un extrait d'un de ses derniers succès, Queen Kelly, réalisé en 1924 par... Erich von Stroheim. Efficacement secondés par un William Holden à la fois veule et attachant, tous deux se surpassent dans ces compositions schizophréniques. Un vertige prolongé par les apparitions du vrai Cecil B. DeMille (qui avait lui aussi dirigé Gloria Swanson à sa grande époque) et du bouleversant Buster Keaton, en vieil acteur fantomatique.


dimanche, 24 mai 2009

03:00
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Ma rediffusion
Ma rediffusion

The million dollar hotel

Autour du meurtre de l'un d'entre eux, le destin croisé de marginaux dans un palace déshérité de Los Angeles. Un conte déjanté à la Wenders, avec Mel Gibson et Milla Jovovich.

DÉTAILS
Dossier
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Un agent de la Stasi se prend de sympathie pour un couple qu'il espionne.

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dimanche, 24 mai 2009 à 03:00

Rediffusions :
Pas de rediffusion
The million dollar hotel
(Allemagne, Royaume Uni , Etats-Unis, 1999, 117mn, VM)
ARTE F
Réalisateur: Wim Wenders
Image: Phedon Papamichael
Musique: Bono, Hal Willner
Montage: Tatiana S. Riegel
Acteur: Amanda Plummer, Bud Cort, Gloria Stuart, Jeremy Davies, Jimmy Smits, Julian Sands, Mel Gibson, Milla Jovovich, Peter Stormare, Tim Roth
Auteur: Nicholas Klein
Production: Icon Entertainment International, Kintop Pictures, Road Movies Filmproduktion
Producteur: Bono, Bruce Davey, Deepak Nayar, Nicholas Klein, Wim Wenders

Malentendant Stéréo 16 / 9 Version multilingue

Autour du meurtre de l'un d'entre eux, le destin croisé de marginaux dans un palace déshérité de Los Angeles. Un conte déjanté à la Wenders, avec Mel Gibson et Milla Jovovich.

Un matin de mars dans un quartier délabré de Los Angeles. Tom-Tom se jette dans le vide depuis le toit du Million Dollar Hotel, refuge de la dernière chance pour fauchés en manque d'affection. Deux semaines plus tôt, son ami Izzy, fils d'un magnat de la presse, avait fait de même. Le FBI envoie le détective Skinner pour mener l'enquête. Au cours de celle-ci, il rencontre Dixie - le cinquième Beatles -, Geronimo - peintre raté mais vrai faussaire - et, enfin, la belle Éloïse...

La cité des anges déchus
Pour son vingtième long métrage, Wim Wenders renoue avec ses personnages de prédilection, anges déchus ou gentils paumés dans la jungle des grandes villes. Son intrigue policière se déroule dans le fameux Million Dollar Hotel, un building aujourd'hui délabré qui, dans les années 1920-1930, fut fréquenté par la faune artistique de l'époque (dont un certain Charlie Chaplin). Plus récemment, ce lieu inspira une histoire à Bono lors du tournage du clip de sa chanson "Where the streets have no name". Et le chanteur légendaire de U2, qui n'en était pas à sa première collaboration avec Wenders, de signer là son premier scénario... Un scénario halluciné qui doit évidemment beaucoup à la mythologie décadente du rock, avec son monde de doux dingues plus ou moins paranos, dont la fuite dans l'imaginaire se heurte au pouvoir cynique des images médiatiques omniprésentes dans le film. Un univers haut en couleur jusque dans le choix du casting, avec un Jeremy Davies illuminé (que l'on a pu voir dans Il faut sauver le soldat Ryan, de Spielberg), un top model (Milla Jovovich) en coucou tombé du nid, et Mel Gibson façon "Robocop".

Ce film est diffusé en version multilingue


lundi, 28 septembre 2009

14:45
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Ma rediffusion
Ma rediffusion

Le baron de l'écluse

Héros de la guerre de 14-18 et baron désargenté, Jérôme Napoléon Antoine mène une vie de luxe grâce à ses riches relations.

DÉTAILS

lundi, 28 septembre 2009 à 14:45

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Le baron de l'écluse
(France, Italie, 1960, 90mn)
ARTE F
Réalisateur: Jean Delannoy
Image: Louis Page
Musique: Jean Prodromidès
Montage: Henri Taverna
Acteur: Aimée Mortimer, Albert Michel, Alexandre Rignault, Blanchette Brunoy, Charles Bouillaud, Cécyl Marcyl, Dominique Boschero, Gabriel Gobin, Georges Lycan, Jacques Castelot, Jacques Hilling, Jean Constantin, Jean Desailly, Jean Gabin, Jean-Pierre Jaubert, Louis Seigner, Micheline Presle, Olga Valéry, Pierre-Louis, Raphaël Patorni, Robert Dalban, Émile Genevois
Auteur: Jean Delannoy, Maurice Druon, Michel Audiard
Production: Cinétel, Filmsonsor S.A., Intermondia Films, Vides Cinematografica
Producteur: Jean-Paul Guibert

Malentendant 16 / 9

Un coin tranquille de la campagne française, le couple détonant Jean Gabin et Micheline Presle, des dialogues signés Michel Audiard : cette adaptation de Simenon est un film délicieux et pétillant.

Héros de la guerre de 14-18 et baron désargenté, Jérôme Napoléon Antoine mène une vie de luxe grâce à ses riches relations. Il joue beaucoup, perd souvent... Un jour, la chance lui sourit lors d'une partie de cartes avec le marquis de Villamayor : il gagne onze millions et, en guise d'acompte, reçoit un yacht. Avec Perle, une ancienne maîtresse qu'il enlève au milliardaire qui l'entretient, il part pour Rotterdam prendre possession du bateau. Par les canaux, ils veulent rallier Monte-Carlo. Mais, à court d'argent, ils sont contraints de s'arrêter à l'écluse de Vernisy, sous l'oeil curieux des habitants du lieu...

Quand on s'promène au bord de l'eau
Sur une histoire originale de Georges Simenon, Jean Delannoy réalise un film pétillant et enjoué, qui laisse la part belle aux personnages, caractériels, drôles et magistralement interprétés. Jean Gabin en aristocrate sans le sou, ironique et solitaire, et Micheline Presle en femme légère au caractère exalté forment un couple détonant et attachant. Leur situation tragicomique est servie par les inimitables dialogues de Michel Audiard. Le tout dans le décor paisible d'une petite bourgade française, avec sa poste, son épicerie et ses habitants à l'affût du moindre ragot. Un vrai plaisir.


lundi, 8 juin 2009

14:45
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Ma rediffusion
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Quai des brumes

"T'as d'beaux yeux, tu sais"... Jean Gabin le déserteur, Michèle Morgan l'orpheline, et Prévert et Carné aux manettes pour sublimer leurs amours fatales.

DÉTAILS

lundi, 8 juin 2009 à 14:45

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Quai des brumes
(France, 1938, 87mn)
ZDF
Réalisateur: Marcel Carne
Image: Eugen Schufftan
Musique: Maurice Jaubert
Acteur: Edouard Delmont, Jean Gabin, Michel Simon, Michèle Morgan, Pierre Brasseur, Robert Le Vigan
Auteur: Jacques Prevert
Production: Ciné-Alliance
Producteur: Gregor Rabinowitch


"T'as d'beaux yeux, tu sais"... Jean Gabin le déserteur, Michèle Morgan l'orpheline, et Prévert et Carné aux manettes pour sublimer leurs amours fatales.

Un déserteur de la Coloniale arrive au Havre, espérant s'y cacher puis repartir à l'étranger. Dans la baraque du vieux Panama, où il trouve refuge grâce à un clochard, il rencontre le peintre fou Michel Kross, et une orpheline, Nelly, dont il tombe amoureux. Cette dernière vit chez son tuteur Zabel, qui tente d'abuser d'elle. Retrouvant son envie de vivre auprès de Nelly, Jean se croit sauvé...

"Démoralisateur"
Réalisé dans la foulée d'Hôtel du Nord et un an avant Le jour se lève, Quai des brumes marque à nouveau la collaboration du tandem Carné/Prévert, qui atteindra son apogée en 1945 avec Les enfants du paradis. Reflétant la noirceur du climat d'avant-guerre, cette adaptation d'un roman de Pierre McOrlan en propose une version que l'écrivain lui-même qualifiera de "nettement désespérée" : le Montmartre évoqué dans le livre laisse ainsi place à l'atmosphère pluvieuse et lugubre du Havre. La toute jeune Michèle Morgan et le jeu sobre de Jean Gabin scelleront la légende de cette oeuvre expressionniste, comme hantée par la tragédie qui s'annonce. Bouleversant, l'acteur qui a tourné Pepe le Moko de Duvivier et La grande illusion de Renoir l'année précédente, et s'apprête à incarner La bête humaine, de Renoir toujours, devient l'interprète privilégié d'une génération en plein désarroi. En dépit de son pessimisme, cette histoire d'amour fatal entre un déserteur et une pupille de la nation connaîtra un triomphe immédiat à sa sortie en salles en 1938. Quelques années plus tard, jugé "démoralisateur" et défaitiste, le film sera interdit par le gouvernement de Vichy.


vendredi, 12 juin 2009

14:45
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Ma rediffusion
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L'étrangère

Un récit d'apprentissage sensible et audacieux, avec Sarah Pratt et Clément Sibony.

DÉTAILS

vendredi, 12 juin 2009 à 14:45

Rediffusions :
Pas de rediffusion
L'étrangère
(France, 2006, 75mn)
ARTE F
Réalisateur: Florence Colombani
Image: Mario Castanheira
Musique: Emmanuel Soland, Samuel Mittelmann, Stéphane Thiébaut
Montage: Isabelle Ingold
Acteur: Nicolas Cavallier, Cassandre Berthon, Charlotte Hellekant, Clément Sibony, Mireille Delunsch, Philippe Morier-Genoud, Sarah Pratt
Auteur: Florence Colombani, Sophie Audoubert
Coproduction: Arte France, Clap Films
Distributeur: Gemini Films
Production: Gemini Films
Producteur: Eric Chabot

Malentendant Stéréo 16 / 9

Un récit d'apprentissage sensible et audacieux, avec Sarah Pratt et Clément Sibony.

Sophie partage son temps entre une salle d'opéra, où elle est l'habilleuse d'une grande cantatrice suédoise, et le théâtre amateur. Après chaque représentation à l'opéra, elle aperçoit un jeune homme silencieux, Valentin. Elle est persuadée qu'il vient pour la belle cantatrice...


jeudi, 24 octobre 2013

13:35
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Ma rediffusion
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Minuit dans le jardin du bien et du mal

Quand un crime affole Savannah, bourgade conservatrice du sud des États-Unis. Petits arrangements mondains avec la mort, mis en scène par le maître Clint Eastwood.

DÉTAILS
Dossier
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Un agent de la Stasi se prend de sympathie pour un couple qu'il espionne.

accéder au dossier La Vie des autres

jeudi, 24 octobre 2013 à 13:35

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Minuit dans le jardin du bien et du mal
(Etats-Unis, 1997, 148mn)
ZDF
Réalisateur: Clint Eastwood
Scénariste: John Lee Hancock
Image: Jack N. Green
Musique: Lennie Niehaus
Montage: Joel Cox
Acteur: John Cusack, Kevin Spacey, Jack Thompson, Irma P. Hall, Jude Law, The Lady Chablis
Auteur: John Berendt
Production: Malpaso
Producteur: Arnold Stiefel, Clint Eastwood

Malentendant VOST Stéréo 16 / 9 Version multilingue HD natif

Quand un crime affole Savannah, bourgade conservatrice du sud des États-Unis. Petits arrangements mondains avec la mort, mis en scène par le maître Clint Eastwood.

Journaliste et auteur d'un livre oublié, John Kelso vient à Savannah couvrir la célèbre Christmas Party de Jim Williams, mystérieux Gatsby local, antiquaire et collectionneur d'art. Mais alors que le gratin s'attarde dans sa somptueuse demeure, dans le coeur historique de la ville, le troublant maître des lieux tue son amant Billy Hanson, lors d'une dispute. Arrêté, il plaide tranquillement la légitime défense, tandis que le reporter décide de rester pour enquêter...

Ombres et lumières
Élégantes façades et culte vaudou, soirées mondaines et bals sages de débutantes noires : c'est en visiteur fasciné par le raffinement provincial de Savannah, bourgade du Sud des États-Unis bercée par une végétation luxuriante, que Clint Eastwood s'empare de cette intrigue vaguement inspirée d'un fait divers. À partir de la figure centrale de Jim Williams (Kevin Spacey, impeccable d'ambiguïté derrière son demi-sourire à moustache), le cinéaste tisse, entre ombres et lumière, une toile peuplée de fantômes et de curieuses créatures : chien invisible promené en laisse, vieillard dresseur de mouches ou encore irrésistible Lady Chablis (à l'écran comme à la ville), transsexuel ravi de pimenter la douce torpeur de la cité et d'empoisonner son jeu des apparences. Et sous le regard un brin benêt du journaliste, auquel son expérience de New-yorkais n'est finalement d'aucun secours pour démêler les fils de cette comédie de moeurs, le meurtre est versé au compte des pertes et profits par la justice des hommes. Un film délicieusement énigmatique où le réalisateur exprime tout son art de l'ambivalence, incarnée par la statue du premier (et dernier) plan.

Demi-sourire à moustache
Élégantes façades et culte vaudou, soirées mondaines et bals sages de débutantes noires : c'est en visiteur fasciné par le raffinement provincial de Savannah, bourgade du sud des États-Unis bercée par une végétation luxuriante, que Clint Eastwood s'empare de cette intrigue vaguement inspirée d'un fait divers. À partir de la figure centrale de Jim Williams (Kevin Spacey, impeccable d'ambiguïté derrière son demi-sourire à moustache), le cinéaste tisse, entre ombres et lumière, une toile peuplée de fantômes et de curieuses créatures : chien invisible promené en laisse, vieillard dresseur de mouches ou encore irrésistible Lady Chablis (à l'écran comme à la ville), transsexuel ravi de pimenter la douce torpeur de la cité et d'empoisonner son jeu des apparences. Et sous le regard un brin benêt du journaliste, auquel son expérience de New-Yorkais n'est finalement d'aucun secours pour démêler les fils de cette comédie de moeurs, le meurtre est versé au compte des pertes et profits par la justice des hommes. Un film délicieusement énigmatique où le réalisateur exprime tout son art de l'ambivalence, incarnée par la statue du premier (et du dernier) plan.


vendredi, 12 juin 2009

03:00
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Ma rediffusion
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Violette Nozière

Une jeune fille découche, contracte la syphilis et nourrit de sombres projets. Les débuts d'une collaboration fructueuse entre deux maîtres de l'ambivalence : Chabrol et Huppert.

DÉTAILS

vendredi, 12 juin 2009 à 03:00

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Violette Nozière
(France, Canada, 1978, 119mn)
ARTE F
Réalisateur: Claude Chabrol
Image: Jean Rabier
Musique: Pierre Jansen
Montage: Yves Langlois
Acteur: Isabelle Huppert, Jean Carmet, Jean-François Garreaud, Stéphane Audran
Auteur: Frédéric Grendel, Hervé Bromberger, Odile Barski
Production: Cinevideo 5, FR 3, Filmel
Producteur: Denis Héroux, Eugène Lépicier

Malentendant 16 / 9

Une jeune fille découche, contracte la syphilis et nourrit de sombres projets. Les débuts d'une collaboration fructueuse entre deux maîtres de l'ambivalence : Chabrol et Huppert.

Violette vit dans un appartement exigu entre un père tendre mais étouffant et une mère qui rêve pour elle d'ascension sociale. Dès qu'ils ont le dos tourné, elle enfile ses talons hauts et file au Quartier latin. Maquillée, elle boit des gin-fizz avec une amie, rêvasse et s'offre aux garçons qu'elle croise. Elle finit par attraper la syphilis, mais fait croire à ses parents qu'il s'agit d'une maladie héréditaire et qu'ils doivent se soigner. Peu de temps après, son père fait un malaise...

La prisonnière
Dès les premiers plans - la cour de l'immeuble où vit Violette vue à travers une grille, les jambes de la jeune fille filmée derrière les barreaux d'une rampe - l'impression de claustrophobie s'insinue. Prisonnière d'un milieu étriqué et d'une décennie, les années 1930, qui s'achemine vers le chaos, écoeurée par la promiscuité avec ses parents dont elle entend les ahanements, l'adolescente va s'enfermer elle-même dans le fantasme et le mensonge. Le film s'inspire d'un fait divers réel qui fascina l'opinion publique : l'histoire d'une jeune fille qui empoisonna ses parents - seule la mère survécut -, prétendit avoir été violée par son père puis se rétracta, obtint des réductions de peine de trois présidents successifs, avant d'être libérée, puis, fait exceptionnel, réhabilitée. La force de la mise en scène de Chabrol est de toujours laisser planer l'ambiguïté. À aucun moment on ne sait si son père a réellement abusé de Violette. Mais le simple fait de confier ce rôle à Jean Carmet, qui, trois ans plus tôt, dans Dupont Lajoie, a joué une scène où il violait la même actrice, contribue à instiller une ambivalence. À ce jeu, la toute jeune Isabelle Huppert excelle aussi : sa Violette, à la fois manipulatrice et fragile, innocente et vénéneuse, maussade et lumineuse, lui valut à juste titre le prix de la meilleure actrice à Cannes.




LA NOUVELLE VAGUE A 50 ANS


Les 400 coups

mardi, 19 mai à 14h45

Antoine Doinel, douze ans et demi, écope d’une rude punition à faire le soir à la maison. Les circonstances font qu’il n’y parviendra pas.


samedi, 30 mai 2009

05:00
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Ma rediffusion
Ma rediffusion

La carrière de Suzanne

Le deuxième des six contes moraux d'Éric Rohmer, collection phare de la Nouvelle Vague.

DÉTAILS

samedi, 30 mai 2009 à 05:00

Rediffusions :
Pas de rediffusion
La carrière de Suzanne
(France, 1963, 52mn)
ARTE F
Réalisateur: Eric Rohmer
Image: Daniel Lacambre
Acteur: Catherine Sée, Christian Charrière, Diane Wilkinson, Philippe Beuzen
Auteur: Eric Rohmer

Malentendant

Le deuxième des six contes moraux d'Éric Rohmer, collection phare de la Nouvelle Vague.

Dans un café parisien, Bertrand, jeune étudiant réservé, retrouve son ami, le flamboyant Guillaume. À la table voisine, Suzanne étudie. Guillaume entreprend de la séduire...


vendredi, 10 février 2012

04:00
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Ma rediffusion
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Nouvelle Vague - vue d'ailleurs

Cinquante ans après, la Nouvelle Vague continue de déferler outre-Atlantique.

DÉTAILS
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Visite exclusive du nouveau département des Arts de l’Islam au Louvre.

accéder au dossier La Main tendue - Les arts de l'Islam au Louvre

vendredi, 10 février 2012 à 04:00

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Nouvelle Vague - vue d'ailleurs
(France, 2008, 51mn)
ARTE F
Réalisateur: Luc Lagier

Malentendant Stéréo 16 / 9 HD natif

Cinquante ans après, la Nouvelle Vague continue de déferler outre-Atlantique. Des réalisateurs américains (Arthur Penn, James Gray, Paul Schrader...) montrent combien cette révolution artistique a influencé le cinéma et leur travail.

En 1959 s'impose au Festival de Cannes ce que l'on va très vite baptiser la Nouvelle Vague, symbolisée par le Prix de la mise en scène décerné aux 400 coups de François Truffaut. Rompant avec les classiques rétrospectives, Luc Lagier - documentariste et critique de cinéma - célèbre ce cinquantième anniversaire en voyageant non dans le temps mais dans l'espace, en mesurant l'incidence du mouvement artistique le plus célèbre du cinéma français sur le 7e art international. D'Oshima à Wenders, ils sont nombreux, en Asie et en Europe, à porter l'empreinte de la Nouvelle Vague comme une évidence, presque comme un cliché. Mais quelle résonance ont eue les films de Truffaut, Godard ou Chabrol sur les auteurs américains, des années 70 à aujourd'hui ? Entre New York et Los Angeles, des cinéastes de tous horizons et de générations différentes - Arthur Penn, James Gray, William Friedkin, Paul Schrader, Don Alan Pennebaker, Jerry Schatzberg - évoquent les films qui les ont marqués et la façon dont ils influencent leur manière de tourner. Un hommage passionnant à un demi-siècle de cinéma.




Court-circuit

vendredi, 22 mai 2009

00:05
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Court - circuit

Spécial Cannes

DÉTAILS
Dossier
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Court-circuit vous donne plus que du court: des films du monde entier, des portraits de réalisateurs, des making of, des zoom sur les écoles de cinéma, sur des festivals, des leçons d'animation et les "trucs" du cinéma.

accéder au dossier Court-circuit - Le magazine du court métrage

vendredi, 22 mai 2009 à 00:05

Rediffusions :
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Court - circuit
(France, 2009, 45mn)
ARTE F
Producteur: 3XPLUS

16 / 9

Spécial Cannes

La Cinéfondation
Créée à Cannes en 1998, la Cinéfondation présente chaque année un florilège des meilleurs courts métrages des écoles de cinéma du monde entier. Rencontre avec Georges Goldenstern, directeur de cette institution.

La Semaine internationale de la critique
Vivier précieux pour le court métrage depuis près de trente ans, la Semaine internationale de la critique permet de découvrir les talents de demain.


>> Vers le site de l'émission



Spécial NOIRET

mercredi, 27 mai 2009

14:45
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Cinema Paradiso

Dans les années 50, en Sicile, un petit garçon fasciné par le cinéma se lie d'amitié avec un projectionniste.

DÉTAILS

mercredi, 27 mai 2009 à 14:45

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Cinema Paradiso
(Italie, 1988, 119mn, VM)
ARTE F
Réalisateur: Giuseppe Tornatore
Image: Blasco Giurato
Musique: Ennio Morricone, Andrea Morricone
Montage: Mario Morra
Acteur: Jacques Perrin, Philippe Noiret, Antonella Attili, Marco Leonardi, Salvatore Cascio

Malentendant Audiodescription 16 / 9 HD natif

Dans les années 50, en Sicile, un petit garçon fasciné par le cinéma se lie d'amitié avec un projectionniste. Un hymne au cinéma et à la vie, avec Philippe Noiret inoubliable en villageois bourru.

Rome, une nuit, au début des années 80. Le cinéaste Salvatore Di Vitta apprend la mort d'Alfredo. Salvatore se souvient de son enfance dans le village de Giancaldo, en Sicile. On l'appelait alors Toto et, lorsqu'il ne servait pas la messe pour le curé, au grand dam de sa mère qui l'élevait seule, il se précipitait au cinéma Paradiso, où Alfredo, le projectionniste bourru, lui enseignait les rudiments du métier...

La vie est un songe
La première partie du film, construite autour des souvenirs d'enfance de Salvatore, est une peinture irrésistible de la Sicile catholique des années 1950. Le cinéma est un lieu privilégié de sociabilité : tout le village s'y rencontre, on boit, on fume, on rit, on pleure, tandis que la statue de la Vierge veille sur tout ce beau monde. La fraîcheur et la légèreté du style de Tornatore font passer tous les gags, même les plus invraisemblables. Philippe Noiret et le jeune Salvatore Cascio forment un duo inoubliable, qui a valu à chacun plusieurs prix d'interprétation. Mais Cinéma Paradiso n'est pas qu'une comédie : le film est aussi empreint de nostalgie. Dans la seconde partie, la cadence se ralentit. Fini les souvenirs colorés de l'enfance ; Salvatore revient dans son village pour l'enterrement du projectionniste. La confrontation est douloureuse : le cinéma est en ruines, le village est colonisé par les voitures et tous ont vieilli...

Ce film est diffusé en version multilingue


>> Retour sur la carrière exceptionnelle de Philippe Noiret


DOCUS CINEMA


dimanche, 14 juin 2009

14:00
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Annie Leibovitz : une vie à travers un objectif

La photographe des stars Annie Leibovitz se livre avec spontanéité devant la caméra de sa soeur Barbara.

DÉTAILS

dimanche, 14 juin 2009 à 14:00

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Annie Leibovitz : une vie à travers un objectif
(Etats-Unis, 2005, 79mn)
ARTE F
Réalisateur: Barbara Leibovitz
Producteur: Thirteen, Wnet, AdirondackPictures

16 / 9

La photographe des stars Annie Leibovitz se livre avec spontanéité devant la caméra de sa soeur Barbara. Vivant et ultradocumenté, le portrait d'une géniale portraitiste.

Les décors de ses photos ressemblent à des superproductions hollywoodiennes. Si Annie Leibovitz est la photographe préférée des stars, c'est aussi parce qu'elle sait trouver la mise en scène qui les définit le mieux. Celle de Whoopi Goldberg nue dans une baignoire remplie de lait, symbole d'une femme noire cherchant sa place dans un monde blanc, rendit l'actrice célèbre. Capable de se fondre dans tous les univers - y compris celui du body-building, souligne un Arnold Schwarzenegger admiratif -, Annie Leibovitz a su détacher son objectif des vedettes et des hommes politiques pour un photoreportage à Sarajevo, à l'incitation de sa compagne défunte Susan Sontag, ou une émouvante chronique familiale. Nul ne sait mieux saisir l'intimité, qu'il s'agisse des Rolling Stones en tournée, de son père malade ou de John Lennon nu enlaçant Yoko Ono, un cliché pris quelques heures avant la mort du chanteur qui servit au magazine Rolling stone de muette épitaphe.

"Toujours en train de cadrer"
En confiance devant la caméra de sa jeune soeur Barbara, elle se livre sans retenue dans ce film qui raconte sa vie et ses quarante ans de carrière. La réalisatrice a eu accès à un fonds d'archives très riche, constitué des oeuvres d'Annie Leibovitz, mais aussi d'une multitude de photos et vidéos amateurs sur presque chaque étape de sa vie : sa jeunesse itinérante, ses années drogues et rock 'n' roll à Rolling stone, puis le tournant extravagant et glamour à Vanity fair et Vogue, où elle travaille toujours. En marge d'un défilé de stars - Kirsten Dunst, Demi Moore, Mikhail Barychnikov, Hillary Clinton, Mick Jagger, Yoko Ono, Patti Smith... -, ses proches racontent et analysent le parcours d'une stakhanoviste speedée qui déclare : "Quelle que soit la direction où je regarde, je suis toujours en train de 'cadrer'."


lundi, 28 mai 2012

05:00
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Le pouvoir des critiques

Comment les critiques se voient-ils eux-mêmes ?

DÉTAILS

lundi, 28 mai 2012 à 05:00

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Le pouvoir des critiques
(Allemagne, 2008, 52mn)
SWR
Réalisateur: Claus Räfle

Stéréo 16 / 9

"Mieux vaut une mauvaise critique que pas de critique du tout", dit-on. Mais les jugements sur un livre, un film ou une pièce de théâtre ont-ils une portée réelle ?

Comment les critiques se voient-ils eux-mêmes ? Omnipotents ou impuissants ? "Nous essayons d'aider les petits et ne dédaignons pas, de temps à autre, de donner une claque aux grands", avoue Gérard Lefort, critique de cinéma à Libération. Et si, dans l'ensemble, ils jugent leur rôle plutôt modeste, Thomas Sotinel, du Monde, a tout de même subi les menaces d'un cinéaste vexé par son commentaire peu flatteur. En Allemagne, les soucis du responsable de la critique littéraire au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung sont d'une tout autre nature : il n'y a pas de relève ! Face à eux, la position de Michael Billington, critique de théâtre au Guardian depuis bientôt quarante ans, semble idyllique.


lundi, 25 mai 2009

03:00
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Une histoire du cinéma israélien

Première partie : 1933-1978

DÉTAILS

lundi, 25 mai 2009 à 03:00

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Une histoire du cinéma israélien
(France, 2007, 104mn)
ARTE F
Réalisateur: Raphael Nadjari

16 / 9 HD natif

Un parcours passionnant à travers une quarantaine de films, qui révèle toute la diversité de la mémoire et de la société israéliennes. Premier volet, du sionisme héroïque à la découverte de l'Autre : le Palestinien.

Le premier film israélien s'appelle Oded hanoded, ("Oded l'errant", 1933), et il préfigure une série de films de propagande, exaltant le sionisme et sa capacité à forger un homme nouveau sur la terre d'Israël. Un héros qui agit, construit, combat, et cesse d'attendre son salut de Dieu pour prendre en main son destin et celui de son peuple. Comment l'utopie nationaliste des pionniers, inspirée du cinéma révolutionnaire soviétique, va-t-elle donner lieu aux questionnements déchirants de la postmodernité ? Raphaël Nadjari a choisi de laisser parler de multiples témoins et spécialistes - réalisateurs, producteurs, scénaristes, critiques ou acteurs - dont les propos éclairent les extraits d'une quarantaine de films. Un récit d'une richesse remarquable, qui permet de comprendre comment, aux prises avec une succession de traumatismes et d'événements - la Shoah, les guerres israélo-arabes, les vagues d'immigration successives, la défaite du socialisme fondateur ou la libération de la femme... -, ce cinéma va passer de l'affirmation d'une identité contestée à sa permanente remise en cause.

Friandises et coups d'éclat
Entre autres découvertes délectables, cette première partie explore le succès phénoménal de Sallah Shabati d'Ephraïm Kishon (1962), qui fait rire tout Israël avec les tribulations d'un juif oriental récemment immigré, et conquiert Hollywood - malgré les tentatives de Golda Meir pour interdire à l'étranger un film qu'elle juge dégradant pour l'image du pays. Tandis que Kishon et son producteur, Menahem Golan, inaugurent la vogue du cinéma commercial dit "bourekas" (du nom d'un friand gras et savoureux), Uri Zohar, poète de l'absurde, compare l'entreprise sioniste au tournage d'un film en plein désert dans Un trou dans la lune (1964) et annonce la "Nouvelle sensibilité", cousine de la Nouvelle Vague. À la décennie suivante, David Perlov, "artiste total" proclame la force de l'intime dans une société qui nie la vie privée. Et Ram Loevy, en racontant pour la première fois la guerre de 1948 du point de vue des Palestiniens dans Khirbet Hiza'a (1978), est censuré pour quatre ans...




DIRECT ET MAGAZINES


  • ARTE CULTURE tous les soirs à 19h30 du 13 au 23 mai





Edité le : 15-04-09
Dernière mise à jour le : 06-11-13