(États-Unis, 1963, 1h49mn, VF)
Scénario : Peter Stone, Marc Behm
Avec : Audrey Hepburn (Reggie Lambert), Cary Grant (Peter Joshua, alias Alexander Dyle, Adam Canfield, Brian Cruikshank), Walter Matthau (Hamilton
Bartholomew), James Coburn (Tex Panthollow), George Kennedy (Herman Scobie), Ned Glass (Leopold W. Gideon), Thomas Chelimsky (Jean-Louis Gaudel)
Image : Charles Lang Jr.
Montage : James B. Clark
Musique : Henry Mancini
Production : Stanley Donen Films
ZDF
Meilleure actrice (Audrey Hepburn) aux BAFTA Awards 1963
De retour des sports d’hiver, la jolie traductrice Reggie Lambert découvre son mari assassiné dans leur appartement parisien mis à sac. Peter Joshua, un séduisant divorcé qu’elle a rencontré à Megève, lui propose son aide. Bientôt, les anciens amis du défunt refont surface. Ils sont persuadés que Reggie sait où son mari a caché le magot qu’il a subtilisé à la résistance française...
Sophisticated lady
Réalisée par l’auteur de Chantons sous la pluie, cette comédie policière est un pur bonheur. Truffé de clins d’œil à l’histoire du cinéma, de rebondissements, de répliques irrévérencieuses, de courses-poursuites dignes des plus belles chorégraphies, Charade emballe le spectateur. Il est surtout le comble du glamour hollywoodien et du duo d’acteurs fait sur mesure. Audrey Hepburn, plus gracieuse que jamais, illumine le film avec son mélange de drôlerie et de fragilité ; quant à Cary Grant, impossible de résister à ses airs narquois de séducteur. Initialement, l’acteur avait rejeté le projet : il se jugeait trop vieux pour le rôle et soulignait sa grande différence d’âge (trente ans) avec Audrey Hepburn. Pour dissiper ses réticences, on rédigea des blagues et des sous-entendus sur le sujet. Surtout, ici, c’est la jeune femme qui mène le jeu de la séduction, inversant ainsi l’ordre habituel des choses. Ce très beau couple de cinéma navigue dans une intrigue multipliant les fausses pistes comme un authentique Hitchcock. Stanley Donen fait d’ailleurs ouvertement référence à l’œuvre du cinéaste, notamment lors de la bataille sur le toit (Sueurs froides), de l’enlèvement de l’enfant (L’homme qui en savait trop) ou de l’assassinat dans la salle de bains (Mais qui a tué Harry ?, Psychose).






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