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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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Ce week-end dans Tracks - 27/08/14

Au sommaire de l'émission du 30 août 2014

Cette semaine dans Tracks : troisième et dernier épisode de notre feuilleton sur les cultures urbaines.


Ils préfèrent les bancs publics aux planches de théâtre et le béton armé à la toile sur châssis. Les experts du street art ont la ville dans la peau. Ce soir, foulez le pavé en compagnie de Shepard Fairey, le père d’Obey. Croisez la route des Bone Breakers, les magiciens d’os et survolez le bitume tokyoïte avec les cruisers du Zen Skate. Sur le trottoir d’en face, faites le mur avec le GIF Art et calez vous sous un banc pour une séance d'Urban Dance. Cette nuit, suivez le guide et arpentez les moindres recoins de rue du street art dans une course poursuite fast and furious sans GPS et sans pédale de frein.

>> SHEPARD FAIREY : Yes He Can

Après l'Oncle Sam et son "I Want You For U.S. Army" de 1917, le "HOPE" sous le visage d'Obama devient, presque un siècle plus tard, le poster le plus viral d'Amérique. À 44 ans, Shepard Fairey, son auteur, est aujourd'hui le street artist le plus influent au monde. Pour cet ancien skater, les affiches nous donnent des ordres, comme le logo qu'il appose sur les murs de Californie depuis 89: "OBEY": "obéis!" En 2008, Fairey scotche le monde entier en réalisant le désormais mythique poster "HOPE" pour la campagne présidentielle de Barack Obama, qui le remercie personnellement pour son oeuvre. Flashback sur notre rencontre en 2001 dans son atelier de San Diego.

>> FLEXING : Magiciens d’os

À Brooklyn, loin des hipsters de Williamsburgh, de jeunes danseurs ont inventé le Flexing, une street dance extrême issue du bruk up jamaïcain. À chacun sa spécialité: des gliders qui semblent glisser sur le sol, aux pausers qui jouent l'arrêt sur images, en passant par les bonebreakers qui réinventent le contorsionnisme, le flexing s'est inventé un vocabulaire. Leo, le bonebreaker, s'est trouvé un job d'été au freakshow de Coney Island. Regg, quant à lui, espère bien faire du Flexing, "the next big thing".

>> ZEN SKATE : spring roll

À l'autre bout du globe, les skateurs japonais injectent du zen dans leur discipline. Avec près d'un million de vue en un mois, la dernière vidéo de Gou Miyagi a enflammé les réseaux sociaux avec son style unique à base de figures originales et d'humour. Pour filmer ses vidéos comme des œuvres d'art, Gou peut compter sur Takahiro Morita. Tout juste revenu de l'"International Skate Film Festival" de Los Angeles avec un prix en poche, ce skateur-journaliste produit et réalise depuis 95 des films de skate à l'esthétique radicale.

>> URBAN DANCE : Artistes Tout Terrain

Pourquoi s'entasser dans le métro quand on peut le faire dans les rues? Avec ses "Bodies in Urban Spaces", le chorégraphe autrichien Willi Dörner met la ville sans dessus dessous. À coups de sculptures humaines et de cascades sur bitume, ces drôles de performeurs réinventent le mobilier urbain!

>> GIF ART : gadget au pixel

Média privilégié du "lol" en ligne, le Gif, l'animation simple et répétitive, est devenu depuis quelques années le terrain de jeu privilégié des internautes et un véritable phénomène sur la toile. Aujourd'hui, le street artist anglais INSA l'importe dans les rues. Avec le GIF-iti, mélange de graffiti et de gif, il s'empare de l'acronyme à la mode en l'intégrant dans ses œuvres animées, visibles seulement sur le net.

>> DANCE MACHINE : Swing et mécanique

Ces danseurs là ne connaissent pas les courbatures! Dans son remake de "Chantons sous la pluie", l'artiste anglais Peter William Holden remplace les humains par des automates. Influencé par Jim Whiting, le créateur des robots du vidéoclip "Rockit" de Herbie Hancock, dont il a été l'assistant, Peter remet le couvert avec "Arabesque", spectacle dans lequel les stars sont des jambes et des bras. Après des études de physique et d’acoustique architecturale, le Français Aurélien Bory devient jongleur puis se lance dans la mise en scène. Dans "Sans Objet" en 2009, il confronte dans sa chorégraphie l'homme à la machine, et pas n'importe laquelle: un robot soudeur de deux tonnes!



Edité le : 25-08-14
Dernière mise à jour le : 27-08-14