Vidéo bonus - Les Beastie Boys et Public Enemy
Les Beastie Boys, c’est une vraie pochette-surprise. Entrés dans le rap par effraction il y a 23 ans en faisant les andouilles, ils ne sont jamais là où on les attend.
Venus de Brooklyn, les Beasties (acronyme pour Boys Entering Anarchistic States Towards Internal Excellence) donnent leurs premiers concerts en 79 sous le nom de Young Aborigenes avec une fille à la batterie : Kate Schellenbach. Deux ans plus tard, lorsque Adam Yauch, âgé de 17 ans les rejoint, ces punks hardcore se rebaptisent Beastie Boys.
Fondateur des Beastie Boys et ancien du groupe « Reagan Youths », "les jeunesses reaganiennes", Adam Yauch est le cerveau de cette bande de fous. Dès le début, fasciné par l’image, c’est lui qui tourne en super 8 les 400 coups des pieds nickelés new-yorkais. Mais alors qu’ils pataugent en plein punk, les Beastie Boys prennent en pleine poire le rap de leurs voisins de Big Apple : Public Enemy.
Au cours d’un concert de Public Enemy, ils rencontrent leur futur producteur et gourou. Mélangeant les riffs de Black Sabbath et des rythmes de Led Zeppelin, Rick Rubin invente un rap trans-genre qui va devenir la marque de fabrique des Beastie Boys. Pour Def Jam, le label de Rubin, c’est le jackpot, avec 5 millions d’albums des beastie vendus : une première dans l’histoire du rap !
La fusée Beastie est sur orbite. Inclassable, le groupe récolte les awards dans toutes les catégories, du rap au rock indépendant, et jusqu’au clip pour leur hit « Intergalactic ».
Au milieu des années 90, Adam le rebelle se bat pour une nouvelle cause : le Tibet, dont il épouse la religion bouddhiste. Afin de lever des fonds pour le pays du Dalaï-Lama, il crée une fondation en 94, et organise le Tibetan Freedom Concert en 98 à San Francisco, avec un casting à faire palir le yéti : Lauryn Hill et ses Fugees, Björk ou Yoko Ono, et 100 000 spectateurs ! En lévitation sur l’Himalaya, Adam n’en garde pas moins le sens des affaires.
Après avoir créé le label indépendant Grand Royal au début des années 90 puis un magazine du même nom, Adam monte l’année dernière sa propre société de production : Oscilloscope. Quand les beasties ne font pas appel à Spike Jonze -comme pour le clip "Sabotage", c’est Adam qui s’y colle, auteur de plus d’une dizaine de vidéos du groupe.
En 2004, le groupe confie 50 caméras à ses fans pour tourner leur show au Madison Square Garden. Il faudra près d’un an pour monter ce concert filmé façon « Big Brother ». Résultat : "Awesome; I Fuckin’ Shot That!"
En 2008, Adam signe son premier documentaire : un film sur un terrain de basket dans le bronx ! C'est "Gunnin' For That #1 Spot".
C’est qu'avec les Beastie Boys, il faut toujours s’attendre à l’improbable, comme avec l'album "The Mix-Up" sorti il y a deux ans, entièrement instrumental, avec zéro flow dedans !
Avec leur nouvel album "Hot Sauce Committee", les Beasties reviennent dans le droit chemin du rap. Un comeback en stand-by depuis l’annonce du cancer d’Adam.
Bonus
En écoute
"The Mix-Up" des Beastie Boyssorti en 2007 chez Capitol / EMI
Liens
- Le site des Beastie Boys
- Les Beastie Boys sur MySpace
- Beastiemania
- Prochain album sur Wikipeida "Hot Sauce Committee"
- "Awesome; I Fuckin’ Shot That!" en vidéo sur YouTube
- Le site de la société de production Oscilloscope
- Informations sur le label Grand Royal
DVD
"Beastie boys, Video anthology"Criterion collection, Capital Records, 2000
"Free Tibet"
de Sarah Pirozek
Edition Collector limitée, 2006
avec commentaire audio de Spike Jonze et Adam Yauch
"Awesome I funckin' shot that" des Beastie Boys
chez Uncivilized World, 2006






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