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François Truffaut

Hommage à François Truffaut avec La chambre verte et Fahrenheit 451. Animation interactive.

François Truffaut

Lundi 13 février 2012 à 22:35 - 10/02/02

Baisers volés

Un film de François Truffaut (France, 1968-1h30)


L’éducation sentimentale d’Antoine Doinel sur l’air nostalgique de "Que reste-t-il de nos amours ?". François Truffaut cultive l’insolite, l’humour et la tendresse dans cette comédie pétillante.

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Engagé volontaire dans l'armée, Antoine, âgé de 24 ans, en est congédié sans ménagement. Avec l'appui du père de Christine, dont il est amoureux, il travaille comme veilleur de nuit dans un hôtel, mais ne tarde pas à perdre son emploi. Insouciant, il s'en remet au hasard qui, justement, le met sur le chemin de l'agence de filature Blady : Antoine devient détective privé…



Antoine et les femmes
Six ans après le sketch de L'Amour à vingt ans, Truffaut renoue avec les (més)aventures d'Antoine Doinel. Avec ce titre tout simple emprunté à Que reste-t-il de nos amours ?, la célèbre chanson de Charles Trénet, le cinéaste s'amuse à conter les pérégrinations amoureuses – et professionnelles – de son personnage fétiche. Entre une prostituée revêche et l'indécise Christine, sans oublier l'impériale Madame Tabard (merveilleuse Delphine Seyrig), Antoine est constamment dominé – voire malmené – par les femmes.
 
Pour autant, le ton de ces Baisers volés est celui d'une comédie pétillante et l'on rit souvent, qu'il s'agisse de la scène rocambolesque du flagrant délit d'adultère ou du tragi-comique Michael Lonsdale se payant les services d'un enquêteur pour comprendre pourquoi personne ne l'aime ! Avec son extraordinaire sens du détail (de brefs plans sur deux mains agrippées l'une à l'autre laissent présager le pire) et sa parfaite maîtrise de l'ellipse (l'épisode d'Antoine et de la "très grande fille"), Truffaut confirme qu'il est un grand metteur en scène.
 
Quant à Jean-Pierre Léaud, avec ses lèvres boudeuses et ses airs impassibles, il est épatant en anti-héros que rien ne semble pouvoir atteindre : sa fausse nonchalance et ses manières inimitables de rabattre sa mèche ou de raconter une étonnante filature en disent plus long que d'ennuyeux développements psychologiques. Fidèle à ses engagements, le réalisateur ouvre le film sur un plan de la Cinémathèque Française et dédie Baisers volés à son mentor Henri Langlois, injustement remercié par le gouvernement de l'époque.
 
"Quand ils sont terminés, je m'aperçois que mes films sont toujours plus tristes que je ne l'aurais voulu. Je fais chaque fois la même constatation. Celui-ci, Baisers volés, je l'ai voulu drôle... II me semble aujourd'hui que le plus intéressant est de faire en sorte que la même chose soit drôle et triste à la fois." (François Truffaut)
Fiche technique
Scénario : François Truffaut, Claude de Givray et Bernard Revon

Avec : Jean-Pierre Léaud (Antoine Doinel), Delphine Seyrig (Fabienne Tabard), Claude Jade (Christine), Michel Lonsdale (M. Tabard), Daniel Ceccaldi (M. Darbon), André Falcon (M. Blady)
Image : Denys Clerval
Décors : Claude Pignot
Musique : Antoine Duhamel
Production : Les Films du Carrosse

Baisers volés
mercredi, 22 février 2012 à 14:50
Pas de rediffusion
(France, 1968, 87mn)
ARTE F

Edité le : 03-02-12
Dernière mise à jour le : 10-02-02