C’est la dernière étape d’une super année électorale, comportant six scrutins régionaux. Celui de Berlin risque d’avoir une dimension symbolique, car il concrétisera non seulement la reconduction attendue d'un social-démocrate dans la capitale, mais il clôturera ce marathon des urnes par une nouvelle victoire de la gauche. En effet, le parti social-démocrate, le SPD, dont le chef de file berlinois, Klaus Wowereit, est aux commandes de la ville depuis dix ans, devrait sans grande difficulté, conserver Berlin. Tous les sondages d’ailleurs prédisent cette victoire aux élections régionales.
Tiercé : Rouge, noir, vert
Le plus récent, réalisé par l’institut de sondage Info GmbH, le crédite de 31% des intentions de vote, le SPD renouvelant peu ou prou son score de 2006. La CDU devrait combler dix points de retard pour arriver à détrôner la gauche. Mission impossible. On attend toutefois avec impatience, le score des Verts. Emmenés par Renate Künast, une ancienne ministre du gouvernement de Gerhard Schröder, les écologistes, donnés en tout début de campagne, devant les conservateurs, seraient en nette perte de vitesse avec 18% des voix. Il faut dire qu’ils sont partis de très hautes estimations, dans la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima et dans la foulée d’une victoire historique dans le Bade-Wurtemberg.
Année d’échecs pour Angela Merkel et partenaire
2011 restera une bien mauvaise année pour la coalition des conservateurs et des Libéraux, que dirige, depuis 2009, la chancelière Angela Merkel. Dans l’hypothèse probable où la ville-Etat de Berlin reste à la gauche, elle n’aurait ainsi conservé qu’un Land sur six – la Saxe-Anhalt- où se jouaient, cette année, des élections régionales. A Berlin, les Libéraux du FDP ne siègeraient pas, toujours selon les sondages, au parlement du Land, ne réussissant pas à passer la barre des 5%. Les anciens communistes, die Linke, au pouvoir avec Klaus Wowereit, sont eux, en revanche, crédités de 12% des intentions de vote.
Pirates à l’abordage
Contre toute attente, le parti des Pirates –die Piratenpartei- créerait la surprise, entrant pour la première fois de l’Histoire allemande, au sein d’un parlement régional. Il s’agit d'un jeune mouvement, déjà présent aux élections législatives de 2009, qui défend la démocratie directe, la liberté sur internet, la laïcité et la transparence. Il attire en général le vote des jeunes et des protestataires.
Reste qu’à 48 heures du vote, environ un tiers des électeurs dit encore être indécis.
A voir aussi






Envoyer à un ami

RSS
Facebook
Twitter