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Au coeur de la nuit

À l'occasion des 25 ans de la chute du Mur, cette édition spéciale d’Au cœur de la nuit réunit non pas deux, mais une ribambelle de personnalités.

Au coeur de la nuit

16/12/14

Au cœur de la nuit - Spécial chute du Mur

Mardi 16 décembre 2014 à 0h55


Au cœur de la nuit célèbre les 25 ans de la chute du Mur de Berlin avec un numéro spécial. Cette fois-ci, ce ne sont pas deux personnalités, mais 18 artistes et stars originaires d’Allemagne et du monde entier qui vont se retrouver pour arpenter des lieux tout sauf anodins le long de l’ancien « Mur de protection antifasciste ». Patti Smith, Udo Lindenberg, Slavoj Žižek, Peter Maffay, Daniel Kehlmann, Wolfgang Tillmans, Miklós Németh, Ken Follett, Asa, Richard Sennett, Clueso, David Chipperfield, Mieze Katz, Matthias Lilienthal, Miss Platnum, Daniel Hope, Wladimir Kaminer et Friedrich Liechtenstein ont rendez-vous à Berlin dans l’effervescence des festivités. L’ancien tracé du Mur est au cœur de ce programme nocturne qui se penche sur la notion de frontière et rend hommage à tous ceux qui s’emploient à abolir les barrières.

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Nous sommes dans la Bernauer Straße, l’auteur britannique de bestsellers Ken Follett rencontre l’ex-premier ministre hongrois Miklós Németh. L’ancien chef de gouvernement raconte le démantèlement de la frontière austro-hongroise en mai 1989. Un acte à la fois audacieux et dicté par le pragmatisme dont l’ultime conséquence aura été la chute du Mur de Berlin.

Sur la Potsdamer Platz, l’architecte britannique David Chipperfield et l’écrivain Daniel Kehlmann découvrent le dernier mirador encore en place : 25 ans après la chute du Mur, l’édifice suscite encore l’effroi.

Le sociologue américain Richard Sennett et le philosophe slovène Slavoj Žižek se retrouvent quant à eux pour un débat à la périphérie de la ville, sur l’ancien aérodrome britannique de Gatow : la liberté est-elle un état naturel, comme le suggère le premier, ou passe-t-elle nécessairement par une résistance extérieure, comme l’avance le second ?

Avec l’artiste français bien connu pour ses œuvres sur le Mur Thierry Noir, la chanteuse nigériane Asa et son homologue née à Berlin-Est Mieze Katz (MIA) réalisent un graffiti dans l’arrière-cour d’un ancien bâtiment administratif du régime est-allemand qui accueille aujourd’hui des ateliers d’artistes.

Sur un pont au-dessus de la Spree qui marquait jadis la frontière entre l’Est et l’Ouest, l’écrivain russe Vladimir Kaminer et la chanteuse d’origine roumaine Miss Platnum se rendent compte que, pour avoir tous deux grandi dans des régimes communistes, la RDA leur faisait alors l’effet d’un paradis consumériste.

Le violoniste Daniel Hope et le chanteur Peter Maffay se rendent à Checkpoint Charlie. A l’époque nazie, la famille de Daniel Hope avait dû fuir Berlin pour Londres à cause de ses racines juives. Celle de Peter Maffay a quant à elle fui la Roumanie communiste pour s’installer en Allemagne. Les deux musiciens racontent comment l’expérience des régimes arbitraires continue aujourd’hui encore d’influencer leur vie et leur pratique artistique.

La légende du rock made in West Germany Udo Lindenberg et Clueso, l’étoile montante née à Erfurt, s’apprêtent à donner un concert devant la porte de Brandebourg. Ils ont du mal à réaliser qu’après avoir vécu dans deux Etats ennemis, ils vont maintenant se produire devant 400 000 fans au pied du symbole de l’Allemagne réunifiée. Pour eux, c’est un peu comme si un rêve était devenu réalité.

Patti Smith a pour sa part choisi de donner un concert improvisé dans la rue, à Kreuzberg. Un autre temps fort de cette nuit. De sa voix reconnaissable entre mille, elle captive et émeut aux larmes les passants. Elle est accompagnée par Wolfgang Tillmans, un photographe qui a passé son enfance à l’Ouest, parfaite incarnation de la génération des quadras. Aujourd’hui encore, il s’étonne de voir combien la jeunesse ouest-allemande s’était habituée à la division du pays.

Enfin, pour clore cette nuit, le chanteur né en RDA Friedrich Liechtenstein et l’homme de théâtre né à Berlin-Ouest Matthias Lilienthal choisissent de mettre en scène toute l’absurdité du Mur. Ils se tiennent face à face, dans une rue que traversait la frontière. Au sol, un marquage en laiton qui n’a l’air de rien symbolise l’ancien tracé du Mur. 25 ans plus tôt, s’ils avaient fait mine de franchir cette ligne, ils auraient été abattus.




Voyez quelques extraits de l'émission :




















Voyez l'émission entière en direct le 16 décembre 2014 à 0h55 ou après jusqu'au 23 décembre 2014 sur
arte+7

Edité le : 30-05-14
Dernière mise à jour le : 16-12-14