Nicolas Moulin
Voir un extrait de l'interview"Warmdewar" n’est pas un film de science-fiction, mais une œuvre d’art conçue en 2006 par Nicolas Moulin. Pour réaliser cette vidéo, l’artiste français a incrusté dans un paysage non identifié de bord de mer, l’image du Ryuyong Hotel de Pyongyang, capitale de la Corée du Nord. D’une hauteur de 330 mètres, le chantier du palace est à l’abandon depuis quinze ans. Aujourd’hui, ce bloc de béton brut interdit au public abrite des milliers d’oiseaux. Après s’être rendu sur place, Nicolas Moulin a imaginé une série de maquettes réalisées à partir de ses propres photos. Né au milieu des champs, près de Paris en 1970, Nicolas Moulin est fasciné par l’architecture et l’urbanisme. Aujourd’hui, ses photomontages de cités oniriques et vidées d’humains lui valent les honneurs des galeries du monde entier, comme New York, Paris ou Tokyo. Un travail inspiré par son premier émoi, vécu en direct avec son père à six ans, lorsque la sonde Viking fut envoyée en exploration sur la Planète Mars. En 2003, Moulin reconstitue avec réalisme ces images en noir et blanc venues d’un monde lointain. Petit, Moulin croyait que l’humanité allait disparaître dans un cataclysme nucléaire. Ses œuvres sont un écho de cette obsession de la coquille vide!
David Altmejd
Voir un extrait de l'interviewNé à Montréal et installé à New York, David Altmejd, lui, invente des créatures pour peupler ses mondes parallèles. Dans sa dernière installation, présentée au Magasin, à Grenoble, six géants en miroirs de six mètres de haut s’apprêtent à partir à la conquête d’une planète minérale imaginaire. Adolescent, David Altmejd se rêve biologiste. Mais déçu par le manque de poésie de ses professeurs, il se tourne vers l’art et invente ses drôles de créatures. Les minéraux de David Almejd gagnent aussi le monde organique. Dans sa série des « Loup-garou » qu’il poursuit depuis 99, ces virus de cristaux semblent venir à bout des monstres…
Avec "The Index ", célébré à la Biennale de Venise, en 2007, Altmejd transforme l’espace du pavillon canadien en une immense volière habitée par des volatiles mutants.
Gilles Barbier
Voir un extrait de l'interviewRefusant de peindre le monde, l’artiste Gilles Barbier conçoit plutôt son travail comme une série de fiction. Personnage principal de cet univers énigmatique: son propre clone.
Pour fabriquer ses clones, Gilles Barbier a mis en place à Marseille une mini usine où turbinent ses assistants. Un travail à la chaîne qui lui est familier puisque depuis sa sortie des Beaux Arts de Paris, l’artiste passe ses dimanches à recopier méticuleusement les pages du Larousse de 1966, date de sa naissance dans le Pacifique Sud. Ces tableaux de plus de 2 mètres l’ont mené aujourd’hui à la lettre "f". Un travail de titan, comme l’ensemble de son oeuvre.
Exposée pour l’ouverture de l’espace Claude Berri à Paris en 2008, la méga maquette de Gilles Barbier est une invitation à la dérive. "Troglodytum Casein est une sorte d'habitation collective pour les clones que je fais, qui ne savent pas trop s'ils sont locataires ou propriétaire d'eux mêmes." explique l'artiste. Dans cette installation monumentale, Gilles Barbier revisite le film de Stanley Kubrick "2001, Odyssée de l’espace", mais ici le monolithe est un bloc de gruyère.
Liens
- Nicolas Moulin à la galerie Chez Valentin
- Photo de l'exposition de Gilles Barbier à l'espace Claude Berri
- Gilles Barbier à la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois
- Espace Claude Berri
Actualités
David Altmejdexpose ses géants de glace
jusqu'au 3 mai 2009
au Magasin à Grenoble
Nicolas Moulin
participe en ce moment et à la rétrospective "Les dix ans du prix Arcimboldo"
jusqu'au 29 mars 2009
au musée du Montparnasse à Paris
Livre
"Gilles Barbier - Un Abézédaire dans le désordre"de Pierre Sterckx
aux Editions du Regard






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