Génie, pianiste d’exception…les critiques ont presque épuisé les superlatifs pour évoquer Fazil Say. Et le Figaro ne voit pas seulement en lui un immense soliste, mais tout simplement un des plus grands artistes en devenir du XXIe siècle. En 2005, ARTE s’était déjà intéressé à ses activités pour le moins éclectiques dans le documentaire « Fazıl Say – Alla Turca ».
Fazil Say n’a que 17 ans lorsqu’il attire l’attention de deux références du monde musical européen lors d’un atelier à Ankara : le compositeur Aribert Reimann aurait dit de lui à David Levine, professeur de piano de la Musikhochschule de Düsseldorf, : « il faut absolument que tu l’entendes. Ce petit gars joue comme un diable ». Grâce à une bourse, le compositeur et le pianiste lui permettent de suivre des études à la Robert-Schumann-Hochschule de Düsseldorf. Fazil Say fréquente ensuite l’Université des Beaux-arts de Berlin. Après quoi il s’installe à New York où il remporte les « Young Concert Artists International Auditions ». Sa carrière internationale est désormais lancée. Très tôt, sa passion pour le jazz se manifeste dans ses compositions. Pourtant, Fazil Say est aussi influencé par un troisième courant : la musique classique ottomane. A ses yeux, il ne s’agit pas d’une musique folklorique, mais tout simplement de la musique classique turque. Durant la saison 2010/2011, il est artiste en résidence au Konzerthaus de Berlin. Pour ARTE Lounge, Fazil Say interprétera Moussorgski et une composition personnelle. Il parlera aussi de son dernier livre.