
Un joueur de tennis connu se voit proposer un échange de meurtres par un mystérieux inconnu… Un sommet du suspense hitchcockien.

(Strangers on a train)
Film d’Alfred Hitchcock
(États-Unis, 1951, 1h37mn, VOSTF)
Scénario : Raymond Chandler, Czenzi Ormonde, Whitfield Cook, d’après le roman de Patricia Highsmith
Avec : Farley Granger (Guy Haines), Robert Walker (Bruno Anthony), Ruth Roman (Anne Morton), Leo G. Carroll (Senator Morton), Patricia Hitchcock (Barbara Morton), Kasey Rogers (Miriam Joyce Haines)
Image : Robert Burks
Montage : William H. Ziegler
Musique : Dimitri Tiomkin
Production : Warner Bros
ZDF
Lors d’un voyage en train, le célèbre joueur de tennis Guy Haines est abordé par un certain Bruno Anthony. Bien renseigné sur la vie privée du jeune sportif, notamment sur son désir de refaire sa vie avec sa maîtresse, Bruno lui propose un marché diabolique : il est prêt à assassiner la femme de Guy si, en échange, Guy tue son père. Guy refuse cette proposition absurde. Mais il ne parvient toujours pas à convaincre sa femme d’accepter le divorce. Quelque temps plus tard, celle-ci est retrouvée étranglée dans un parc d’attractions…
Vertige du crime
L’inconnu du Nord-Express est l’un des sommets de l’œuvre d’Hitchcock, l’un de ses films les plus troubles et les plus inquiétants. Le scénario, inspiré du premier roman de Patricia Highsmith, joue sur tous les éléments fétiches du maître du suspense : action, tension, manipulation. On y retrouve les grands motifs hitchcockiens (le crime parfait, la faiblesse humaine, l’innocent pris dans un cercle infernal, le thème du double, l’homosexualité…) et une analyse brillante des relations entre le bien et le mal. Bruno – magnifique Robert Walker –, personnage machiavélique, déséquilibré et séducteur, incarne la face cachée d’un Guy sérieux mais tenté de pactiser avec le diable. Le film est construit autour d’images qui accentuent le parallèle entre les deux personnages : celle des rails qui s’entrecroisent dans la première scène, celle des pieds des deux personnages qui s’entrechoquent lorsqu’ils s’installent dans le train. Les chemins des deux hommes devaient se croiser et seront à jamais mêlés. Enfin, le film atteint la perfection par ses effets de montage et ses trouvailles visuelles. Ainsi la scène du meurtre de la femme de Guy que l’on voit dans ses lunettes tombées à terre…





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