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Chaude ambiance (et température) dans la salle Henri Langlois de La Cinémathèque française quand Tim Burton débarque ce lundi après-midi pour sa master class. Le réalisateur de Beetlejuice peut compter sur la ferveur de ses fans : à défaut de pogo hystérique, une standing ovation accueille l'hirsute californien retranché derrière ses lunettes bleutées. Une évidence s'impose alors, c'est bel et bien une rock star que le temple de la cinéphilie mondiale a invitée, peut-être bien la seule de son histoire - en attendant une hypothétique rétrospective Rob Zombie en 2034.
Tee-shirts à l'effigie de sa filmographie voire déguisement hommage, posters prêts à être signés : dans la salle comble, de nombreux spectateurs-groupies évoquent plus le fan club d'Alice Cooper qu'un regroupement de spectateurs lambda. Ça tombe bien, Burton est lui-même un aficionado de Cooper, icône du hard rock aux scénographies sanguinolentes. Entre un autoportrait et une esquisse de feu Johnny Ramone, le visiteur de l'exposition Burton peut d'ailleurs découvrir un hommage au fameux rockeur :

C'est d'ailleurs en Angleterre qu'il a tourné son dernier long-métrage, Dark Shadows, attendu pour le 9 mai dans les salles françaises, avec, tenez-vous bien, un certain Johnny Depp au casting. Actuellement en post-production, ce film aux relents vampiriques devrait occuper Burton jusqu'à la dernière minute (« j'ai encore beaucoup de travail, je ne devrais pas être ici », plaisante-t-il). Le public de La Cinémathèque, curieux, n'en saura guère plus (« comédie, film d'horreur, je ne sais pas trop ce que ça va donner au final »), mais la rock attitude de cet éternel fan de punk se confirme une fois de plus avec la présence annoncée au générique... d'Alice Cooper lui-même. Celui-là même qui chantait Teenage Frankenstein en 1987, quatre ans après la réalisation du Frankenweenie de Burton. Ce monstrueux court-métrage reviendra d'ailleurs sous la forme d'un film d'animation image par image prévu pour Halloween prochain.
« Ce qui est génial, avec les tournages en stop motion, c'est qu'on a l'impression d'être un géant, sur le plateau », déclare Burton en achevant sa master class. Un gigantisme qui persiste aisément en dehors des studios, à en croire les applaudissements nourris accompagnant son départ.
Alexandre Hervaud






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