
- Syrie : triste trentième anniversaire du massacre de Hama (Euronews)
- En Syrie, les habitants de Homs se préparent à enterrer leurs morts (Libération)
- Le Conseil de sécurité votera samedi un nouveau projet de résolution (lemonde.fr)
- Une nuit de massacre à Homs, 260 morts (tempsreel.nouvelobs.com)

Au petit matin les habitants se sont réveillés avec des cadavres, qui jonchent les rues, parmi eux des femmes et des enfants. La population est désemparée et n’a quasiment pas les moyens de soigner ses blessés.
DAMAS NIE
Selon l’opposition, les forces armées syriennes seraient à l’origine de ce massacre. De son côté le régime de Bachar al Assad dément être à l’origine de l'offensive et accuse samedi des hommes armés de chercher à vouloir faire pression sur l’ONU.
Aux Nations Unies à New York, le conseil de sécurité n’a pas réussi à faire adopter une nouvelle résolution condamnant les violences en Syrie. La Russie, fidèle alliée de Damas, ainsi que la Chine ont fait valoir leur droit de veto contre le texte. Il prévoyait l’arrêt immédiat de toute violence. C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin bloquent un texte sur la Syrie.
LEVEE DE BOUCLIER INTERNATIONALE
La stupeur et l’indignation de la communauté internationale est d’autant plus grande que ce « niet » intervient quelques heures après le carnage de Homs. Après le vote, Susan Rice, l’ambassadrice américaine à l’ONU, a déclaré : "Toute nouvelle effusion de sang sera de leur responsabilité". Une condamnation que partagent les pays arabes. Le Premier ministre du Qatar a qualifié le double veto de « mauvais signal » envoyé au régime de Bachar al-Assad qui « donne le droit de tuer ». La Tunisie après avoir annoncé l’expulsion de l'ambassadeur syrien à Tunis à appelé la communauté internationale à suivre son exemple. Forte indignation également en Europe. A Bruxelles, les Européens ont condamné d’une même voix le veto russe et chinois. Le ministre des affaires étrangères britannique a accusé la Russie et la Chine d’ "abandonner le peuple syrien" et d’ "encourager le régime brutal du président Bachar al-Assad".
« REPOUTINISATION »
La Russie, alliée stratégique de Damas, refuse toute ingérence étrangère en Syrie. Cette ligne s’est durcie ces derniers mois. Selon plusieurs diplomates Moscou s’est montrée de plus en plus agressive au fil des discussions au Conseil de sécurité de l’ONU. Une ligne qui correspond bien à l’homme fort de Russie, Vladimir Poutine, qui se présente dans un mois pour un troisième mandat présidentiel dans une Russie où de plus en plus d’opposants montent au créneau pour réclamer un changement de régime. En donnant son aval, Vladimir Poutine craint peut-être de subir à terme le même sort que Bachar al-Assad.
LES BOMBARDEMENTS SE POURSUIVENT
Pendant que Russes et Chinois progressent sur leur échiquier diplomatique le massacre se poursuit en Syrie. A Homs, dimanche soir, les habitants étaient toujours sous le feu des bombardements. Les Syriens s’apprêtent à passer une nouvelle nuit au milieu des explosions dans une ville encerclée par l’armée.






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