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01/09/03

Don Giovanni

Mercredi 17 septembre 2003 à 21h45
Musica
DON GIOVANNI
Opéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart

Livret : Lorenzo Da Ponte
Mise en scène : Peter Brook
Collaboration à la mise en scène :
Marie-Hélène Estienne
Lumière : Jean Kalman
Direction musicale : Daniel Harding
Avec : Peter Mattei (Don Giovanni), Gilles Cachemaille (Leporello), Nathan Berg (Masetto), Mark Padmore (Don Ottavio), Alexandra Deshorties (Donna Anna), Mireille Delunsch (Donna Elvira), Lisa Larsson (Zerlina), Gudjon Oskarsson (Il Commendatore)
Le Mahler Chamber Orchestra
Réalisation : Vincent Bataillon
(France, 2002-2h40)
Coproduction : Bel Air Media, Festival d’Aix-en-Provence, Mezzo, NHK, ANF Munich
ARTE FRANCE
Enregistré au Théâtre de l’Archevêché du Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence 2002

"Mozart était la vie même. Dans son Don Giovanni, tout change, absolument à chaque instant. (…) Dans ses œuvres, il parcourt en un éclair toute la gamme des sentiments humains."
(Peter Brook)

A voir : entretien-vidéos de Peter Brook (Brook par Brook)




En juillet 1998, Peter Brook mettait en scène Don Giovanni au Festival d’Aix-en-Provence. Quatre ans plus tard, les caméras d’ARTE étaient à Aix pour enregistrer la reprise de cette production de "l'opéra des opéras". Avec le baryton suédois Peter Mattei, plus rayonnant que jamais en Don Giovanni, et la soprano française Mireille Delunsch qui nous offre un "Mi Tradi" haut de gamme.

Une table de café, un linge de pique-nique plié pour évoquer un dais nuptial, des bancs dressés comme des pierres tombales, des mâts colorés… autant d’éléments de cette production emblématique du Festival d’Aix-en-Provence qui donnent à l’œuvre vigueur, humour, grâce, tendresse, gravité.
La sobriété du décor, loin de toute reconstitution historique, et la mise en scène dépouillée de Peter Brook, qui n’en était pas à son coup d’essai dans le domaine de l’opéra (Boris Godounov, La Bohème, Le Nozze di Figaro et Salome à Covent Garden, Faust et Eugène Onéguine au Metropolitan à New York), permettent au jeu des acteurs et à la beauté des voix d’éclater et laissent libre cours à l’imagination du spectateur.

Tel est pris qui croyait éprendre
Le mythe de Dom Juan, libertin que ses propres coups de foudre finissent par terrasser, est né dans le contexte du Baroque espagnol. Le personnage est devenu célèbre sous les plumes du dramaturge espagnol Tirso de Molina en 1625 puis de Molière en 1665. En 1787, le séducteur impénitent est remis au goût du jour par Giovanni Bertati pour Il Convitato di pietra (Le Convive de pierre), un opéra de Giussepe Gazzaniga. C’est de ces trois œuvres que s’est adroitement inspiré le librettiste Lorenzo Da Ponte pour le Don Giovanni que Mozart composa la même année.

Edité le : Mon Apr 26 10:12:03 CEST 2004
Dernière mise à jour le : Mon Sep 01 00:00:00 CEST 2003